Arianespace fragilisé par l'échec de la fusée Soyouz
Fabrice Gliszczynski
Fabrice Gliszczynski
La société de commercialisation des lanceurs européens Arianespace exploite la fusée Soyouz à travers Starsem, une filiale à 50-50 avec des entreprises russes. En effet, le premier lancement de Soyouz depuis Kourou en Guyanne est prévu le 20 octobre et deux autres au départ de Baïkonour d'ici à la fin de l'année. Des retards entraîneraient de facto des pertes de chiffre d'affaires et un impact sur les comptes.
Minimiser l'impact
À lire également
"C'est facheux, mais je fais confiance aux Russes pour que les vols reprennent très vite", a déclaré à "La Tribune" le PDG d'Arianespace Jean-Yves le Gall. Ce dernier tient à minimiser l'impact. Le lanceur prévu le 20 octobre pour lancer depuis Kourou des satellites Galileo est différent de celui qui s'est écrasé mercredi. Le troisième étage de la fusée à l'origine de l'échec est différent de celui prévu à Kourou. Ce n'est pas le cas pour les deux lanceurs prévus à Baïkonour d'ici à la fin de l'année. "C'est la même version mais ce n'est pas le même lot de moteurs", précise Jean-Yves Le Gall. Selon des sources industrielles, les Russes auraient déjà trouvé la cause de l'accident. Il s'agirait d'un problème de qualité dans la production. La reprise des vols serait une affaire de jours ou de semaines.
Soyouz est réputé fiable. Son dernier échec remontait à 2003. Ce n'est pas le cas des fusées Proton qui subit un échec de lancement tous les ans depuis six mois.
Fabrice Gliszczynski
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie