[Article mis à jour à 11h35]
La banque de La Défense a publié un bénéfice net part du groupe de 747 millions d'euros au premier trimestre, en basse de 19,2%, plombé par une provision de 350 millions d'euros pour solder un litige avec le fonds souverain libyen, la Libyan Investment Authority (LIA). La Société Générale indique avoir signé un accord transactionnel, dont les termes ne sont pas révélés, avec la LIA qui lui réclamait 1,9 milliard d'euros, devant une juridiction civile britannique (the High Court of Justice of England and Wales), pour des transactions soupçonnées d'être entachées de pots-de-vin versés à la société d'un intermédiaire lié à la famille Kadhafi.
L'impact de cet accord sur le résultat net annuel du groupe est "intégralement couvert dès le premier trimestre". Selon l'agence Reuters, la banque a conclu une transaction amiable de 963 millions d'euros. Egalement attaquée par la LIA, la banque américaine Goldman Sachs a gagné son procès en octobre dernier.
La banque veut accélérer le règlement des « litiges du passé » : le total de ses provisions à ce titre atteint 2,4 milliards d'euros. Il lui reste notamment à solder le contentieux avec les autorités américaines (l'OFAC, Office of Foreign Asset Control), qui l'accusent de violation d'embargos sur des opérations effectuées en dollars. En juin 2014, BNP Paribas a conclu un accord avec l'OFAC dans lequel elle reconnaissait avoir enfreint la réglementation sur les sanctions économiques et acceptait de payer une amende de 6,5 milliards d'euros (lire page 161 du document de référence). En octobre 2015, le Crédit Agricole a écopé d'une sanction nettement moins lourde, de 693 millions d'euros, pour le même motif.
Hors provision, le résultat net est supérieur aux attentes des analystes.
Le produit net bancaire (PNB) a progressé de 4,8% à 6,47 milliards d'euros, grâce aux activités de marchés (obligataires, d'actions et de devises), dopées par "l'effet Trump".
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La banque de détail continue de souffrir des taux bas qui favorisent la renégociation de prêts. En France, le PNB recule de 2,3%, et la marge d'intérêts encore plus (-7,2%), mais les commissions sont à la hausse. « Sur l'année 2017, l'érosion du produit net bancaire devrait être comprise entre -3% et -3,5%, hors impact des provisions PEL/CEL » précise la banque.
[Résultats par métier au premier trimestre 2017. Crédits : Société Générale]
L'action Société Générale recule de 0,4% ce jeudi matin. Elle a gagné plus de 11% en un mois et plus de 52% en un an.
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