Sopra Steria va acquérir l'éditeur de logiciels bancaires SAB

Sopra steria depasse ses objectifs 2016
JACKY NAEGELEN

Sopra steria depasse ses objectifs 2016
JACKY NAEGELEN
[Article mis à jour à 11h45]
La concentration prend une autre dimension dans les technologies financières. Après le rachat de plusieurs startups de la finance (Fintech) par des banques, des acteurs traditionnels du secteur se rapprochent à leur tour. Ce mercredi 10 avril, la société de services informatiques Sopra Steria a annoncé le projet d'acquisition de l'éditeur français de logiciels "core banking" SAB, via sa filiale Sopra Banking Software, afin de renforcer ses positions en France "tout en étendant ses capacités en Europe et en Afrique". L'opération passera par une prise de participation majoritaire au capital "et, au bout d'un an, le complément jusqu'à 100 %". Les termes financiers n'ont pas été dévoilés.
Issue de la fusion en 2015 de Sopra et Steria, la SSII emploie plus de 44.000 personnes dans 25 pays, a réalisé un chiffre d'affaires de 4,1 milliards d'euros en 2018 et capitalise 2,1 milliards d'euros : banques et assurances représentent 28% de son activité et son coeur de métier historique. Fondé en 1989 par Olivier Peccoux et Henri Assaf, SAB a généré un chiffre d'affaires de 64,4 millions d'euros an dernier, aux trois quarts en France.
L'action Sopra Steria, qui avait ouvert en baisse, s'adjuge plus de 1,4% ce mercredi matin.
On appelle "core banking" le logiciel utilisé par une banque pour toutes ses opérations courantes (ouverture et gestion des comptes, traitement des dépôts et retraits d'espèces, calcul des intérêts, traitement des virements et des chèques), intégré au système d'information de la banque, du "front" au back-office. A l'heure de l"open banking" et de la généralisation des interfaces de connexion de type API, les banques exigent de plus en plus des systèmes souples et adaptables, qui ne freinent pas leur transformation numérique et leur passage au cloud.
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En octobre dernier, Sopra Steria avait lancé un avertissement sur ses résultats du fait d'une moindre performance de sa filiale de conseil et logiciels pour les banques. SAB serait complémentaire, étant très présent "auprès des banques de taille intermédiaire alors que Sopra Banking Software opère avec des banques de taille plus importante" souligne la SSII. Cette branche emploie 4.300 personnes et accompagne près de 800 banques dans 70 pays.
Sopra Steria avait réalisé au second semestre 2018 l'acquisition de Sword Apak, éditeur de logiciels de crédits spécialisés, pour 125 millions d'euros, rappelle le courtier.