Airbus : tous les A380 en service ou en production auront des fissures

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Le PDG d'Airbus, Tom Enders, reconnaît avoir « foiré ». Le coût de l'inspection et de la réparation pourrait s'élever à 100 millions d'euros.

Par Michel Cabirol, à Singapour

" C?est très embêtant (?) c'est nous. Nous avons foiré ". Le PDG d'Airbus, Tom Enders, ne cherche pas à défausser Airbus de ses responsabilités au sujet des micro-fissures constatées sur les ailes de quelques A380. "Nous allons régler le problème des ailes aussi vite que possible ", a-t-il déclaré, à la veille de l?ouverture du salon aéronautique de Singapour. Selon l'hebdomadaire allemand "Der Spiegel" paru lundi, le coût des travaux de réparation et de contrôle s'élèverait à "au moins un million d'euros par appareil, soit un coût total de 100 millions d'euros". On ne commente pas ce montant chez Airbus.

Après avoir recommandé dans un premier temps l'inspection d'une vingtaine d'appareils ayant effectué au moins 1.300 heures de vols, l?agence européenne de sécurité aérienne (AESA) a indiqué la semaine dernière que l'ensemble des 67 Airbus A380 actuellement en service devaient désormais être inspectés.

Douze A380 inspectés

Airbus y travaille déjà. "Nous travaillons en collaboration avec les équipes des compagnies aériennes, l'inspection prend quelques jours", souligne Didier Lux, executive vice-president customer services, chez Airbus. "Nous avons déjà inspecté et réparé 10 A380 de Singapore Airlines et deux d'Emirates (...), il y avait "quelques fissures sur tous ces avions (?). A priori, tous les A380 actuellement en service ou en production seront atteints par ces fissures ", explique Didier Lux.

Quelles mesures Airbus prend-il ? L'avionneur toulousain remplace cinq équerres de fixation par aile (sur 2.000 environ) qui se trouvent dans les ailes (là où il y a le carburant). "L'immobilisation de l'avion dure quelques jours », précise Didier Lux. "Pour l'instant, c'est une réparation temporaire » mais "elle peut devenir définitive. Nous ne le savons pas encore». Pour les réparations définitives, "nous sommes assez avancés. On avance dans les solutions et on aura une solution définitive dans les jours ou les semaines qui viennent ", conclut Didier Lux.

Michel Cabirol (à Singapour)

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Commentaires
a écrit le 22/02/2012 à 10:42 :
Le transport aérien reste dans le peloton de tête des déplacements les plus sûrs au monde et les préconisations pour maintenir les avions "bons de vols" sont strictement tenues à jour et rapidement mises en oeuvre. La sécurité est à ce prix.
a écrit le 13/02/2012 à 20:23 :
çà coutera 100 millions (ou plus), mais cette somme est ridicule par rapport à un crash.
Un appareil aussi novateur ne peut pas être parfait du premier cout!
Réponse de le 14/02/2012 à 14:23 :
Du premier "cout". Amusant... Et par une source familiale augmentée par ma connaissance des garanties de maintenance, le Dreamliner va entrainer des coûts apocalyptiques de "remise à niveau". On en reparle dans deux ans.
a écrit le 13/02/2012 à 18:40 :
et pour les pitots est-ce que Airbus a foiré a travers Thales?
a écrit le 13/02/2012 à 18:33 :
Quand on fait des avions à Toulouse, on récolte des saucisses !
Proverbe.
a écrit le 13/02/2012 à 17:10 :
ce n'est pas la pzine d'en faire un plat ! tous les nouveaux appareils rencontrent ce genre de problèmes à leur mise en service et le PDG de Singapore Airlines vient de déclarer que c'était mineur et n'enlevait rien de la confiance totale dans l'appareil qui est celui qui a rencontré le moins de problèmes à sa mise en service comparé au 747-400, 777 et A 340 et d'ailleurs 3 A380 ont déjà été modifiés ! alors !
a écrit le 13/02/2012 à 16:23 :
Au premier crash d'un A380 et ses 700 morts on dira "mais pourquoi avoir mis tant de personne dans un seul avion?"
Réponse de le 14/02/2012 à 10:06 :
Par ce que c'est plus pratique!!
Et puis faut accepter la fatalité ca arrivera peut etre un jour mais pour l'instant tout est fait pour en eviter un...
a écrit le 13/02/2012 à 15:22 :
Comment faire confiance en qui que soit en 2012 ! Un conseil il vaut mieux l'éviter pour le moment. Quand un patron utilise des termes comme "foiré" pour des choses aussi sérieuses cela laisse à désirer sur son sérieux dans la vrai vie ! Les solutions rustines me semblent plus que légères dans ce cas.
Réponse de le 13/02/2012 à 16:34 :
C 'est sûr que devant son écran à lire LaTribune.fr on ne risque par de foirer grand chose. Quand Enders dit foiré, ça veut dire que la chaine, spécifs, études, tests, qualifs à foirer. Tout le monde peut se tromper , dans l' aéronautique comme ailleurs,, mais les procédures de définition, d' essais et de qualifications auraient du détecter et bloquer ce problème avant la livraison. C' est ça qui a foiré.
Réponse de le 14/02/2012 à 13:20 :
Punaise! Vol : pour une fois que je vois un patron qui prend ses responsabilités! Soyez un jour cadre dans une raffinerie, et à cause d'UNE erreur, ne vous faites pas virer car elle est la seule depuis le début de votre prise de poste même si le blocage d'une partie de la raffinerie a couté 1 million d'Euro. Vous apprécierez, là, de prendre des responsabilités !

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