Solution possible pour sauver le programme A400M

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Selon le Welt am Sonntag, les pays qui ont commandé l'avion de transport militaire d'Airbus EADS pourraient acheter moins d'appareils que prévu dans un premier temps.

Un fractionnement des commandes de l'avion de transport militaire A400M est considéré comme la meilleure solution pour faire face au surcoût du projet, écrit le Welt am Sonntag. L'hebdomadaire allemand explique, en citant des sources proches des négociations, que les pays concernés commanderaient moins d'avions que ce qui était initialement prévu pour le prix global convenu de 20 milliards d'euros.

Cela signifie que ces pays n'auraient pas à débourser dans l'immédiat de fonds supplémentaires. Ils auraient ensuite la possibilité d'acheter ultérieurement des avions supplémentaires qu'ils paieraient alors séparément, écrit le journal.

L'A400M, dont le projet est en cours depuis un quart de siècle, a été commandé par l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Espagne, la Belgique, le Luxembourg et la Turquie. Mais son coût est devenu très supérieur à ce qui était initialement prévu. Des négociateurs ont rapporté que EADS, dont Airbus est une filiale, avait demandé aux acheteurs de l'Otan de consentir une rallonge de 5,3 milliards d'euros et avait offert de supporter une hausse similaire des risques de développement.

Les pays clients de l'avion se réuniront jeudi prochain à Londres pour discuter d'un accord financier.

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Commentaires
a écrit le 11/01/2010 à 9:12 :
Erreur ! Comparaison n'est pas raison, certes. Mais l'étalement des commandes est une technique sur-utilisé en France. C'est une des explications des dérapages de coûts de certains programme. Pourquoi le Rafale est plus cher ? L'une des raisons est sa faible cadence de production ! C'est pour cette raison, et d'autres, que je doute de cet étalage de commande. Deux cents A400M sont en gestation. On estime à 200 autres le potentiel export. Pourquoi ne pas rafler un contrat à marge minima pour évacuer ce surcoût en le diluant ? Sur 60 à 70 avions de plus ? Comme ceux que pourraient souhaitaient l'ASEAN. De plus, Airbus se crée des clients " obligés ". On ne délocalise pas des usines au moyen-orient pour les regarder acheter du C-17...

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