Défense : Thales et EADS ratent un mégacontrat au Brésil
Michel Cabirol
Michel Cabirol
En France, c'est passé relativement inaperçu... Et pourtant, c'est une belle claque pour Thales et pour la filiale défense d'EADS, Cassidian, qui ont perdu fin août un mégacontrat au Brésil portant sur la surveillance de frontières, baptisé Sisfron (Sistema Integrado de Monitoramento de Fronteiras), piloté par l'armée de terre. Le montant global de cette opération est évalué à 6 milliards de dollars (4,64 milliards d'euros). Deux groupes pourtant spécialistes dans ce domaine. Ce qu'on perdu en fait Thales (associé à Northrop Flight Technologies) et EADS (pourtant en compagnie du groupe brésilien Odebrecht), c'est la phase de mise en oeuvre initiale, qui va durer deux ans (400 millions de dollars, 310 millions d'euros). Au final, le consortium brésilien Tepro, piloté par l'avionneur brésilien Embraer, associé à Savis technologia et OrbiSat Industra, a raflé la mise.
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Le consortium est entré dans la phase de négociation du programme Sisfron, qui implique le contrôle des frontières terrestres, soit 17.000 km partagés avec dix pays différents : Uruguay, Argentine, Paraguay, Bolivie, Pérou, Colombie, Venezuela, Guyane, Surinam et France (Guyane Française). Sisfron est un réseau de radars de surveillance, de capteurs, de commande et de systèmes de communication de contrôle et des drones conçu pour améliorer la protection des frontières du Brésil. Le système est destiné à aider l'armée de terre dans sa prise de décision et de coordonner les actions avec l'ensemble des organisations et agences gouvernementales, responsables du contrôle et de la surveillance des frontières.
Michel Cabirol
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