Défense : le ministre Jean-Yves Le Drian lance la modernisation des Atlantique 2

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La direction générale de l'armement devrait notifier à Dassault aviation et Thales un contrat pour moderniser la flotte d'Atlantique 2 de la Marine nationale. / MARINE NATIONALE Jacques Tonard
La direction générale de l'armement devrait notifier à Dassault aviation et Thales un contrat pour moderniser la flotte d'Atlantique 2 de la Marine nationale. / MARINE NATIONALE Jacques Tonard (Crédits : Marine Nationale / Jacques Tonard)
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé ce vendredi à Brest la la modernisation de 15 Atlantique 2. Dassault Aviation et Thales sont les principaux bénéficiaires de cette commande. Le contrat s'élève à 400 millions d'euros.

Après avoir annoncé les mauvaises nouvelles jeudi avec les restructurations dans les armées, le ministre de la Défense a lancé ce vendredi à Brest la modernisation des avions de patrouille maritime Atlantique 2. C'est une bonne nouvelle pour la marine et… pour les industriels (Dassault Aviation et Thales), qui ont enfin signé le contrat très attendu portant sur la modernisation de quinze avions de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL 2) sur les 28 exemplaires livrés entre 1989 et 1997. Une opération qui permettra de maintenir cette capacité dans la marine jusqu'à 2032… faute de pouvoir acquérir actuellement un autre avion "sur étagère" plus performant. La cible de 15 avions rénovée sera atteinte post 2019 alors que la marine souhaitait en moderniser 22 exemplaires. Au total, le contrat s'élève à 400 millions d'euros à partager à trois : Dassault Aviation, Thales et le service industriel de l'aéronautique (SIAé).

Les Atlantique 2 appuient entre autre discrètement la force océanique stratégique française (dissuasion). Selon des sources concordantes, la direction générale de l'armement (DGA) doit rapidement notifier - vraisemblablement dans la première quinzaine du mois d'octobre - le contrat à Dassault Aviation (autour de 200 millions d'euros), le concepteur de l'avion et responsable de sa navigabilité, et Thales (130 millions) comme principal équipementier ainsi que DCNS, en tant que sous-traitant de l'avionneur, et le SIAé. Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian pourrait l'annoncer dans les prochains jours. 

Fourchette financière basse retenue

C'est donc la fourchette basse de l'évaluation de la modernisation, qui a été retenue par la DGA. Cette dernière avait estimé cette première phase entre 330 et 700 millions d'euros. La seconde reste encore à déterminer et devra  être engagée à partir de 2016. « Une rénovation de l'ATL 2 était aujourd'hui indispensable, mais présente des difficultés, notamment dans la définition des travaux souhaitables au vu des ressources financières disponibles », expliquait récemment un rapport du ministère de la Défense.

La modernisation concerne le traitement des obsolescences et la mise en place d'un nouveau système de mission et de nouveaux équipements. Ce qui permettra à ces appareils de s'adapter à l'évolution de la menace avec la prolifération de sous-marins classiques performants et discrets, mis en opération dans les pays émergents, notamment.

Un programme à 12 milliards d'euros sur 40 ans

Le retrait du service de l'ATL 2 est prévu à partir de 2032 après plus de 40 ans d'activité au cours desquels les cellules et les moteurs auront été constamment maintenus, tandis que le système de combat faisait l'objet de nombreuses modifications. Le coût annuel du maintien en condition opérationnelle (MCO) de ces appareils est estimé à près de 140 millions d'euros et le coût d'utilisation à près de 30 millions d'euros. 

Ainsi, pour les quarante ans de vie de ces avions, dont la fabrication a débuté à Toulouse (usine Bréguet), le coût global de possession serait de l'ordre de 12 milliards d'euros (5,6 milliards pour l'acquisition : 5,6 milliards et 6,4 milliards pour l'utilisation). Soit plus de 50 % consacrés à l'entretien, au fonctionnement et au soutien. « Celui-ci est particulièrement élevé, car pour préserver le capital opérationnel irremplaçable représenté par ces avions, de multiples ajouts d'équipements ou améliorations ont été nécessaires », ont expliqué les auteurs de ce rapport.

Un coût unitaire en hausse de 35 %

Par rapport aux évaluations initiales, le coût unitaire moyen d'un appareil a augmenté de près de 35 %, pour des causes techniques ou technico-opérationnelles et industrielles, souligne le rapport du ministère de la Défense. Le développement (930 millions d'euros), sous-estimé au lancement de l'opération - la définition très rapide avait ensuite nécessité de revenir sur certains choix initiaux  - a grimpé de 55 %, tandis que la production a diminué de près de 20 %, notamment du fait de la réduction de la cible d'appareils.

Il faut également ajouter l'ensemble des opérations complémentaires, qui ont, entre autres, permis l'installation de la liaison 11, une liaison de données tactiques autorisant des échanges automatiques de données entre des unités de surface, aériennes ou sous marine (norme Otan) et, enfin, l'adaptation de la torpille MU 90. Leur développement et leur production ont coûté 380 millions d'euros.

A quoi sert l'ATL 2 ?

L'ATL2 assure son activité principale de combat au profit de la force océanique stratégique (FOS). Ils sont prioritairement destinés à la lutte contre les sous-marins et les navires de surface. Ils servent également pour des missions de surveillance des côtes pour lutter contre les narco-trafiquants, la pêche illicite, les navires pratiquant le déballastage. Faute de pouvoir utiliser des drones de surveillance au Sahel, les Atlantique 2 ont également été déployés pour localiser les otages. Facilement déployables hors du territoire métropolitain, ces appareils disposent d'une grande autonomie de vol à basse altitude et nécessitent une grande cohésion de l'équipage, qui exige une formation et une régénération permanente.

C'est un programme ancien, étudié à partir de 1977 et dont l'entrée en service opérationnel a eu lieu en 1991. Il a connu des réductions de cibles successives, passant de 42 à 28, puis 22 appareils. Sa clôture a été prononcée en janvier 1998, soit plus de vingt ans après la phase de définition. La dernière modernisation est prévue à l'horizon 2016.

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Commentaires
a écrit le 07/10/2013 à 9:06 :
remarque au combien stupide, avez vous remarqué que depuis au moins 50 ans la technologie et le renseignement deviennent primordiaux ? Ces moyens permettent d'éviter un grand nombre de pertes entres autres.
a écrit le 04/10/2013 à 20:45 :
a cote de ca il fout 24000 militaire dehors et les payent avec un lance pierre
Réponse de le 04/10/2013 à 21:46 :
Entièrement d'accord avec vous et le pire c'est que le programme de modernisation coute très cher et n'est pas le seul... Combien d'année les 24000 militaire auraient pus être payé avec cette somme? Le "Moi président j'mpècherais le site de Florange de fermer" étais vraiment pas crédible, il vire a tous va dans les administrations encore un "faites ce que je dit pas ce que je fait". Et la il n'est question que de la défense, il reste les autres administration. J'espère au moins qu'il vira a pourcentage égale le nombre de ministres, sénateur et membre de l'assemblé. Vus ce qu'ils touchent ça devrait donner un bon coup de boost.
Réponse de le 27/01/2015 à 19:48 :
Pour répondre à votre commentaire, les 24000 militaires au sol sont bien contents d'avoir un ATL2 au dessus de leur tête quand ils sont pris à parti ... Il me semble indispensable de moderniser cette avion! Un drone n'accomplit pas et n'accomplira jamais le travail de tout un équipage, un drone n'a pas la même vision des choses ( le pilote est tranquillement assis dans un bureau très loin du lieu de l'action ).
a écrit le 04/10/2013 à 15:30 :
Les Roumains ont bien modernisé en Israel leurs Mig 21 de 1962 ........ Ca devient vraiment pathétique.
Réponse de le 04/10/2013 à 16:05 :
Quel rapport ?
a écrit le 04/10/2013 à 10:33 :
Le coût de possession de ces engins est proprement exorbitant même sur quarante ans et se compare par son ampleur au prix d'un porte-avions.
a écrit le 04/10/2013 à 9:10 :
Lutte contre les narco-trafics, la pêche illicite, les déballastages sauvages, voilà des missions utiles contre tous les voyous des mers. Bravo aux équipages des ATL2 !
a écrit le 24/09/2013 à 7:31 :
Pourquoi ne pas acheter des drones MALE ? A part sa capacite a emporter de gros missiles, Qu'ATL a de mieux qu'un drone de surveillance ?! En plus il necessite un equipage humain.
Réponse de le 25/09/2013 à 10:58 :
@James,

On n'est pas oblige d'acheter americain. 400 millions suffisent ils a achever les Taranis et Telemos ?
Réponse de le 25/09/2013 à 13:28 :
Le Taranis est comme le Neuron, ce sont des UCAV. Le Telemos ou le Voltigeur sont des projets MALE, je dis bien projets, càd qu'ils n'existent pas encore contrairement au Reaper et Heron TP et le besoin de la France d'un MALE est immédiat.
Réponse de le 25/09/2013 à 19:07 :
La Taramis n'est pas comme le NeuriN... L'un a déjà volé, mais pas l'autre....
Réponse de le 04/10/2013 à 11:29 :
Pourquoi ne pas acheter des drones MALE ?
Parce que ça ne sert pas à la même chose. La mission de lutte ASM est très particulière et ne se prête pas aisément à la dronisation. Les Américains eux-même ne remplaceront pas leur P-3 Orion (équivalent des Atlantique) par des drones mais bien par une nouvelle plateforme pilotée (P-8 Poséidon). Ils envisagent bien l'apport de drones mais uniquement en tant que capteurs déportés (pour la recherche MAD par ex, qui doit se faire à très basse altitude où un appareil à réacteurs est moins à l'aise qu'un avion à turboprop).
a écrit le 23/09/2013 à 21:35 :
Le Père Noël passe tôt cette année, mais il a de gros cadeaux pour certains... Après le Rafale qui permet à l'état d'engraisser les poches de Dassault avec l'argent publique, voilà c'est autre chose. La famille Dassault n'a vraiment pas de souci à se faire pour trouver des clients au Rafale, les poches des con-tribuables sont toujours à sa disposition pour mettre de la crème dans les épinards quelque soit l'origine du gouvernement.
Réponse de le 04/10/2013 à 16:41 :
L'appareil est construit par Breguet racheté par Dassault.
Aujourd'hui il s'agit de le mettre à niveau techniquement parlant (l'éléctronique et l'informatique ont un peu évolué depuis 1977...).
L'essentiel du budget n'ira pas chez dassult qui fabrique la cellule mais chez les founisseurs de sous enembles : Thalés, etc...
Réponse de le 04/10/2013 à 20:28 :
Vous avez raison pour l'ATL1, mais pas pour l'ATL2 qui été développé par Dassault Aviation. Bréguet n'existait tout simplement plus à ce moment-là !
a écrit le 23/09/2013 à 18:51 :
A quoi sert l'ATL à tout... c'est l'avion le plus indispensable de l'armée de l'air...

Appui reconnaissance guerre électronique...

La question dans ce dossier est toujours la même l'absence de vision à long terme...

L'atlantique 3 a existé puis a été abandonné.... Maintenant on fait comme pour les gazelle on rénove de vieilles cellules trop sollicités....

Faute d'ATL on a laissé le champ libre au US...

Pourtant l'atlantic puis l'antlantique II n'ont aucun équivalent...

La question à se poser est quid des drones pour remplacer une partie de ses missions...

De toute façon à terme l'antlique II ou son successeur seront les seules plateforme capable d'embarquer des missiles de croisière très longue portée (le rafale sera trop petit)...

... La gestion des matériels de défense par les différents gouvernements est honteuse... gestion au coup par coup étalement des programme résultat on est dans le mur et tout va nous couter beaucoup plus cher...

Quant à l'achat sur étagère.... à par le P3 ou le nouveau Mitsubishi faut pas rêver....
Réponse de le 04/10/2013 à 16:43 :
POui Pilote les ATL dépendent de la royale et non de l'AA, mais on a pu les voir souvent au fin fond de l'Afrique rendre de fier service.
entre une étendue d'eau et une étendue de sable le m^me outils pour trouver l'aiguille
Réponse de le 04/10/2013 à 20:29 :
Oui, la Marine, mais l'Aéronavale en fait.
a écrit le 23/09/2013 à 15:52 :
Attention à l'orthographe

Sahel, les Atlantique 2 ont également ETE étaient déployés pour localiser les otages. Facilement déployables hors du territoire métropolitain, ces appareils disposent d'une grande autonomie de vol à basse altitude et nécessiteNT une

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