STX France voudrait supprimer la moitié des postes de ses chantiers de Lorient

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Le groupe de construction navale est une filiale à 66% du Sud-Coréen STX et à 33% de l'Etat français.
Le groupe de construction navale est une filiale à 66% du Sud-Coréen STX et à 33% de l'Etat français. (Crédits : reuters.com)
Selon une source syndicale, une cinquantaine de salariés sur 97 seraient menacés de licenciement ou de reclassement à Saint-Nazaire, où sont fabriqués notamment les Mistral.

La moitié des postes aux chantiers navals de STX France à Lanester, près de Lorient (Morbihan), seraient en danger. La direction du groupe de construction navale, filiale à 66% du Sud-Coréen STX et à 33% de l'Etat français, prévoirait en effet d'en supprimer une cinquantaine, a affirmé mardi 18 novembre le secrétaire du comité d'entreprise Abdelkrim Ahil (CGT), précisant que le site employait actuellement 97 salariés.

Ce projet doit faire l'objet d'une réunion du Comité d'entreprise lundi, a-t-il précisé. Mais la direction de STX s'est refusée mardi à tout commentaire sur ces informations. Selon Abdelkrim Ahil, Laurent Castaing, directeur général du groupe, s'est rendu dans la matinée à Lanester, où il a été accueilli par un débrayage des salariés

L'objectif: "étouffer le chantier", selon la CGT

Le syndicaliste a dénoncé:

"L'objectif de ce projet, c'est d'étouffer le chantier, de ne garder que la partie coques métalliques, c'est-à-dire les soudeurs et les charpentiers. Pour tout ce qui est armement, les tuyauteurs, les serruriers, la maintenance et tous les autres, ce sera le licenciement ou un reclassement à Saint-Nazaire" (Loire-Atlantique): l'autre site, beaucoup plus gros, de STX France.

Spécialisé dans les navires monocoques rapides ainsi que dans les patrouilleurs de surveillance côtière, navires spéciaux et navires à passagers, le chantier de Lanester "conçoit et fabrique des navires de haute technologie en acier ou en aluminium de 30 à 120 mètres de long", explique le site internet de l'entreprise.

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Commentaires
a écrit le 28/11/2014 à 16:29 :
100 salariés ????? C 'est tout ?

Dans le temps il en fallait des milliers pour construire un gallion

Où se trouve la valeur ajoutée ?
Où se trouve la productivité ?
Où se trouvent les emplois de demain ?
a écrit le 18/11/2014 à 18:52 :
toutes ces industries noyautees par les syndicalistes ont vocation a disparaitre
a écrit le 18/11/2014 à 18:25 :
Hourrahh !! l'Elysée prépare déjà un "plan social" pour ne pas livrer les Mistral à la Russie !!! en supprimant la moitié des postes à St.-Nazaire le gouvernement français fera les économies nécessaires pour payer les frais de dédommagements aux russes, bien sûr ! finalement une bonne nouvelle ce soir, merci !!!!
Réponse de le 18/11/2014 à 22:06 :
Mon pauvre, rien à voir, au cas ou la France ne livrerai pas ces navires, le 1er est terminé et le 2ème, presque, il sera finalisé, donc aucune influence sur les emplois actuels!
Réponse de le 19/11/2014 à 8:39 :
Il faut apprendre à lire. Non seulement, comme dis ds le commentaire du dessus, les Mistral sont quasi-fini, dc pas d'impact sur l'activité si ils ne sont pas livrés, mais en plus, on parle ici du chantier de Lorient, pas de celui de Saint-Nazaire où sont construit les Mistral...

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