Une (grosse) tête tombe chez BAE Systems après l'échec de la fusion avec EADS

Le groupe britannique a annoncé mercredi la nomination de Sir Roger Carr en tant que président du conseil d'administration de BAE Systems pour remplacer Dick Olver. Ce dernier avait très critiqué après l'échec du projet de fusion entre EADS et BAE Systems.

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Le président du conseil d'adminsitration de BAE Systems, Dick Olver, paie pour l'échec de la fusion entre le groupe britannique et EADS / crédit photo BAE Systems
Le président du conseil d'adminsitration de BAE Systems, Dick Olver, paie pour l'échec de la fusion entre le groupe britannique et EADS / crédit photo BAE Systems

Neuf mois après l'échec de la fusion entre EADS et BAE Systems, le président du conseil d'administration de BAE Systems, Dick Olver, va finalement quitter son fauteuil. Le groupe britannique a annoncé mercredi la nomination de Sir Roger Carr, une grande figure du patronat britannique, pour le remplacer. Dick Olver avait été très critiqué par certains actionnaires, dont le premier d'entre eux Invesco, qui détient 18 % de BAE Systems, lors du projet de rapprochement avorté avec EADS. Le fonds avait même écrit à la direction pour demander sa démission. En vain. En mai, Dick Olver, président du numéro un en Europe des ventes d'armements depuis juillet 2004, avait réussi à conserver son poste à l'issue du vote des actionnaires lors de l'assemblée générale, recueillant près de 99 % des suffrages. Son nouveau mandat devait courir jusqu'en mai 2014.

Mais visiblement, les couteaux n'étaient complètement rangés. D'autant que BAE Systems avait expliqué lors de l'assemblée générale que Dick Olver pourrait quitter la présidence à tout moment. Un chasseur de têtes était déjà mandaté pour lui trouver un remplaçant, avait-elle précisé. Dick Olver n'ira donc pas au bout de son mandat jusqu'en mai prochain.

Roger Carr, un candidat remarquable

Roger Carr fera son entrée au conseil d'administration le 1er octobre prochain avant de succéder à Dick Olver au cours du premier trimestre 2014, après une période de transition, a précisé le groupe dans un communiqué. Agé de 66 ans, Roger Carr est actuellement président du groupe d'énergie Centrica et était il y a peu à la tête de la CBI, la principale organisation patronale du pays. Selon Nick Rose, administrateur indépendant de BAE, Roger Carr est "un candidat remarquable ayant une expérience de deux décennies au plus haut niveau de l'industrie britannique. Ses compétences, sa réputation et ses relations avec les investisseurs et les ministres seront d'une valeur considérable pour le groupe dans le pays et à l'étranger".

Se disant "privilégié" de pouvoir prendre la tête de BAE, Sir Roger Carr a jugé que le groupe était "d'une importance stratégique non seulement pour le Royaume-Uni mais aussi sur le plan international car il joue un rôle clé dans la défense aux Etats-Unis et dans d'autres parties du monde".

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Commentaires 2
à écrit le 16/06/2013 à 14:02
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ETUDE D?UN AEROSTAT-PLANE selon une hypothèse dite « OPTIMALE » : La présente étude a pour objectif de réaliser un aérostat dirigeable qui se situerait dans le créneau très concurrencé des « jets » de 150-170 passagers, comme le sont les Air...

à écrit le 13/06/2013 à 16:07
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On place un vieux machin éjectable à la tête de BAE afin d'en faciliter la vente en évitant les ego personnels éventuels. Le groupe anglais a ramassé sur son territoire tout ce qui pouvait l'être, un peu comme un sauve-qui-peu. Le tout a été payé en ...

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