L'usine Stora Enso du Pas-de-Calais (à nouveau) menacée de fermeture

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Stora Enso avait annoncé en octobre 2012 son intention de vendre cette usine, dans le cadre d'un large plan de restructuration, avant d'indiquer en janvier qu'il fermerait le site à l'été, faute de repreneur.
Stora Enso avait annoncé en octobre 2012 son intention de vendre cette usine, dans le cadre d'un large plan de restructuration, avant d'indiquer en janvier qu'il fermerait le site à l'été, faute de repreneur. (Crédits : Reuters)
Les négociations entre la direction de Stora Enso et Valpaco, dernier candidat à la reprise de la papeterie de Corbehem ont échoué, a révélé La Voix du Nord. Arnaud Montebourg avait annoncé le 23 mai un accord entre le finlandais et le consortium français pour la reprise de ce site qui emploie 350 salariés.

Quel avenir pour l'usine de papier Stora Enso de Corbehem, près de Douai, dans le Pas-de-Calais ? Les quelque 350 salariés du site, spécialisé dans la fabrication de papier couché ou glacé, utilisé pour les catalogues et dans la publicité, ont appris par un message interne de la direction générale que les négociations exclusives entre le groupe finlandais et le consortium français Valpaco avaient échoué et étaient terminées, a révélé ce weekend le quotidien La Voix du Nord. Une information confirmée par le ministère de l'Economie et du Redressement productif qui a « pris acte de la décision qui ne nous paraît ni inéluctable ni justifiée.» C'est le ministre Arnaud Montebourg lui-même qui avait annoncé le 23 mai cet accord, qui avait laissé les salariés dubitatifs.

 

« On continue à pousser Stora Enso à préserver le caractère industriel du site. Et si possible autour de la même activité plutôt que de faire le choix d'un sinistre industriel dans la région » fait-on valoir à Bercy.

 Plan social en cours

Le français Valpaco, qui comprend la société Entagos, souhaitait faire passer la production de papier du site de 75.000 à 210.000 tonnes la première année, à 250.000 tonnes la deuxième, puis à 290.000 tonnes la troisième, espérant alors atteindre l'équilibre financier. Le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), validé en mai dernier par les salariés et validé par la Direction régionale des entreprises, va ainsi suivre son cours et les premières lettres de licenciement devraient être envoyées début septembre. Une vingtaine de salariés aurait déjà trouvé un autre emploi, selon le représentant FO, Jacques Olszowski, cité par l'AFP. Stora Enso avait annoncé en octobre 2012 son intention de vendre cette usine, dans le cadre d'un large plan de restructuration, avant d'indiquer en janvier qu'il fermerait le site à l'été, faute de repreneur.

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Commentaires
a écrit le 14/07/2014 à 20:07 :
Pas étonnant Valpaco est sous mandat ad hoc : un malade qui reprend un mourant
a écrit le 14/07/2014 à 18:32 :
Il ne faut pas être surpris avec le Big Boy de Montebourg, la politique du mensonge est établie comme politique du Président et de ce gouvernement. Mais les employés et ouvriers sont toujours les dindons de la farce
a écrit le 13/07/2014 à 20:27 :
encore un exploit de montebourg lui qui se vantait d'avoir trouvé un repreneur, et une nouvelle fois liquidation. Mais qu'il dégage qu'il laisse les entrepreneurs faire le taf, lui n'a jamais travaillé son seul job, politicard.
Réponse de le 14/07/2014 à 9:52 :
Le ministre est un homme de discours car son avenir se joue sur les députés PS qui pourraient le suivre en 2017. Le ministre est un homme de théâtre il joue un rôle pas une réalité. Enfin le ministre est un clone de l'ex Président qui lui avait vendu les Rafales au Brésil nous connaissons la suite. Nous sommes en politique pas dans la réalité économique qui elle ne confond pas résultat et bulletin de vote.

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