Soc Gen espère solder l'affaire Libor dans les prochaines semaines

Societe generale introduit la rupture conventionnelle collective
Gonzalo Fuentes

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Gonzalo Fuentes
Ce sont deux affaires qui plombent l'horizon de la Société Générale depuis des mois. Le scandale Libor, dans lequel plusieurs grandes banques sont accusées d'avoir procédé à des manipulations de ce taux de change interbancaire, certaines ayant déjà écopé d'amendes, et l'affaire libyenne, des soupçons de corruption dans le cadre de transactions avec le fonds souverain libyen (Libyan Investment Authority, LIA), avec lequel la banque a réalisé un accord financier de quelque 963 millions d'euros. Dans une actualisation de son document de référence publiée ce lundi matin, la Société Générale indique qu'elle espère clore bientôt ces deux affaires.
Le dossier Libor a coûté son poste au directeur général délégué de la banque, supervisant les activités de marchés, Didier Valet, dont le départ soudain a été annoncé mercredi dernier, "à la suite d'une différence d'appréciation dans la gestion d'un dossier juridique spécifique du groupe, antérieur à son mandat de directeur général délégué", selon la justification officielle. Sa démission était, semble-t-il, une exigence des autorités américaines dans le cadre de l'arrangement en cours de discussion.
En août 2017, deux responsables de la Soc Gen, Danielle Sindzingre et Muriel Bescond, ont été inculpées aux Etats-Unis dans le cadre d'une enquête ouverte par les autorités fédérales sur ces manipulations du taux de change. Elles sont accusées d'avoir fait "fournir par leur employeur, la Société Générale, des taux falsifiés pour le Libor qui ont ensuite eu des effets sur les transactions du monde entier utilisant le Libor", selon le procureur fédéral auprès du tribunal de New York, Bridget Rohde.
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Société Générale rappelle qu'elle a déjà inscrit dans ses comptes d'importantes provisions en prévision du règlement de ces litiges, ainsi que quelques autres comme les soupçons de violation d'embargo américains qui font l'objet de négociations avec l'OFAC (Office of Foreign Assets Control).