Airbus envisage de vendre ses parts dans l'avionneur français Dassault

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Au cours actuel de Dassault Aviation, la part de l'ex-EADS représente 5,2 milliards d'euros.(Photo : Reuters)
Au cours actuel de Dassault Aviation, la part de l'ex-EADS représente 5,2 milliards d'euros.(Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)
Le groupe, qui possède 46,32% des parts de Dassault Aviation, n'a jamais vraiment pu exercer son influence sur l'avionneur. L'hypothèse de cette vente avait déjà été réclamée l'an passé par un fonds activiste.

Une sortie à l'étude. Airbus Group a annoncé mercredi qu'il envisageait plusieurs possibilités en vue de la vente de sa participation dans l'avionneur français Dassault Aviation, à l'occasion de la publication de ses résultats semestriels, au cour duquel il a enregistré une progression de 10% de son résultat opérationnel.

"Dans le cadre de la refonte de son portefeuille, Airbus Group poursuit différentes solutions pour la vente de sa participation dans Dassault Aviation", rapporte le groupe dans un communiqué. Celle-ci s'élève à 46,32%, soit 5,2 milliards d'euros au cours actuel de Dassault Aviation.

Une "valeur stratégique limitée"

L'hypothèse de cette vente avait été réclamée il y a un an par le fonds activiste TCI (The Children's Investment Fund), qui détenait à l'époque environ 1% du capital d'EADS (renommé depuis). TCI estimait alors que la participation dans Dassault Aviation avait une "valeur stratégique limitée", Airbus Group n'ayant aucun pouvoir décisionnel sur Dassault.

Airbus n'a en effet jamais été en mesure d'influer sur la stratégie de Dassault Aviation, dont la famille Dassault détient fermement le contrôle avec 50,55% du capital.

Concurrence entre l'Eurofighter et le Rafale

En outre, les deux groupes sont régulièrement concurrents à l'export, en proposant l'un l'avion de combat français Rafale et l'autre l'Eurofighter. Ils peinent également à coopérer dans le domaine stratégique des drones.

   Lire : L'Eurofighter a perdu tous ses duels face au Rafale

Interrogé par l'AFP, un porte-parole de Dassault a estimé que le groupe "verrait le moment venu" pour un éventuel rachat des parts de l'ex-EADS.

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Commentaires
a écrit le 31/07/2014 à 14:42 :
L'idéal eut été de préserver un avionneur appartenant à l'Europe continentale, mais cela semble très difficile. Il faut espérer que Dassault ne subisse pas le sort de EADS dont le management, l'actionnariat et l'organisation ont été restructurés par l'anglosphère?
a écrit le 31/07/2014 à 1:23 :
L'avenir de Dassault Aviation : branche militaire, se situe avec Le Britannique B.A.E Systèms. La coopération est en cours, pour élaborer le futur avion de chasse sans pilote, pour les deux pays. Airbus est très inquiet pour sa branche avion de chasse, et frappe à la porte de cette alliance de projet et de recherche et espère pouvoir s'y joindre.
a écrit le 30/07/2014 à 16:09 :
Je ne comprendrai jamais pourquoi l'ETAT n'est pas devenu de fait le propriétaire de Dassault. La principale source de profit étant le militaire.
Réponse de le 30/07/2014 à 16:19 :
L'Etat a DONNE à Aerospatiale ces actions afin de permettre la fusion avec DASA qui a conduit à la création d'Airbus.
Regardez les bilans de Dassault Aviation: le plus profitable, ce sont les Falcon et non la branche militaire.
Réponse de le 30/07/2014 à 22:43 :
C'est faux.
Réponse de le 31/07/2014 à 1:17 :
La Branche Civile Luxe, de Notoriété Mondiale, de Dassault-Aviation "Falcon" représente un peu plus de 70% de son Chiffre D'affaires, et la quasi totalité de sa Marge Brute.
a écrit le 30/07/2014 à 15:51 :
Une vente de ces actions en bourse? Ce qui augmenterait nettement le flottant du titre.
Réponse de le 31/07/2014 à 1:25 :
La meilleure opportunité, consisterait en une participation croisée entre Dassault et B.A.E Systems

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