Le budget de la Défense est enfin "prioritaire" pour Bercy

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Selon le secrétaire d'État au Budget, Christian Eckert, le budget de la défense fait partie des priorités du gouvernement
Selon le secrétaire d'État au Budget, Christian Eckert, le budget de la défense fait partie des priorités du gouvernement (Crédits : DR)
Pour une fois, le secrétariat d'Etat au Budget souffle le chaud... Non seulement le budget Défense fait partie des "priorités", mais le surcoût des opérations extérieures (Opex) devrait faire l’objet d'un financement interministériel.

C'est nouveau et cela vient de sortir. C'est même une bonne nouvelle pour le ministère de la Défense. Son budget fait maintenant partie des priorités du gouvernement, selon le secrétaire d'État au Budget, Christian Eckert. "Il faut que les engagements du Pacte de solidarité - 41 milliards d'allégements pour les entreprises, 5 milliards pour les ménages - soient intégralement tenus, et que soient maintenues les priorités : défense, éducation, sécurité, justice, transition énergétique", a-t-il expliqué à l'Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2014 à 2019 et le projet de loi de finances pour 2015.

Un peu de baume au cœur pour les militaires malmenés depuis plusieurs années par les gouvernements de droite comme de gauche. A suivre - pour autant, les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent...

Un financement interministériel du surcoût des opérations extérieures

Autre bonne nouvelle pour le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le surcoût des opérations extérieures (Opex), qui va atteindre 1,1 milliard d'euros en 2014, devrait faire l'objet d'un financement interministériel. Mais l'Hôtel de Brienne devrait contribuer au paiement de ce surcoût. Lorsque le surcoût des Opex excède la provision initiale inscrite dans le budget du ministère (450 millions d'euros en 2014), la tradition budgétaire veut que l'on bascule sur le système de financement interministériel, financé d'ailleurs à 20 % par le ministère de la Défense.

"Les réserves de précaution ont toujours permis de couvrir leur financement, chaque ministère apportant sa contribution", a expliqué Christian Eckert. Le ministère de la Défense souhaite toutefois récupérer les crédits inscrits dans la réserve de précaution qui s'élèvent à 1,2 milliard d'euros (crédits de paiement hors Anciens combattants), pour s'éviter dès la mi-octobre des tensions de trésorerie pour le paiement des fournisseurs dans le cadre du programme 146 (équipements).

Une sous-estimation récurrente des surcoûts des Opex

Le secrétaire d'Etat a regretté que "la sous-estimation des opérations extérieures est un phénomène récurrent, quand bien même leur niveau de dépenses a été régulièrement réévalué ces dernières années, insuffisamment toutefois pour atteindre le niveau des dépenses constatées. Par définition, ni le nombre ni la durée ni le coût des Opex ne sont prévisibles".

A son arrivée au ministère, Jean-Yves Le Drian avait fait baisser la provision inscrite dans le projet de loi de finances initiales au titre des surcoûts des Opex., qui est passée de 630 millions en 2012 et 2013, à 450 millions d'euros en 2014. Une tactique du ministère pour faire participer les autres ministères aux surcoûts des Opex.

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Commentaires
a écrit le 06/10/2014 à 20:08 :
Cela fait 40 ans que les menaces décroissent, le budget défense suivait la tendance,
sauf que maintenant, les menaces repartent en fortes hausse, au sud comme à l'est,
il est logique que le budget défense remonte, les autres font pareils, ils commencent à remonter les budget militaire.
Réponse de le 24/11/2014 à 12:58 :
On a toujours entendu à chaque époque qu'il fallait 15 ans pour créer une armée et bien 3 à 4 ans minimum pour en relever une après une forte période d'austérité, encore faut-il avoir les sous. Pour moi nous sommes comme en 1913 ou 1938-39, juste avant un gros truc.
a écrit le 06/10/2014 à 14:32 :
A budget constant il va falloir trouver de l'argent ailleurs c'est à dire que les autres ministères vont devoir réduire leur dépenses.
Armons nous et partez...
et après on cherchera de l'argent pour vous faire revenir.
a écrit le 06/10/2014 à 13:56 :
Il est question à un moment, que l'Europe participe financièrement à ces Opex ?
a écrit le 06/10/2014 à 13:18 :
Si seulement on devenait exportateur de bouffe au lieu d'exportateur d'armes.
Je passerais de la honte à la fierté! Quel gâchi!
Réponse de le 06/10/2014 à 17:19 :
Rassurez-vous, nous sommes auss exportateurs nets de biens alimentaires. Mais il n'y a pas particulièrement de quoi être plus fier. Après tout, en Europe, nous avons longtemps construit notre supériorité agricole à coup de subventions, nous permettant ainsi d'inonder les pays en dév de produits à bas coût et de détruire rapidement une grande part de leur agriculture. Ce n'est pas bcp plus glorieux que la vente d'armes, et sans doute plus meutrier, bien qu'indirectement. Parce que les armes françaises, ce ne sont pas vraiment les mieux adaptées aux massacres de masse (plutôt réalisés à la machette et à la kalach).
Réponse de le 10/10/2014 à 9:54 :
Qu'est ce qui faut pas lire, mon dieu!
Les armes comme vous dites sont un véritable reservoir technologique qui comprend des centaines de milliers emplois peu ou hautement qualifiés , des technologies de premier plan parfois maitrisé par une poignée de pays dans le monde , avec des retombés dans le civils ,
La bouffe sa tout le monde en produit ! je vois pas ou est la fierté sans difficulté !
a écrit le 06/10/2014 à 12:40 :
Combattre la crise par la guerre, pour sauver la peau des rentiers.
a écrit le 06/10/2014 à 12:38 :
C'est incroyable d'amateurisme. On réduit le budget de la défense au max possible et après on dit qu'il est prioritaire. Bozo le clown dirige ce pays!

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