30.000 emplois supprimés et autant sauvés dans l'aéronautique en 2020

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60.000 emplois dans l'aéronautique étaient menacés sur 2020-2021 dont la moitié aurait déjà pu être sauvée d'après Éric Trappier, président du Gifas.
60.000 emplois dans l'aéronautique étaient menacés sur 2020-2021 dont la moitié aurait déjà pu être sauvée d'après Éric Trappier, président du Gifas. (Crédits : Reuters)
La crise sanitaire a entraîné la suppression de 30.000 emplois dans la filière aéronautique française, mais autant ont été sauvés grâce aux mesures de soutien, d'après le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas).

Frappée par l'effondrement du trafic aérien et les baisses de cadences de production, la filière aéronautique française a néanmoins pu limiter les plans sociaux massifs en 2020.

« On avait à peu près 60.000 emplois menacés sur 2020-2021 et nous pensons que nous avons déjà pu en sauver la moitié, c'est-à-dire 30.000 personnes », a estimé Éric Trappier, président Gifas, organisation professionnelle qui représente 202.000 salariés du secteur.

Lors de ses vœux à la presse ce jeudi 7 janvier, celui qui est également PDG de Dassault Aviation, a expliqué que ces emplois ont été sauvés grâce aux mesures d'urgence mises en place par l'État et la filière. Pour autant, rien n'est encore acquis. « Cela dépendra évidemment de la durée de la crise et du moment où la reprise va se faire, mais grâce au chômage partiel de longue durée on doit pouvoir préserver les chiffres dont je parle pourvu que cette reprise arrive quelque part en 2021 », a-t-il espéré.

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Plans sociaux massifs évités

Si plusieurs entreprises ont déjà annoncé des suppressions d'emplois (5.000 pour Airbus, 679 chez Daher, 475 chez Latécoère ou encore 567 chez AAA), la filière a pu éviter les plans sociaux massifs et fait preuve d'une "forte résilience": « Il n'y a pas eu d'effondrement, même si elle a été fortement secouée », selon Éric Trappier.

Chez les nombreux sous-traitants de la filière, « il y a eu très peu de défaillances d'entreprise ou de procédures collectives », a abondé Christophe Cador, président du comité Aero-PME au sein du Gifas. « Cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de procédures à venir », a-t-il nuancé.

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Selon lui, « les mesures d'État ont été fondamentales ». À côté des prêts garantis par l'État (PGE), les PGE-aéro permettant de financer les stocks, l'État et les grands donneurs d'ordre ont mis en place un fonds, Ace Aéro Partenaires, doté initialement de 630 millions d'euros et à terme d'un milliard pour financer en fonds propres les PME et ETI stratégiques.

Parmi les autres mesures : 1,5 milliard sur trois ans consacrés à l'innovation et la recherche sur l'avion décarboné et un fonds de modernisation des entreprises doté de 300 millions d'euros sur trois ans. Fin 2020, 136 projets avaient été retenus pour ce dernier pour un montant de 118 millions d'euros, selon Éric Trappier.

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Commentaires
a écrit le 08/01/2021 à 10:10 :
Alors je tiens quand même à le signaler, c'est seulement une remarque sémantique, ne vous en faites pas comme on peut le constater vous n'y êtes jamais obligés, mais ce qui pourrait compenser la perte de 30000 emplois serait la création de 30000 emplois et non la préservation de 30000 emplois puisque 60000 emplois moins 30000 emplois ne fait que 30000 emplois et donc une perte sèche de 30000 emplois hein.

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