EADS : appelez-moi désormais Airbus

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Tom Enders, le président du groupe aéronautique et de défense, prépare une révolution grandeur nature. Celle-ci touchera aussi bien l'organisation que l'esprit pionnier qui a toujours prévalu depuis la création d'EADS et d'Aerospatiale. La rentabilité sera désormais le maître-mot de la maison. Symbole de cette mutation : le nom EADS va sans doute disparaître au profit d'Airbus, qui regroupera sous son aile les activités civiles et militaires du groupe.

Tom Enders ne fait jamais dans dans la demi-mesure. Ce sera encore le cas avec la revue stratégique que le patron d'EADS doit présenter lors du conseil d'administration du groupe du 29 juillet. Et cela va décoiffer les salariés et les cadres dirigeants, dont certains pourraient se retrouver simple patron de division et en prendre ainsi pour leur ego. Mais Major Tom est bien décidé à tracer la voie qui lui semble la meilleure pour EADS, ou plutôt pour Airbus. Car le débat qui perdurait depuis des années sur le nom du groupe a semble-t-il été tranché, sous réserve de l'approbation du conseil d'administration.

Cela devrait donc être Airbus, qui réunira sous son aile les activités civiles et militaires du groupe. A l'exception peut être d'Eurocopter dont la marque, mondialement connue et appréciée, doit voir sa réussite commerciale impressionnante préservée. En tout cas, un groupe de travail, mis en place par Tom Enders, a été chargé de plancher sur les modalités techniques, juridiques... d'un changement de nom. Ce qui fait grincer les dents chez Airbus, dont certains craignent de voir la marque polluée par de nouvelles activités.

Airbus Defence ?

La semaine dernière à l'occasion d'un colloque sur l'Europe de la défense, le directeur général délégué en charge de la stratégie et de l'international d'EADS, Marwan Lahoud, a confirmé que le groupe resterait dans la défense. La question s'est posée il y a plus d'un an, elle ne pose plus depuis plusieurs mois maintenant. Une défense qui sera le grand chantier de Tom Enders. Objectif : fusionner la plupart des activités militaires du groupe, d'Airbus Military à  Eurofighter, de Cassidian à Astrium. A l'exception des hélicoptères militaires d'Eurocopter, entité qu'il serait difficile de scinder en deux.

Pour convaincre Berlin de cette restructuration, la direction d'EADS s'est mise en chasse d'un manager allemand pour piloter tout ou partie de cet ensemble. Une denrée apparemment rare car, il y a peu de temps encore, la recherche n'avait pas abouti. Enfin, reste à connaitre le sort des activités spatiales civiles (satellites de télécoms civils).

Encore moins d'Etat dans EADS ?

Tom Enders veut aussi en finir complètement avec les interférences des Etats (Allemagne, France) dans le groupe. Au-delà de la nouvelle gouvernance arrachée en décembre 2012 à Berlin et Paris, il a lancé un débat interne sur les aides publiques, notamment les avances remboursables : faut-il continuer à les demander? Tom Enders ne supporte plus d'obtenir ces aides en contrepartie de concessions (emploi, localisation de la production) revendiquées par les Etats. Ces derniers mois, l'Allemagne qui a fait du chantage au groupe pour débloquer des avances remboursables à Airbus pour l'A350, l'a excédé. Aussi, veut-il limiter l'influence des Etats pour qu'ils n'interviennent plus dans les décisions du groupe. Pour Tom Enders, EADS doit être "une entreprise dont le mode de fonctionnement est le même que celui de nos concurrents directs", comme il l'avait expliqué en juin dans l'hebdomadaire Air&Cosmos.

EADS, une cash machine ?

Les Etats ayant moins d'influence sur le groupe, les marchés pèseront davantage sur la stratégie du groupe. Est-ce réellement une bonne chose au vu du caractère erratique de ces marchés. Si EADS est devenu aujourd'hui ce qu'il est - le numéro deux mondial de l'aéronautique - c'est en partie parce qu'il a pu s'affranchir de leur exigence : le groupe aurait-il lancé l'A380, où même les programme militaires A400M (avion de transport) et NH90 (hélicoptère de transport de troupes) sans le soutien des Etats qui pouvaient assumer le risque d'un échec ?

Ce qui est sûr, c'est que le choix de lancement des nouveaux programmes sera beaucoup, beaucoup plus sélectif au regard des critères de rentabilité désormais exigés. Car l'objectif avoué de Tom Enders est d'atteindre 10 % de marge. Et cela semble même un minimum pour lui. Ce que certains programmes auront bien du mal à respecter. "Fini le temps où on se faisait dicter les programmes par les directeurs des ventes trop sûrs de leur fait", lâche-t-on dans le groupe.

Cette nouvelle stratégie pourrait être fatale pour trois projets : le successeur du Beluga (le cargo de l'air qui devait être réalisé sur une base d'A330) dont le coût est estimé à 1,5 milliard d'euros, une nouvelle version allongée d'un A380 pour relancer un programme en difficulté, ou encore le nouveau modèle de 90 sièges du constructeur de turbopropulseurs, ATR. Pour cet appareil, EADS et Airbus ont également des craintes qu'il marche sur les plates-bandes de l'A318, qui est un énorme échec commercial, et surtout de l'A319. A suivre.

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a écrit le 30/07/2013 à 16:14 :
Tom Enders se souvient que Moscovici a voulu lui imposer Anne Lauvergeon (au détriment de Philippe Camus) ... de même lors de la tentative de fusion avec BAE, ...Enders se souvient que F. Hollande a cru que se serait un "cadeau" fait au ministre Cameron et a fait un caprice auprès de Merckel pour que l'Allemagne et la France s'y opposent "de concert"... de là à préférer développer des lignes de production d'airbus aux USA et en chine de France et d' Allemagne, de là à refuser toute avance remboursable qui seraient assorties d 'ingérences intempestives dans la stratégie d'Airbus, est-ce bien légitime ? ...manque peut-être de sang froid ou de subtilité ? efficace et déterminé avant tout !
a écrit le 19/07/2013 à 15:52 :
@ Quel cynisme! 17/07 à 18:01 - Entièrement de votre avis. Enders continue à noyer le poisson après avoir expulsé les gouvernements et les industriels européens sans réinvestir dans la production locale (ce qu'il devait faire et n'a pas fait), distribuant les liquidités au profit de nouveaux actionnaires et "partenaires" anglo-saxons. Le pire est que sa stratégie et ses changements compulsifs ont fait perdre beaucoup d'énergie et de fonds de roulement cruciaux chez EADS et un potentiel de marché qui ne se représentera plus avant longtemps. Sauf à rétablir la structure du groupe dans l'état d'origine, le mal a été fait, on voit mal comment récupérer les pertes, de là vient peut-être cette prise de conscience pour la "rentabilité", après avoir servi des nouveaux actionnaires et partenaires (ex. Mobile) qui n'ont aucun mérite dans la construction d'un groupe industriel hissé au top mondial après plusieurs décennies d'efforts et d'investissements de notre part.
a écrit le 19/07/2013 à 15:36 :
La rentabilité est une nécessité pour 'récompenser' le travail réalisé et construire le futur (investissement, innovation, nouveaux produits, ...). Les 10% de marges escomtpés devront-ils êtres atteints par toutes les filiales? Un seuil de rentabilité minimum (chiffre négatif?) sera-t-il toléré dès lors que le groupe en chiffres consolidés excède bien les 10%? Certaines activités non ou peu rentables à l'instant t n'ent sont pas moins stratégiques et doivent être gardées car elles finissent pas cracher de l'EBIT. Il faut laisser le temps au temps.
a écrit le 19/07/2013 à 14:48 :
Airbus, en 2020, ils auront juste à enlever Air, car il n'y aura plus de pétrole suffisamment peu cher pour faire voler rentablement les avions. Il restera Bus, avec des roues, des piles, peut-être des gazogènes. Le futur,c'est le rail, train/tram/métro, et surtout moins se déplacer.
a écrit le 18/07/2013 à 14:45 :
Un visionnaire ce type !
a écrit le 18/07/2013 à 13:32 :
... Et Tom Enders, même combat : la rentabilité ! Bien sûr que c'est louable de chercher à rendre son entreprise, et chaque programme de son entreprise, rentable ! Mais chercher les 10% de rentabilité, c'est à la fois séduisant et très dangereux. Va-t'on imposer les 10% partout, uniformément ? Va-t'on couper dans les programmes si on n'est pas sûr d'une rentabilité dans les 3 ans ou 5 ans ? Aurions-nous fait l'A300, puis l'A320 et maintenant l'A380 et l'A350 si on avait eu ce mot d'ordre de 10% de rentabilité ? La rentabilité, c'est bien mais il ne faut pas trop en abuser, ou alors on devient gestionnaire de biens immobiliers mais c'est un autre métier. On n'a pas besoin de gestionnaire pour gérer ce genre d'entreprise, il faut un visionnaire. Je fais le parallèle avec Carlos Ghosn qui, lorsqu'il fallait séduire les actionnaires, nous faisait les grands discours sur la rentabilité de Renault il y a 3 ou 4 ans. On sait ce qu'il en est advenu. Sans Dacia aujourd'hui Renault serait mort .
a écrit le 18/07/2013 à 9:26 :
Autres problèmes si EADS devient Airbus :
- Brégier actuel PDG "d'Airbus" ne pourrait plus se targuer d'être seul "patron d'Airbus". La concurrence avec Enders reprendrait de plus belle au détriment des actionnaires ou de son maintien dans EADS
- Astrium n'a qu'une partie de son chiffre d'affaires dans la défense (ni Ariane, ni satellites civils). On ne peut donc que le baptiser Airbus Space
- Eurocopter n'a aussi qu'une partie de son CA dans la défense.
- Il est donc impossible de placer les activités "Défense" de EADS dans une entité unique.
- Eurocopter doit rester visible : sa marque a une forte valeur sur le marché hélicoptères.
- Le vrai problème n'est pas tant de regrouper tel segment dans telle entité mais de communiquer sur la base des chiffres "civil" et "défense" (CA, EBIT, résultats...), ce que les logiciels permettent de faire au delà des structures juridiques.
- Quant aux dénominations, le vrai problème est celui de l'opportunité de la mise en bourse des filiales Airbus, Astrium, Eurocopter et plus tard Cassidian (à maturité) ainsi que celui de la Holding EADS.
Cela devrait être le vrai problème des actionnaires si ils avaient la culture financière ad hoc.
Les actionnaires actuels d'EADS verraient flamber le cours de leurs actions là où le changement de nom n'apporte que problèmes et risques sans valeur ajoutée évidente !
a écrit le 18/07/2013 à 8:02 :
Rentabilité ? EADS nous a montré qu'il ne sait pas gérer un programme.

A400M - A380 - Drones Arfan et j'en passe, tous les coûts sont sous estimmés, toute la charge de travaille est sous estimée.
Le pire est certainement le programme Eurofigther ... Un gouffre.

Heureusement que les Etats étaient là pour mettre de l'huile, sinon bye bye EADS...
L'affaire ATR est risible.... Pas de moyens en bureau d'étude pour fournir un avion dont la demande est forte ?

Moi je veux bien qu'EADS fanfaronne mais la réalité c'est que c'est une usine à gaz qui ne sait pas tenir ses objectifs.

N'est pas Dassault ou Aérospatiale qui veut
Réponse de le 18/07/2013 à 18:22 :
EADS ne sait pas gérer un programme? Parceque vous pensez que ces concurrents gèrent mieux?
Les Etats mettent de l'huile? Mais c'est à hurler de rire ce que vous dites.
Concernant l'Eurofighter: ce programme a été lancé 10 ans avant qu'EADS n'existe!
La demande ATR est forte et parfaitement fournie par la gamme actuelle, en effet!
Visiblement vous ne connaissez rien à cette entreprise.
Réponse de le 30/07/2013 à 22:27 :
Et chez Astrium, le M51 (10 Mds?, soit pas loin du programme A380 à 13Mds?) a été livré dans les délais et sans dépassement de coût. Incomparable avec un Rafale qui avait tout explosé en son temps.
L'une des forces d'EADS c'est justement de bien savoir gérer ces grands programmes.
a écrit le 18/07/2013 à 4:34 :
Et voilà, ce monsieur aux idées brillantes vient de lancer un mot qui fait peur au français ... Rentabilité ! Et ça fait peur à un bon nombre, il va falloir travailler et produire et non plus se reposer sur ses lauriers

Enfin, se séparer de l'état, quoi de mieux s'il en a la possibilité, qu'est ce qu'il vaut mieux? Une entreprise privée qui est rentable ou une entreprise étatique qui va plus ou moins bien et qui doit subir les décisions des petits chefs socialos et des chancelières allemandes?
Réponse de le 18/07/2013 à 7:34 :
D'autant que nos politiques ne prennent plus que des décisions à très court terme et pas en fonction de l?intérêt des entreprises étatiques mais celui de leurs réélections.
Réponse de le 18/07/2013 à 10:13 :
Ce n'est pas le terme "rentabilité" qui est intrigant, c'est le "10%" qui l'accompagne. SI on offre 10% en N, il faudra autant en N+1, sinon c'est la chute sur les marchés. Et c'est là que se situe le problème
a écrit le 17/07/2013 à 23:33 :
Si on suit le raisonnement de nombreux lecteurs alors l?État doit entrer dans le capital de toutes les entreprises de France pour éviter les délocalisations et certainement à commencer par Peugeot. Mais d'ailleurs l'Etat est au capital de Renault ça n'a pas empêché les délocalisations. Bref il y a une contorsion intellectuelle chez certains qui se disent libéraux ou du moins contre l'Etat entrepreneur...
a écrit le 17/07/2013 à 18:01 :
Qui est ce monsieur? Pour qui se prend t-il?
De quel droit décide t-il d'écarter les états qui ont construits EADS?
Combien y a t-il investi?
Si on le laisse faire, d'ici quelques temps, les Airbus seront montés au Bangladesh!
A ce niveau, est-ce que la rentabilité absolue doit être l'objectif suprême??
Bénéficiaire, certainement pour maintenir la capacité d'innovation et d'investissement!
Mais encore licencier des dizaines de milliers de personnes ou supprimer des programmes de recherches, pour gagner 1 point de marge! Quel intérêt?
La vue de cet individu est à court terme: maximiser Ses revenus en maximisant les profits immédiats!
Une fois en retraite dans son île des Seychelles, il regardera passer les Airbus "made in Korea"!
A virer rapidement avant qu'il ne fasse des ravages irrémédiables!
Réponse de le 18/07/2013 à 0:35 :
Ce Monsieur se prend pour ce qu'il est: celui qui a rendu son éthique au personnel d'Airbus après les soubresauts que l'on connait, celui qui a conquis et maintenu une part de marché jadis inespérée, celui qui a donné une vision à long terme au groupe, celui qui a su donner une présence planétaire sans, ne vous en déplaise, nuire à l'emploi local, celui qui a sauvé le programme A400M d'états irresponsables, celui qui....
Mais au fait, et vous même, qu'avez vous fait de si grand qui puisse lui faire de l'ombre, à part râler ?
Réponse de le 18/07/2013 à 1:14 :
Avant d'encenser Tom Enders vous devriez peut être passer quelques jours au sein d'EADS, peut être constateriez vous, à votre grand étonnement, que tout ce que vous citez n'a pas été initié par celui-ci et qu'il a même eu des prédécesseurs qui n'ont pas démérité aux yeux des gens de la Maison. Par contre vous constateriez aussi qu'un discours rabachant à longueur de temps EBIT et Valeur pour l'actionnaire n'est pas exactement ce qui motive les troupes, lesquelles ont une appréciation bien plus modérée sur les grandeurs du Major....
Réponse de le 18/07/2013 à 1:54 :
Je ne l'encense pas mais c'est un patron ancré dans son époque et qui a une vision (certes en partie héritée de la V2020 de Louis Gallois, mais pas que). Je ne dénigre pas non plus certains de ses prédécesseurs qui étaient à leur place au bon moment.
Pour ce qui de la vie dans le groupe EADS, après différentes expériences professionnelles, j'ai rejoint Aerospatiale il y a 25 ans, j'ai connu les 4 divisions, de nombreuses mutations, sur 3 continents et je suis toujours EADS et fier de l'être.
Je voudrais d'ailleurs bien qu'on me présente une seule personne qui soit à plaindre dans ce groupe.
Réponse de le 18/07/2013 à 4:40 :
Ce monsieur est tout simplement le patron d'Airbus, si vous pensiez avoir des capacités supérieures aux siennes, lancez vous et posez votre candidature. Et il assume ses responsabilités qui sont d'amener une boîte internationale au top .
Bien sur que la rentabilité est l'objectif "suprême" comme vous dites, Airbus n'est pas là pour faire du social mais pour gagner de l'argent afin de rétribuer ceux qui croient en elles ( les actionnaires donc ). Mais bon, en tant que syndicaliste vous ne devez pas comprendre cette vue d'esprit.
Réponse de le 18/07/2013 à 12:35 :
Les actionnaires sont des rentiers la seule chose qu'ils actionnent ce sont les personnes qui travaillent afin de récolter le fruit de ce travail . Pensez vous qu'il est plaisant de donner le fruit de son travail à ces gens? Que c'est dynamisant?
Réponse de le 18/07/2013 à 13:09 :
Achetez des actions, vous serez actionnaire et ça rapporte plus que le Livret A.
Réponse de le 18/07/2013 à 17:06 :
Je ne suis ni syndicaliste, ni employè EADS.
Mais, si aujourd'hui Enders peut faire la fanfaron, c'est parce que les états européens ont voulu EADS et l'ont porté à bout de bras, avec des financements ou des avances publiques.
Boeing a suffisamment rué dans les brancards à ce propos!
Donc, oui, il y a un objectif de rentabilité raisonnable, mais aussi une responsabilité sociale.
La baisse de la France et de l'Allemagne dans la capital d'EADS est déjà un scandale, que lui considère comme une grande victoire!
Certes, l'Etat français cherche des marges de manoeuvres pour investir dans des industries d'avenir, mais avec EADS, il avait déjà un investissement d'avenir et qui rapporte déjà, en capital et en dividendes!
Quand EADS ou Airbus-Groupe sera comme feu Usinor-Sacilor ou Total, un des premiers groupes mondiaux dans sa spécialité, mais massacrant les emplois français et "optimisant" sa fiscalité dans les paradis fiscaux, il sera trop tard pour se lamenter et vouer Tom Enders aux gémonies!
Réponse de le 18/07/2013 à 18:27 :
Les actionnaires sont des gens, avant tout: des salariés de l'entreprise, des passionnés, des retraités, des citoyens.
Et comme il est plus beau d'accompagner un projet comme EADS en INVESTISSANT son argent dans cette belle société plutôt que de mettre son argent sur un livret A.
"donner le fruit de son travail"??? Je vous rappelle que le travail gratuit n'existe pas dans un groupe comme EADS: les salariés ne donnent pas, ils vendent le fruit de leur travail contre un salaire. Et souvent ils investissent dans cette société.
Votre vision de l'économie est un mensonge grotesque, caricatural d'une lutte des classes imaginaires.
Réponse de le 18/07/2013 à 19:05 :
Que c'est beau, 25 ans dans la même boutique, les quatre divisions (avions, engins tactiques, hélicoptères, espace...) magnifique, trois continents, formidable. Vous me permettrez de sourire, connaissant la Maison et la légendaire mobilité du bouzin, bravo, sincèrement chapeau bas! Au fait, pour les mécontents, j'en ai en stock, on ne doit pas fréquenter les mêmes endroits ni avoir les mêmes valeurs.
Réponse de le 18/07/2013 à 22:46 :
Je vous concède que la mobilité n'a pas toujours été aidée. En revanche quand certaines divisions allaient mal, il y a avait de bonnes opportunités de bouger. Quand à maintenant, c'est très facile, pour qui le souhaite et le provoque un peu.
Pour ce qui est de mes valeurs, il n'est pas dans mes habitudes de geindre ni de tirer dans mon camps. Plusieurs fois à l'étranger on m'a expliqué comment repérer un salarié Français : c'est le seul à tenir un discours négatif sur sa propre entreprise ! Sans être d'un optimisme béat, il y a des canaux pour formuler ses critiques en interne, mais celles-ci n'ont rien à faire sur la place publique. Quand on est tellement en désaccord avec la politique de sa boîte, on fait ce qu'on peut pour la réorienter, sinon on part. Simple question de cohérence avec soi-même.
Réponse de le 19/07/2013 à 0:23 :
Mort De Rire. On voit vraiment que vous n'êtes pas de la boutique, à moins que vous ne soyez de la RH pour tenir un tel discours. Allez donc prendre la température chez Cassidian ou même Astrium ou Airbus. Même le cher Thomas proclame que les votes des assemblées sont dignes de la Corée du Nord (je n'invente rien!) . Quant aux canaux pour les critiques, j'ose espérer que vous ne faites pas allusion au délicieux blog du Chef.... Allez, ce fut bien distrayant de vous lire.
Réponse de le 19/07/2013 à 16:49 :
Les actionnaires sont tout simplement les personnes qui vous permettent de vivre fin du mois en recevant un salaire. Mais le syndicaliste que vous êtes ne peut pas comprendre ça. Il n'y a que les droits acquis qui compte et toujours en avoir plus tout en en faisant moins.
Mais sans ces gens vous n'aurez même pas de quoi vous acheter un sac poubelle rouge ( ou bleu ou vert ou ...) pour aller faire chier votre monde dans les rues lors de vos nombreuses journées " d'action"
Réponse de le 19/07/2013 à 17:38 :
Et l'argent de l'actionnaire, il vient d'où??
Réponse de le 19/07/2013 à 21:27 :
Juste un petit détail, le prolétaire produit, l'actionnaire n'est qu'un rentier. Sans prolétaires, camarade, les chers actionnaires devraient salir leurs blanches mimines...Ils vont bosser quand ils veulent, on échange la place ;-)
Réponse de le 19/07/2013 à 23:40 :
C'est un peu facile, le déni et la fuite comme seuls arguments. Vous voulez peut-être poursuivre cette discussion via Straight to... justement ?
Mais je n'ai toujours pas compris pourquoi vous êtes toujours dans ce groupe que vous semblez détester. Enfin, vous pouvez continuer de salir le groupe, au vu du classement des jeunes diplômés sur les meilleures boîtes, il vous reste du chemin. Bon courage.
Réponse de le 20/07/2013 à 11:41 :
Je maintiens cher Monsieur que vous ne faites pas partie de la Maison. Vous ne citez que des informations de niveau grand public, ce que tout le monde peut faire. Justement, il se trouve que je suis dans la boutique depuis plus longtemps que vous prétendez l'être et que j'ai donc eu plus que le temps de la voir changer. Si j'y reste c'est que ce que je fais m'intéresse et que je ne suis pas suicidaire (professionnellement parlant). Je me reconnais le droit de ne pas être d'accord avec certaines décisions et de le dire. Pour apporter un peu de factuel à la conversation, je vous renouvelle ma suggestion d'aller voir chez Cassidian et Astrium pour sentir l'enthousiasme du peuple pour un EBIT de 10% et la 'création de valeur pourl'actionnaire'. Aerotec en Allemagne est aussi intéressant, surtout vu de l'intérieur. Ne vous fatiguez pas, je sais qu'Aerotec n'est pas strictement EADS, c'est bien pour cela qu'en ce moment quelques joyeux Airbusiens y sont détachés tenter de reprendre le guidon....Quant aux meilleures boites, il y a longtemps qu'elles ne sont plus dans l'industrie les écoles d'ingénieurs l'ont bien compris qui ont toutes ouvertes des filières en math phi. La politique marche aussi très fort des deux cotés du Rhin. Bien à vous ;-)
Réponse de le 20/07/2013 à 16:05 :
L'argent il vient d'où? D'une vie de travail, de petites économies, d'un héritage, ... Si vous pensez que les actionnaires ne sont que des rentiers ou des fils à papa, vous vous trompez "assurément". Mais c'est peut être difficile pour vous de concevoir ceci?
Réponse de le 20/07/2013 à 20:23 :
Ce qu'il est difficile de concevoir, ce n'est pas que des individus investissent quelques économies dans des entreprises industrielles mais que des 'financiers' accaparent le contrôle des dites entreprises pour les saigner en demandant toujours plus. Ce qu'il est dififcile de concevoir c'est que la part affectée à la rétribution des actionnaires augmente d'année en année au détriment non seulement des salaires mais aussi de l'investissment productif et de la R&D. Ce qu'il est difficile de concevoir c'est que l'actionnaire se perçoive de droit divin et considère comme un droit de pressurer les travailleurs. Ce qu'il est difficile de concevoir c'est un tel cynisme et une telle bétise déployés au nom de l'argent. Ce qu'il est difficile de concevoir c'est que vous ne compreniez pas que nul ne vous a obligé à acheter des actions et surtout pas les travailleurs des dites entreprises.
Ce qu'il est difficile de concevoir c'est que le monde de l'argent ne comprenne pas qu'il va à sa propre perte en sciant la branche sur laquelle il est assis. Ce qu'il est difficile de concevoir c'est cet esprit de petis rentiers frileux qui exsude de tant de messages.
Ce qu'il est difficile de concevoir, c'est que vous ne le conceviez pas.
Réponse de le 21/07/2013 à 6:12 :
Ce qu'il est difficile de concevoir, c'est que vous soyez un syndicaliste borné qui ne pense qu'à ses droits acquis. ce qu'il est difficile de concevoir, c'est qu'en vous scier la branche sur laquelle vous êtes assis en étant rétrograde et en refusant de vous tourner vers le 21ieme siècle en refusant tout changement sociale. Ce qu'il est difficile de concevoir, c'est que vous vivez encore au temps des charbonnage et que le monde d'aujourd'hui école et évoluera encore. Ce qu'il est difficile de concevoir, c'est que vous ne concevez pas que les investisseurs sur lesquels vous tirez à boulets rouges vous font vivre en investissant leur argent dans des entreprises. Ce qu'il est difficile de concevoir, c'est votre vision absurde qui pense que les investisseurs n'en ont qu'après l'argent, sans un minimum d'investissement en R&D, pas développement, pas de nouveaux produit, pas de bénéfices futures, ... Donc non on ne rétribue pas les investisseurs au détriment d'autres investissement dans l'entreprise ( investissements qui devront bien entendu être rentables ... Ce que vous ne devez pas concevoir non plus, pour vous syndicaliste, il faut investir à tt prix dans tt et n'importe quoi ). Ce quIl est difficile de concevoir, c'est que vous en temps que syndicaliste avez droit de vie ou de mort sur les entreprises, car on le voit bien dans les actualités quotidiene et dans la vie de tt les jours, les usines qui meurent, meurent à cause des syndicalistes qui ne veulent pas évoluer. Ce qu'Il est difficile de concevoir, c'est que de votre vision rétrograde de l'entreprise et du monde du travail actuel résulte des dizaines de licenciements suite au ras le bol des patrons face à votre attitude. Ce quIl est difficile à concevoir c'est que vous le conceviez pas!

Mais bon d'un côté je vous comprends tt à fait, en tant que syndicaliste, vous préférez sauver vos petits avantages au détriment des autres salariés de la boîte, c'est toujours copinage et compagnie dans votre monde, du moment que ça vous rapporte à vous. Et c'est difficile à concevoir que vous soyez comme ça, probablement une question d'éducation et de valeur je ne sais pas.
Réponse de le 21/07/2013 à 21:59 :
Mon pauvre ami, redescendez dans la réalité, syndicaliste ou pas, les employés n'ont aucun intérêt à fermer une usine. Il est trop facile pour les directions de poser des conditions inacceptables et de clamer ensuite que cela relève d'un syndicalisme irresponsable que de ne les pas accepter. Quant à la diminution de la part des investissements et de la R&D en faveur de la rétribution des actionnaires, des économistes on ne peut plus sérieux et loin d'être des syndicalistes déchainés l'ont parfaitement démontré depuis 30 ans. Pour ce qui est de l'éducation et des valeurs, très cher, permettez moi de me gausser quelque peu, je ne suis pas certain que les gens de votre bord en aient beaucoup à faire valoir. Qu'importe, vous coulerez avec ce monde, cela nous rapprochera, hélas....
Réponse de le 22/07/2013 à 2:12 :
Effectivement, conditions inacceptables pour vous qui en voulez toujours plus tout en en faisant toujours moins. Mais peut être pas si innaceptable que ça pour une bonne partie des salariés qui souhaitent voir leur boîte continuer à vivre. Malheureusement ces derniers sont bien souvent ettoufés ( si pas menacé directement ) par une poignée de syndicalistes ( dans votre genre? ) qui refusent tt et veulent s'accrocher à tt prix à des droits acquis d'un autre siècle. Il suffit de voir un exemple assez frappant, le fameux slogan " l'acier lorrain vivra " et mr Martin qui allait faire plier mittal et gouvernent et Europe et ... Résultat ... ? À force de vociférer à tout va et de toujours tt refuser et en vouloir tjs plus, il est responsable avec ses petit copain sac poubelle de millier de licenciements. Il y a aussi de le type de PSA qui est pas mal dans son genre, je ne me souvient plus de son nom, mais on le voyait partout à l'époque et il allait tt révolutionner ... Résultat? Ils ont s'accagé des usines, fait de leur nez un peu partout et PSA a préféré à juste titre fermer complément ses usines plutôt que devoir continuer à traiter avec des "imbéciles d'un autre âge".
Pour ce qui des invests, vos économistes ne doivent pas souvent sortir de chez eux, j'ai bossé plusieurs années pour une boîte ou étonnamment les investissements R&D étaient plus qu'important, le futur plus que rose, ... Mais dans cette boîte on bossait, les grèves étaient plus que rare, l'ambiance plus que bonne et bien évidement du fait de tt ça le salaire et les "récompenses" financières pour tt ce labeur bien élevés. Mais tt ça est bien sur une question de volonté, d'acceptation, ... Difficile à comprendre pour vous je suppose?
Si vous souhaitez revenir sur les valeurs et autres, je pense qu'entre des gueulleurs aux sacs poubelles et "nous" il y a un monde et que justement je pense être du bon côté de ce monde avec une éducation et des valeurs qui me permettront d'aller bcp plus loins. Et pour ce qui est de couler, j'ai encore bcp de marge et encore une fois, ceci est juste une question de valeur et d'éducation. Choisir ses études, accepter certaines choses, se remettre en question lorsque il le faut, évoluer avec le monde d'aujourd'hui. Changer de job au besoin, lutter justement contre le syndicaliste à outrance. Un patron préfèrera tjs quelqu'un de non syndiqué qu'un type qui va un jour lui s'accager sa boîte parce qu'on a changer la marque du PQ. Mais bon c'est peut être difficile pour vous de comprendre et d'assimiler tt ça?
Réponse de le 22/07/2013 à 2:37 :
Avez vous pensé à vous syndiquer? Avec des convictions aussi impérméables à toute réflexion, et une conscience de classe aussi aboutie vous seriez à coup sûr un élément de valeur pour le type de syndicat que vous imaginez être la norme. Il est tout de même fascinant, sociologiquement parlant, que vous concluiez toutes vos diatribes par une négation de la capacité de compréhension de vos contradicteurs. Mais si mon pauvre ami, on comprend très bien votre état d'esprit, n'ayez crainte, percevoir l'ampleur de votre égo ne demande aucun génie, soyez tranquille. Au fait, permettez moi de citer un proverbe américain, vous avez cette civilisation que vous admirez tant, eh bien, même chez eux on dit: " souris à ceux que tu croise en montant à l'échelle, tu croiseras les mêmes en redescendant ". Allez entrainez vous à sourire, ça peut servir ;-)
Réponse de le 22/07/2013 à 16:26 :
Mon pauvre ami ( je vais êtes condescendant comme vous ..), devenir syndicat ou syndiqué, qu'elle horreur. j'ai encore ma dignité, je l'aurai perdu le jour ou je ferai partie d'un conglomérat de sacs poubelle.
Il faut bien que je finisse tt mes message par cette négation sur la compréhension vu que effectivement vous ne semblez pas vraiment comprendre les choses. Donc vous avez effectivement des difficultés de compréhension.

Par contre je dois dire que vous m'avez percé à jour, j'admire la civilisation américaine comme vous dites si bien. l'idée du marche ou dégage est géniales ans les sociétés américaines. Et je le constate à chaque que fois que je m'y rends, un sens du client sensationnel ( chose qui n'existe pas lorsque se sont des français comme vous qui travaillaient), une politesse assez inouïe, on propose de vous aider, on s'inquiète de votre confort, on regarde après vous, ... Pourquoi? Tout simplement parce qu'ils savent qu'ils n'ont pas de garantie de l'emploi. Ce qui fait qu'ils doivent être les meilleurs claques jours.
Quand à votre proverbe, il vaut aussi pour ceux qui regardent les autres monter, souriez, un jour ils reviendront.

Quand à l'ampleur de mon égo, regardez les gens comme vous ds la société actuelle et vous comprendrez que le mien n'a rien de démesuré ou megalo tout à l'inverse du votre qui prêche un sacro saint syndicalisme d'une autre époque.

Allez pour vous faire plaisir je ne vais pas terminer sur une négation mais je n'en pense pas moins à la vue de vos réactions hors du temps ...
Réponse de le 22/07/2013 à 23:08 :
Pourquoi descendant? Bon, navré de ne pas persévérer dans cette passionante discussion pleine de tolérance et de finesse, mais nous autres syndicalistes prenons des vacances histoire de faire baisser le rendement pour les actionnaires. niark, niark, Et en plus ils prennent des vacances!!! Je sais, cela vous est intolérable, mais, bon, faut s'y faire. Je vous laisse vous faire materner par des employés dociles sur lesquels votre supériorité de client peut s'étaler. Profitez en, et au fait, demandez donc la nationalité Américaine vous vous y sentirez certainement bien mieux. (J'ai habité et travaillé aux Etats Unis, épargnez moi donc le couplet sur l'ignorance crasse...). Allez bonne rentrée.
Réponse de le 23/07/2013 à 0:34 :
Vous voilà donc à court d'arguments pour quitter ainsi le navire. Je suis également en vacances et prends malgré tout la peine de répondre à vos inepties.
Pour quelqu'un qui a vu le système américain, votre position est assez étonnante. Pourquoi n'y êtes vous plus, trop peu de syndicalisme à votre goût, on vous demendait d'être production, ou tout au vilain mot du genre?
J'ai déjà la chance de ne pas avoir la nationalité française, mais pourquoi pas demander un jour l'américaine, celle d'un pays qui a encore des valeurs.
Sur ce, je vous laisse, je vais encore profiter du soleil ( américain justement ), et également bonne rentrée au boulot, profitez en ça ne durera pas éternellement avec votre mentalité.
Réponse de le 23/07/2013 à 22:41 :
Pour qu'il y ait argument il faut encore qu'il y ait une volonté de dialogue. Ce qui semble désespéré dans votre cas. Il n'y a aucun navire a abandonner lorsqu'on est en cale sèche.
Quant a savoir pourquoi je suis rentre, justement parce que je suis français et que je considere que j'ai une dete envers la nation a laquelle je suis encore redevable.
Réponse de le 24/07/2013 à 6:11 :
Mais la volonté de dialogue est bien là, mais pour dialoguer, il faut avoir quelqu'un en face de soi qui dispose d'arguments, et encore d'argumenst valables et pas d'une pléthorique syndicaliste, ce qui ne semble pas être votre cas.
Une d'été envers la nation, c'est beau! Et quelle est-elle? Car en vous lisant, c'est plutôt au sens augmenter la dette de la nation qu'il faut le comprendre. Et tant qu'expat, on ne rentre pas dans son pays par ce qu'on y a une dette, il y a d'autres raisons ....
a écrit le 17/07/2013 à 17:42 :
Depuis la disparition complète d'une marque prestigieuse (Aérospatiale) dans la constitution d'EADS, ils sont entrés dans l'anonymat pour moi. Aujourd'hui, ils peuvent s'appeler XYZT ou babytoto, cela m?indiffère.
Réponse de le 17/07/2013 à 18:08 :
ce qui m'indiffère moins c'est une "perte de contrôle" de l'entreprise par les Etats, où des milliers d'emplois sont en jeu. Qui empêchera Mr Enders de délocaliser certaines productions dans son pays (Allemagne) si il n'y a personne pour s'y opposer, ou s'il n'y a plus de moyen de pression ? (c'est qu'un exemple bien sur)
Réponse de le 17/07/2013 à 18:31 :
@columbo. Possible mais la première chose qu'il a faite est de mettre le siège d'EADS à Toulouse
Réponse de le 17/07/2013 à 21:53 :
Un siège social avec 4 personnes à Toulouse dont 2 secrétaires (à terme) et des milliers de salariés à Tianjin...
Réponse de le 17/07/2013 à 22:39 :
Vu ce qui est en construction à Toulouse pour héberger le siège, nul doute que les 4 personnes y seront à l'aise ;-) Merci de ne pas affirmer n'importe quoi....
Réponse de le 17/07/2013 à 22:44 :
Plutôt un siège social avec 2 personnes à toulouse (qui pensent qu'au fric et qui ne comprennent rien à la technique) , 2 secrétaires (issues d'une boîte de sous-traitance) et des milliers de salariés à tianjin (sur-exploités et sous-payés)
Réponse de le 18/07/2013 à 0:29 :
Pouvez-vous citer vos sources pour affirmer des choses de façon aussi péremptoire ?
Cela intéresse les 2000 nouveaux salariés d'Airbus, pour ne parler que de cette année...
Réponse de le 18/07/2013 à 1:15 :
Et pas les anciens?
Réponse de le 18/07/2013 à 4:43 :
Moi ce qui m'inquiète, c'est des entreprises en partie détenues par l'état. En fin de compte, ça ressemble à du communisme et on va droit dans le mur. Il vaut mieux une entreprise gérée par un type comme le patron d'Airbus, qu'une entreprise dirigée par François 1er ...

La première est au moins sur de perdurer plus longtemps que la seconde. Même s'il y a des fois des sacrifices à faire.
Réponse de le 18/07/2013 à 8:54 :
Vous avez raison, j'achète désormais mes avions chez Boeing. Na!
Réponse de le 18/07/2013 à 10:50 :
Quand il sera dans la merde il reviendra encore demander des aides aux états comme tous ses autres camarades patrons. C'est toujours pareil. Et l'entendre indiquer que AIRBUS doit refuser les aides des Etats comme tous ces concurents est à mourir de rire. Il faudrait qu'il nous un seul constructeurs d'avion qui ne reçoit pas des aides. Et ce n'est certainement pas BOEING.
Mais, il le sait très bien qu'il reviendra faire la manche auprès des Etats. Cette Entreprise est arrivée au niveau ou elle est avec et grâce aux Etats. Si ces Etats étaient des freins, alors, il faudrait qu'il nous explique comment on en est arrivé à rivaliser avec un constructeur qui englouti (sur décision de l'Etat américain) tous les autres constructeurs américains?
Maintenant qu'il y a de l'argent à bouffer, cela aiguise les apétits. On va bientôt voir son salaire exploser.

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