Société Générale se renforce dans les dérivés et la gestion d'actifs

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Commerzbank a indiqué de son côté que cette cession va lui permettre de réduire ses coûts d'au moins 200 millions d'euros d'ici à la fin 2020.
Commerzbank a indiqué de son côté que cette cession va lui permettre de réduire ses coûts "d'au moins 200 millions d'euros d'ici à la fin 2020." (Crédits : Ralph Orlowski)
La banque a annoncé le rachat d'activités de Commerzbank représentant 13 milliards d'euros d'actifs et 380 millions d'euros de revenus.

La Société Générale a annoncé  mardi un accord avec la Commerzbank sur le rachat de ses activités Equity Markets and Commodities afin de renforcer son pôle de produits dérivés et de gestion d'actifs. Comme son nom ne l'indique pas, il s'agit des activités de conception, distribution et tenue de marchés de produits structurés et produits de flux, ainsi que de solutions de gestion d'actifs, tandis que les activités de courtage actions et de couverture de matières premières ne font pas partie de l'opération.

 Le directeur général délégué Séverin Cabannes a souligné la complémentarité des actifs et le « potentiel de synergies important.»

« Cette acquisition renforcerait davantage nos activités de banque de grande clientèle et solutions investisseurs, et s'inscrirait dans la ligne de notre plan stratégique 2016-2020. De plus, tout en complétant la franchise ETF de Lyxor, l'acquisition serait transformante pour nos activités en Allemagne où Société Générale franchirait ainsi une étape majeure dans son développement dans la première économie de la zone euro » a-t-il déclaré.

Les activités concernées, basées à Paris, Francfort, Londres, Hong Kong, Luxembourg et Zurich, ont dégagé en 2017 des revenus de 381 millions d'euros, les actifs sous gestion s'élevant à 13 milliards d'euros. Environ 500 salariés seront transférés à la Société Générale, où sa filiale Lyxor gère déjà 140 milliards d'euros d'actifs. La Soc Gen emploie 3.500 salariés en Allemagne.

Commerzbank a indiqué de son côté que cette cession va lui permettre de réduire ses coûts "d'au moins 200 millions d'euros d'ici à la fin 2020". La deuxième banque allemande, encore détenue à 15,6% par l'Etat allemand, est engagée dans une profonde restructuration, tout comme Deutsche Bank, la première banque du pays.

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