Foie Gras : la filière a-t-elle encore un avenir ?

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D'après les chiffres de la dernière étude de FranceAgrimer (établissement national rattaché notamment au ministère de l'agriculture et de l'agroalimentaire) publiée le 19 novembre, en France, les ventes de foie gras sur les 10 premiers mois de l'année 2013 ont baissé en volume de 11,2% par rapport à la même période en 2012.
D'après les chiffres de la dernière étude de FranceAgrimer (établissement national rattaché notamment au ministère de l'agriculture et de l'agroalimentaire) publiée le 19 novembre, en France, les ventes de foie gras sur les 10 premiers mois de l'année 2013 ont baissé en volume de 11,2% par rapport à la même période en 2012. (Crédits : Reuters)
Réputation mise à mal par des vidéos dénonçant le gavage industriel, consommation et production hexagonales en recul, exportations qui marquent le pas : la filière française du foie gras, 2 milliards de chiffre d'affaires annuel et 30.000 emplois directs, s'essouffle.

Plus de 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuels, 38 millions de palmipèdes élevés, 30.000 emplois directs, près de 20.000 tonnes produites chaque année - soit plus de 75% de la production mondiale - pour 4.630 tonnes exportées en 2012 : la filière du foie gras pèse lourd en France.

Il faut dire que ce mets en fait toujours saliver beaucoup dans l'Hexagone. Selon une récente enquête TNS Sofres 2013, près de neuf Français sur dix en ont consommé au moins une fois en 2012 et 25% d'entre eux confient en acheter de janvier à décembre. Cette même année, l'ensemble des ménages français en a acheté l'équivalent de 71% de la consommation mondiale.

Et le foie gras bénéficie même d'un statut particulier puisque, selon le code rural, il fait partie "du patrimoine culturel et gastronomique protégé en France." Le secteur semble donc des plus solides. Et pourtant, certains signes indiquent que celui-ci pourrait bien avoir quelques failles dans sa cuirasse.

En France, les volumes de ventes sont en baisse de plus de 11%

D'après les chiffres de la dernière étude de FranceAgrimer (établissement national rattaché notamment au ministère de l'agriculture et de l'agroalimentaire) publiée le 19 novembre, en France, les ventes de foie gras sur les 10 premiers mois de l'année 2013 ont baissé en volume de 11,2% par rapport à la même période en 2012.

Un "fort recul" - pour reprendre les termes de FranceAgriMer - d'autant plus notable que les prix ont diminué en moyenne de 3,7%, ce qui aurait donc plutôt dû stimuler la consommation. S'il est trop tôt pour en tirer des conclusions définitives - les entreprises du secteur réalisent l'essentiel de leur chiffre d'affaires lors des deux derniers mois de l'année (1) - cette baisse a de quoi interpeller.

Car cette tendance n'est pas totalement nouvelle. Selon les études conjoncturelles d'Agreste (le service statistique du ministère de l'Agriculture), la consommation de foie gras en France s'est repliée de 2,8% en 2012 par rapport à l'année précédente. Et en 2011 déjà, la consommation française était "en baisse de 1% par rapport à 2010."

Du côté de la production, en 2012, celle-ci "recule de 4% par rapport à 2011", expose l'étude. Un repli qui s'est poursuivi sur les neuf premiers mois de l'année 2013, puisqu'en volume, celle-ci régresse de 2,9%.

Là encore, ce chiffre ne saurait signifier qu'il faille tirer la sonnette d'alarme. "Il s'agit d'un réajustement de l'offre, les producteurs s'adaptent ainsi à la demande potentielle. Ce n'est pas encore le signe d'un retournement conjoncturel", analyse Isabelle Senand, spécialiste de l'agroalimentaire chez Xerfi.  Mais cette prudence des producteurs est néanmoins révélatrice d'un contexte qui n'est pas des plus porteurs.

(1) : Les dix premiers mois de l'année sont considérés comme la "période creuse" pour le foie Gras. Ainsi, en moyenne, près de trois quarts des ventes de foie gras s'effectuent en novembre et en décembre.

Forte baisse des exportations dans l'UE

D'autre part, sur la période "creuse", "les exportations françaises de foie gras sont en baisse par rapport à 2012", souligne encore l'étude de FranceAgriMer. Sur les huit premiers mois de l'année 2013, celles-ci ont ainsi reculé de 6,2%. Une diminution très marquée dans certains pays de l'Union européenne.

Dans le détail, les ventes de foie gras frais ont reculé de 37,1% en Espagne (qui a longtemps été un des pays consommant le plus ce mets), celles du foie gras congelé ont diminué de 42% en Belgique ou encore de 23% aux Pays-Bas. Rien de catastrophique en termes de volume puisque l'essentiel de l'activité du marché a lieu en France.

Mais tous ces éléments poussent à s'interroger : le secteur français du foie gras est-il en train de vaciller ?

Un produit qui pâtit d'une image qui se trouble ?

Canards entassés dans des cages, animaux morts ou très mal en point : la vidéo de L214 - une association de protection animale - mise en ligne début novembre et dénonçant le gavage industriel - a fait grand bruit et pas grand bien à l'image de la filière.

Ce n'est pourtant pas la première fois que l'association, lancée en 2004, opère de la sorte. Cette fois, l'écho a cependant été tout autre. "Habituellement, nous ne sommes pas beaucoup repris par les médias, mais là, la décision de Robuchon a eu un effet boule de neige", estime Brigitte Gohière, porte-parole de l'association.

Mi-novembre, le chef Joël Robuchon annonce qu'il "suspend ses approvisionnements" en foie gras provenant du producteur Ernest Soulard, "dans l'attente qu'il soit démontré que les animaux ne sont pas maltraités comme dans la vidéo diffusée". L'affaire fait le buzz pendant quelques jours et la polémique se répand même au-delà de nos frontières. Outre-manche, où le foie gras avait déjà mauvaise presse, l'enquête de l'association est ainsi reprise en Une du Daily Mirror avec écrit en lettres capitales : "Torture".

Daily Mirror Une

Puis, le 6 décembre dernier, s'est déroulée la première journée mondiale contre le foie gras. Ce qui a donné lieu à des happenings sur les Champs Élysées ainsi que devant des ambassades françaises à l'étranger. Tout un symbole dans une période délicate pour l'image du foie gras.

Une succession d'interdictions à l'étranger

Juin 2012, le foie gras est interdit en Californie. Rebelote en août 2013 en Israël. Et quelques semaines plus tard, le foie gras devient cette fois "tricard" sur le site britannique d'Amazon.

Des décisions dures à avaler pour les professionnels du secteur même si pour le moment, on ne s'inquiète pas outre-mesure. Du côté du Comité interprofessionnel du foie gras (Cifog), la déléguée générale, Marie-Pierre Pé, estimait il y a quelques semaines que "concernant le gavage, ces campagnes peuvent jouer un rôle à la marge" d'après ce que rapportent nos confrères du Parisien Economie. Mais la doxa du Cifog sur la question semble être en train d'évoluer. Dernièrement, la déléguée générale du comité a ainsi déclaré à l'AFP que :

Dans les années 1980, 30 à 35 % des foies gras venaient des pays de l'Est. Il fallait améliorer la production pour être plus compétitifs et on est peut-être allé trop loin. (…) C'est sûr que le gavage n'est pas très romantique, alors on évitait d'en parler. Mais là, on va l'expliquer de plus en plus.

Et selon Isabelle Senand, "il s'agit d'une bonne stratégie de communication. Il aurait été inutile et même contre-productif de nier ces phénomènes qui existent. C'est une gestion de crise relativement habile."

Effet direct ou pas de tout ce tohu-bohu, selon un sondage commandé par L214 à OpinionWay, 57% des Français interrogés pensent que le gavage des canards et des oies pour la production de foie gras est source de souffrance pour les animaux, 44% sont favorables à l'interdiction du gavage et 29% refusent d'acheter du foie gras pour des raisons éthiques liées à la souffrance animale.

La Saint-Martin encore loin de l'effet "Beaujolais nouveau"

Autre souci, à un degré moindre, pour le secteur : la forte saisonnalité du produit. Dans l'esprit de nombreux Français, consommation de foie gras rime donc avec fêtes de fin d'année. Or, cette concentration de la consommation (voir plus haut :1) est un danger pour le secteur, le moindre problème de logistique pouvant faire s'écrouler les ventes. Et la filière met les bouchées doubles pour désaisonnaliser le produit, ce qui n'est pas si simple.

Il y a presque vingt ans, des publicités avaient déjà essayé de suggérer que le foie gras pouvait être un cadeau qu'on peut offrir à sa bien-aimée ou à l'occasion de la Saint-Valentin, comme ci-dessous avec la publicité de Labeyrie.

Même chose avec les fêtes de Pâques. Sans réussite. Puis la filière a fini par prendre le taureau par les cornes, par l'intermédiaire du Cifog, en faisant de la Saint-Martin le 11 novembre, la fête du foie gras. Cette année encore, le comité a investi plusieurs centaines de milliers d'euros en communication pour en faire la promotion.

Mais selon Isabelle Senand :

Il y a bien un effet mécanique sur la consommation car les produits sont installés plus tôt dans les linéaires des grandes et moyennes surfaces (GMS). Mais on est encore loin de l'effet "Beaujolais nouveau".

Un secteur qui sait rebondir

Mais tous ces écueils ne doivent pas faire oublier la résilience du secteur. Surtout dans le contexte actuel de crise et de pouvoir d'achat en berne. Et si ces dernières années, la consommation s'est repliée en volume, bon an, mal an, celle-ci est plutôt stable en valeurs. Et c'est un signe de la forte capacité de rebond du secteur, ce dernier ayant su éviter un risque de banalisation du foie gras.

"A l'image du saumon fumé il y a quelques années, la filière a su ne pas tomber dans une logique de volume. Ce qui aurait été catastrophique pour elle", fait valoir Isabelle Senand. "L'objectif est bien d'amener ce produit vers d'autres moments de consommation. Mais il ne faut pas en faire un produit courant", affirme ainsi Vincent Ghyselen, directeur opérationnel de Montfort, une marque d'Euralis destinée aux grandes et moyennes surfaces en France.

Dans l'Hexagone, l'essentiel des ventes a lieu dans la grande distribution (en 2012, 80% des vente ont eu lieu par ce canal selon les chiffres de Kantar Worldpanel). Ce qui n'est pas ici synonyme de guerre des prix et des volumes. Au contraire. Comme le souligne Isabelle Senand :

Depuis quelques années, les producteurs jouent la carte de la montée en gamme. Et on constate que le consommateur se détourne de plus en plus du foie gras en bloc avec morceaux pour privilégier les morceaux entiers qui sont plus chers. (2)

(2) Dans l'une de ses dernières études, le Cifog écrit ainsi qu'en 2012, "les ventes de foie gras entier ont continué de progresser jusqu'à dépasser celles des blocs avec morceaux. Les ventes volume de l'appellation "entier" ont augmenté de 7,8% sur l'année et de 6,8% sur la saison tandis que celles des Blocs avec morceaux reculaient de 4,8% sur l'année et de 4,1% sur la saison."

Un "produit sacré"

Sans compter que depuis quelques années, les parts de marché des trois grands groupes dominant le marché - Delpeyrat, Labeyrie et Euralis - et "leurs marques nationales" progressent au détriment des marques de distributeurs (MDD) davantage bon marché. Une tendance amorcée dès 2010.et qui se poursuit. Selon les chiffres de Kantar Worldpanel, le volume de ventes du foie gras, dit discount, a en effet reculé de 22,2% entre 2010 et 2012.

En termes de ventes, Montfort anticipe ainsi une croissance à deux chiffres pour l'année 2013. Car malgré les polémiques, le foie gras conserve de nombreux aficionados comme l'explique Vincent Ghyselen :

C'est un produit sacré qui fait partie de la culture gastronomique française. Il faut savoir que le consommateur met près de deux minutes et demie à le choisir en magasin. Cela n'a donc rien d'un "achat-réflexe". A titre de comparaison, la crème fraiche se choisit en treize secondes. 

Une image de qualité et de tradition sur laquelle les acteurs de la filière jouent et qu'ils s'efforcent d'entretenir comme ci-dessous avec cette publicité de Delpeyrat.

Le foie gras gagne de nouveaux continents

+ 4.783% en Indonésie, + 374% au Qatar, +180% au Canada, +75% en Thaïlande, +33% en Australie : si les exportations en direction de nos voisins européens sont en net recul, le foie gras continue de s'internationaliser et gagne progressivement de nouveaux continents, comme l'illustre ces chiffres du Cifog relatifs aux sept premiers mois de l'année 2013.

Des progressions, certes spectaculaires, mais où la consommation demeure modeste au final. En Indonésie, les ventes sont estimées à 293.000 euros et à 240.000 euros en Australie. Et comme le souligne France AgrigeMer, "cette progression des exportations de foie gras congelés vers les pays tiers ne compense pas la diminution des exportations de foie gras et de conserves sur les huit premiers mois de l'année 2013." Mais ces territoires recèlent tout de même un potentiel de croissance des plus intéressants pour les années à venir. "Sur ces zones, la stratégie des groupes industriels est très offensive, notamment en terme de marketing", remarque d'ailleurs Isabelle Senand.

Salons internationaux, salons alimentaires, partenariat avec des écoles de cuisine : Rougié - la marque internationale d'Euralis - n'a pas compté ses efforts pour se faire connaître. Lancée il y a plus de 20 ans, elle est aujourd'hui présente dans quelque 80 pays. Et selon Jean-Jacques Caspari, le directeur général, il s'agit d'un travail de longue haleine :

La gastronomie française a une image exceptionnelle, les chefs européens qui travaillent dans le monde entier et qui sont porteurs de ce savoir-faire sont nos meilleurs avocats mais les habitudes culinaires sont longues à changer.

Foie gras Restaurant

Et si le foie gras s'exporte tout azimuts, une région en particulier focalise l'attention des trois grands groupes français. "Leurs investissements se dirigent clairement vers le continent asiatique", remarque Isabelle Senand. Troisième pays consommateur de foie gras, le Japon fait ainsi partie des pays privilégiés par ces derniers. Même topo pour la Chine où Euralis prévoit de se déployer plus encore en 2014, toujours via Rougié.

Le groupe va investir 15 millions afin d'y installer une filière complète - un site d'élevage avec une unité de transformation - qui sera opérationnelle au printemps prochain. L'objectif ? Arriver à un million de canards transformés par an d'ici 2020, (pour cela, Euralis compte également travailler avec des producteurs locaux).

Le ministre de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, VRP du foie Gras

L'autre atout majeur pour la filière du foie gras, c'est la bienveillance du gouvernement à son égard. La Californie interdit le foie Gras. Immédiatement, le ministre délégué à l'agroalimentaire, Guillaume Garot, convie l'ambassadeur américain pour une réunion de travail et il s'engage "à travailler avec les professionnels du secteur à des actions concrètes pour valoriser auprès des Californiens et Américains l'excellence gastronomique française, dont le foie gras reste un fleuron."

Fin 2012, le ministre s'est rendu à Moscou pour aider des acteurs de la filière à écouler leurs mets en Russie. "Nous avons obtenu que les ventes de foie gras des sites de Maubourguet dans les Hautes-Pyrénées et Sarlat en Dordogne soient possibles sur la Russie", se félicite ensuite le ministre à son retour.

Plus récemment, Amazon bannit le foie gras de son site. Et Guillaume Garot réagit en indiquant officiellement qu'il "regrette la décision d'Amazon", comme le rapporte l'AFP. "Je veux redire combien les producteurs français ont fait d'efforts depuis des années pour maintenir une vraie qualité de produit en respectant le bien-être animal." Le ministre délégué a également ajouté qu'il défendait "une filière car je défends des emplois en même temps qu'une certaine idée du patrimoine gastronomique."

"Ce marché ne va pas mourir", mais…

Résilient, soutenu par le gouvernement, déploiement sur de nouveaux continents, encore plébiscité par de nombreux consommateurs en dépit des polémiques qui se succèdent : le marché du foie gras se tient toujours sur ses deux jambes et ne semble pas encore sur le point de mettre un genou à terre.

"Il faut être clair, ce marché ne va pas mourir. A court terme, rien ne menace véritablement le secteur", estime Isabelle Senand. Mais la vérité d'un jour n'est pas forcément celle d'après-demain. Et la consultante de Xerfi conclut ainsi que :

le végétalisme, la question du bien-être des animaux sont des questions lancinantes qui s'imposent de plus en plus dans le débat public. Et d'ici quelques années, cela pourrait avoir un impact significatif sur la filière. A mon sens, certains ajustements majeurs sont à prévoir, notamment du côté des producteurs industriels. Tout ne pourra pas demeurer en l'état.

A lire aussi :

>> Le foie gras n'a plus la côte : après la Californie, c'est Israël qui en interdit la vente

>> Le foie gras français rayé des assiettes californiennes

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Commentaires
a écrit le 25/12/2013 à 17:15 :
Si on interdit le gavage, comment vont survivre nos hommes politiques de tous bords :-) :-)
a écrit le 24/12/2013 à 17:49 :
L'agriculture et l'agro-alimentaire font partie des derniers pans de notre économie qui tiennent à peu près la route. Toutes ces attaques vient à affaiblir encore la France, jusqu'à la mettre complètement à genou!
Nos agriculteurs sont devenus des fonctionnaires survivants grâce aux subsides de l'Europe, les USA réclament un libre-échange unilatéral, les allemands détruisent notre filière porcine par du dumping social issu de l'Europe centrale, notre filière aviaire est également mise à mal, nos fromages sont pleins de bactéries....
Ce ne sont que les prémices de ce qui nous attend si les négociations de libre-échange Europe-USA aboutissent: un laminage systématique et en règle de notre agriculture et notre agro-alimentaire!
Il y a certainement des améliorations à apporter, mais il ne faut pas céder sur le fond, question de survie nationale!
a écrit le 24/12/2013 à 14:20 :
Le problème aujourd'hui est que l'on trouve tout et n'importe quoi en matière de foie gras, sous la pression des industriels et des grands distributeurs. Si les canards étaient gavés à "l'ancienne", on ne verrait pas ces images de bêtes agonisantes. Avant de condamner le foie gras, il faut condamner cette course au productivisme pour faire baisser les coûts. Si l'on veut changer l'image du gavage il faut changer ses habitudes d'achat et se fournir auprès des petits producteurs....
a écrit le 24/12/2013 à 13:19 :
Si le foie gras est en crise c'est une excellente nouvelle .En effet etre en crise signifie vendre moins et quand on vend moins on baisse les prix pour maintenir les volumes .Donc tout ceux qui aiment le foie gras pourront le toucher moins cher et donc en acheter plus .L'idiotie des uns fait le bonheur des autres.En ce qui me concerne le foie gras je me le fais ;Producteur de foie local garantie foie gras du sud ouest.En magasin il y a 1 mois l'extra 30 € le kg ,le tout venant (à congeler cru pour etre poellé) à 25 € le kg .Un vrais jeux d'enfant à réaliser .Saler ,poivrer(parfumer à ce que l'on veut ,(armagnac sauterne ,porto ou nature) stérilisé 1 h dés que l'eau bout.Les bocaux se gardent d'une année sur l'autre on ne change que le joint caoutchouc eu la capsule .Que du bonheur qu'on ouvre quand on veut !Qui n'a pas gouté du foie gras en conserve ou poêlè avec du Sauterne n'a pas vraiment vécu.
Réponse de le 25/12/2013 à 23:33 :
@fred: on peut aussi baisser les volumes pour maintenir, voire augmenter, le prix. C'est ce que fait l'OPEP avec le pétrole. Dans le même registre, regarde ce qui se passe du côté de chez Apple et dis-nous quand ils font leurs soldes à prix cassés :-) Quant à produire soi-même, je suis certain que tout le monde peut fabriquer ses vêtements, ses chaussures et son foie gras avec un petit château Yquem pour vraiment "avoir vécu" :-)
a écrit le 24/12/2013 à 11:43 :
Je ne suis pas bio-intégriste mais est-on vraiment obligé de manger ce truc brillant et gluant ce soir et demain et après-demain?
a écrit le 24/12/2013 à 9:49 :
Pas de foie gras pour nous cette année. Trop cher et éthiquement douteux. Je ne suis pas (encore ?) végétarien, mais je suis hostile à la souffrance animale inutile. (Et pour les beaufs de service, oui, hallal / kasher inclus, mais sans focalisation.) Les usines à viande actuelles me semblent injustifiables et n'ont rien à voir avec les "traditions".
Réponse de le 24/12/2013 à 18:11 :
Tout à fait d'accord... Ces associations qui dénoncent avec justesse la souffrance animale doivent le faire pour tous les animaux. Si tout ceux qui sont d'accord avec nous deviennent, ne serait-ce que quelques moi, végétariens, alors tout peu redevenir plus "humain" pour nos animaux!
Sans ce sursaut, notre civilisation ne pourra plus se référer aux valeurs de la démocratie.
Bon Noël à tous, et plus particulièrement à "nos" journalistes qui nous rassemblent chaque jour autour de l'actualité.
a écrit le 24/12/2013 à 9:26 :
La vague de fond tend à détourner les consommateurs de la viande : boeuf, canards etc....mais il faudra bien continuer à se nourrir alors nous aurons des protéines végétales , merci Monsento .Conclusion il s'agit de l'intox téléguidée par les multinationales des semences et autres !!!!
Réponse de le 24/12/2013 à 12:16 :
Je suis presque certain que vos parents (ou vous-même) n'ont jamais autant consommé de viande que ces trente dernières années. Consommer moins de viande ne signifie pas renoncer aux protéines animales mais cela contribue beaucoup à limiter l'absorption du mauvais cholestérol. De plus l'élevage est une production au rendement déplorable (cf. déjections animales).
a écrit le 24/12/2013 à 8:29 :
Qu'il est bon le foie gras du Sud ouest, fabriqué en Bulgarie, trafiqué en Paca mis en sachet dans le Sud Ouest nourri avec du mais tansgénique du Brésil, voilà notre foie gras mais au prix français qui engraissent les fermiers du Sud ouest ben voyons !
a écrit le 24/12/2013 à 7:49 :
Les anti-tabacs, les anti-bagnoles, les anti-foie-gras, les anti-alcools, les anti-fromages au lait cru, les anti-chasses... Il va bientôt falloir se cacher pour déguster une bonne tranche de foie gras entier mi-cuit accompagné d'un verre de Meursault! Pour peut que vous finissiez le repas de famille avec un vieux cognac et un bon cigare et vous pourriez passer pour le dernier des délinquants! Je vous laisse bien volontiers avec vos mets industriels fadasses et toutes vos interdictions diverses. Le politiquement-correct et ses légions d'associations bien-pensantes sont en train de nous concocter une société idyllique où tout sera désormais normalisé et aussi triste qu'un camembert industriel au lait pasteurisé! Heureusement qu'il reste encore de ci et de là des groupes de résistants du savoir-vivre à la française! Aller donc vous gaver au Mac-do à votre guise et foutez la paix à ceux qui balancent une belle tranche de foie gras dans la poêle accompagnée de quelques abricots...
Réponse de le 25/12/2013 à 14:47 :
+1
Je suis tout à fait d'accord avec vous, moi, intégriste du fromage au lait cru !
a écrit le 24/12/2013 à 2:05 :
Personnellement, je préfère, et de loin, le pâté de canard. bon, je sais, mon voisin me dit que le canard est gavé avec la tête dans le tiroir de la commode :-) :-)
a écrit le 24/12/2013 à 0:24 :
Les interdictions sont excellentes pour le foie gras. Plus on en parlera et plus on l'interdira et plus les gens se sentiront frustrés et auront envie d'y goûter. Malgré les restrictions et la hausse des prix du tabac, fume-t-on moins? Non.
Quand au gavage des canards et des oies, ce n'est pas pire que l'élevage des poulets ou des porcs. La sensiblerie n'est jamais que de la sensibilité mal placée.
a écrit le 23/12/2013 à 23:25 :
Laissez donc les gens décider pour eux-mêmes. Si certains ne veulent pas consommer de foie gras, c'est tout à fait leur droit. Qu'ils veuillent l'interdire aux autres n'as pas de sens. Au nom de quoi? De leur éthique? Laquelle? Depuis quand le monde est-il devenu totalitaire à sens unique? On nous bassine à longueur de journée sur la différence, l'importance et la richesse de l'apport d'autres civilisations. Parfait. Que la nôtre soit respectée à l'identique.
Réponse de le 24/12/2013 à 0:02 :
Personne ne souhaite interdire la consommation de foie gras, seulement la torture animale issue du gavage. Le gavage jusqu'à la mort ou la nausée, n'est pas une méthode de production acceptable. Le consommation de foie gras n'est pas une nécessité biologique pour l'homme, de même que le gavage pour l'animal. La culture ce n'est pas le conservatisme de l'archaïsme traditionnel.
Réponse de le 24/12/2013 à 0:28 :
Quand vous dites torture animale, je suppose que vous incluez: faire cuire ou manger des animaux vivants, toutes les techniques de production industrielle en batterie, le saignement etc. Je suppose que vous condamnez de la même manière notre exposition aux messages publicitaires permanents qui sollicitent notre cerveau contre son gré ou le gavage médiatique auquel nous sommes exposés dès notre plus jeune âge... ;-)
Réponse de le 24/12/2013 à 12:03 :
@donc

Tout à fait. ;-)

PS: Le gavage le plus nocif pour l'homme est celui de la pseudo-morale issue du corps de l'éducation nationale auquel est soumis l'élevage d'enfants en batterie.
a écrit le 23/12/2013 à 19:03 :
Il ne faut pas nous prendre pour des andouilles. Il y a eu suffisamment de reportages sur l'élevage des volailles aux usa pour savoir ce qu'est la torture animale.
Visitez un élevage traditionnel en Périgord vous permettra d'apprécier la différence ou tout au moins de relativiser l'anathème porté au foie gras.
A défaut, il faut arrêter de manger tout produit issu de l'industrie agroalimentaire (oeuf, porc, volaille...) pour être conséquent.
Tous ces débats cachent simplement des guerres économiques et non la défense de l'animal. Ceci dit, j'achète ma viande et mes oeufs directement chez de vrais agriculteurs et ce n'est pas plus cher qu'en hyper.
Réponse de le 23/12/2013 à 23:08 :
Coût de votre véhicule, carburant et entretien compris? Pas si sûr. Le seul intérêt d'acheter ses produits directement chez le producteur, c'est de garantir leur origine malgré les promesses des étiquettes. Savoir d'où viennent vos produits n'offre aucune garantie concernant leur qualité car l'agriculture n'est pas une science exacte.
Réponse de le 24/12/2013 à 2:52 :
Le cout du vehicule, carburant, entretien est ridicule, je ne suis meme pas sur que pour Bernard en ce qui concerne sa sortie lui coute meme 1euro.
Pourquoi? Premierement la voiture, elle n a pas ete achetee pour acheter un poulet fermier, mais sans doute pour le travail, des sorties en familles etc. Deuxiemement le cout de l entretien et essence, Pour acheter son poulet fermier Bernard doit pas faire bien plus que 20 kilometres aller retour. Si vous depassez les 1 euros faites moi signe.
Réponse de le 24/12/2013 à 12:52 :
@Cout du véhicule

Cela ne signifie pas que le déplacement chez le producteur est gratuit. Et cela coûte en réalité bien plus de l'euro symbolique en tenant compte du coût d'usage du véhicule. Pour 20 kilomètres aller-retour avec une petite citadine (environ 5 litres au cent kilomètre), cela vous coûte environ 1 litre de carburant soit plus d'un euro à la pompe sans compter l'étalement du coût d'acquisition et d'entretien du véhicule. Acheter un poulet fermier en grande distribution est plus économique et écologique (cf. factorisation des déplacements) concernant le transport.
a écrit le 23/12/2013 à 18:36 :
Dommage que ces industriels parlent sans cesse de "filières" et de "marchés". C'est cela qui les détruira.
a écrit le 23/12/2013 à 17:32 :
Si le foie gras n'était pas un produit éminemment français, nos médias auraient déjà fait son lynchage depuis très longtemps. Imaginons le foie gras en tant que fleuron de la cuisine espagnole, par ex, ou chinoise ou même anglaise.... en France on allait miser sur la torture subie par les pauvres bêtes on oubliant volontiers l'item goût. Pour moi, le foie gras c'est bel et bien fini depuis belle lurette déjà.
a écrit le 23/12/2013 à 14:23 :
J aime le foie gras avec un bon sauterne sur des petits toasts grilles... Laissons les anglois à leurs pudding ou Macdo pour Noël et nouvel an ... Il faut trouver un bon éleveur et fabriquant local ...:) bon appétit
Réponse de le 23/12/2013 à 15:47 :
Essayez un bon pâté de foie avec votre Sauternes ; c'est (presque) aussi bon et on ne participe pas à la torture animale. Enfin, tout ça c'est une question de conscience. A votre santé, vive le Sauternes.
Réponse de le 23/12/2013 à 18:55 :
On voit bien que vous n'avez jamais visité un élevage de volailles ou de porc en batterie.
A côté, un élevage traditionnel en Périgord vous donnerait bonne conscience.
a écrit le 23/12/2013 à 14:09 :
Effectivement bizarre que côté outre manche et atlantique on ne fasse pas le même scandale avec l'égorgement à vif des animaux. Il vaut mieux s'attaquer aux coutumes Françaises c'est moins dangereux mais beaucoup plus lâche.
Réponse de le 24/12/2013 à 17:37 :
Et que dire de l'élevage du boeuf outre-atlantique??
a écrit le 23/12/2013 à 13:54 :
Ce que je trouve assez drôle ... nourrir les oies par gavage semble insupportable .... les les rites... d’égorgements façon HALAL on ne dit rien !!!!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 23/12/2013 à 14:47 :
Gorillaz, on parle activement du foie gras car c'est LE produit de fin d'année par excellence, avec toutes les volailles farcies qui n'auront pas vécut une vie bien plus enviable; mais soyez sur que les questions d'abatages sans étourdissement seront elles aussi sur le devant de la scène lors des fêtes associées.
Toute la filière de l'élevage moderne est à revoir de A à Z. Peu importe le produit, notre mode de production et de consommation actuel est une aberration économique et éthique.
Réponse de le 23/12/2013 à 23:07 :
Bravo Emma pour votre réponse, je n'aurais pas eu votre recul face à ce genre ineptie !
a écrit le 23/12/2013 à 13:39 :
Excellent article. Cela doit être noté. Maintenant, comme déjà noté, tout l'intérêt des producteurs est de faire de la qualité ET respecter le bien-être de l'animal jusqu'au bout. Mais ceci est VALABLE pour toute filière, non..??
a écrit le 23/12/2013 à 13:09 :
je ne suis pas un grand mangeur de foie gras, ni de viande d'ailleurs, à 71 ans je vais
*augmenter sa consommation pour équilibrer mon apport en protéïne. Dans notre société
Les Égyptiens gavaient plusieurs espèces d'oiseaux palmipèdes, dont des oies, fresques vieilles de plus de 5OOO ans à Saqquarat . Vivre Est-ce un crime ????????
Réponse de le 23/12/2013 à 13:49 :
Le gavage est une torture animale et je ne pense pas que les consommateurs de foie gras souhaiteraient subir le même traitement que les animaux utilisés dans sa production. Il serait temps que nos éleveurs modernisent leur production car cela serait bénéfique à l'export. En touchant aux subventions que collecte le secteur, le gouvernement pourrait initier un changement des comportements.
Réponse de le 23/12/2013 à 14:03 :
faire du foie gras de qualité est un art (culinaire) la différence entre les produits vendus en GMS est de taille et ... de goût est de taille !
Réponse de le 23/12/2013 à 14:44 :
J'aime l'ironie de terminer son intervention par un "vivre est-ce un crime" dans un sujet parlant d'un produit qui est très loin d'être nécessaire à la vie et même aux petits plaisirs de la vie, et qui en plus est la cause de la mort de milliers d'animaux tous les ans.
Le foie gras Egyptien n'a rien à voir avec le foie gras contemporain, tant dans ses méthodes de production que dans le respect de l'animal.
Enfin, justifier le bien fondé d'une pratique sous couvert de la tradition, c'est tout bonnement un argument irrecevable, sinon nous nous devons de vite rétablir les crucifixions, tortures publiques et décapitation, jeux romains et esclavage.
Vous envisagez d'augmenter votre apport de viande pour les proteines, et ce j'imagine pour votre santé, mais la consommation de viande est à l'origine ou en tout cas en lien étroit à la plupart des grands problèmes de santé modernes: cancers, problèmes cardiovasculaires etc... Renseignez vous correctement sur les autres sources de proteines à votre disposition, vous verrez que vous n'aurez absolument pas besoin d'augmenter votre apport cher Die Welt :)
Réponse de le 23/12/2013 à 16:30 :
Oui Emma tout le monde au soja, pour un monde sans saveur et bien chiant!!
Réponse de le 23/12/2013 à 17:38 :
@Emma

Tous les morceaux d'une bête ne sont pas néfastes pour l'organisme humain. Les culturistes consomment beaucoup de viande rouge et d'abats pour leur apport en créatine, source d'énergie musculaire que l'on retrouve en très faible proportion dans les végétaux. En revanche, la consommation de cervelle peut être source de transmission du Kuru ou de la maladie de Creutzfeldt-Jacob. Vivre c'est prendre le risque de mourir...
Réponse de le 24/12/2013 à 17:34 :
Le foie de nombre de nos concitoyens est au moins aussi gras que celui de ces oies et canards, et personne en s'en offusque!!

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