Le pass sanitaire sera-t-il suffisant pour relancer la connectivité aérienne dès cet été?
Patrick Cappelli
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L'été sera chaud, comme tous les ans désormais. Sera-t-il également bénéfique pour un secteur du transport aérien civil qui a énormément souffert depuis seize mois ? Les obstacles restent nombreux pour envisager un redécollage massif des vols. Ce qui semble certain, c'est que la séquence à venir sera différente du monde pré-Covid.
Mais certains signes positifs existent néanmoins. Depuis l'annonce du calendrier de déconfinement du 19 mai dernier, la destination Outre-mer a repris du poil de la bête. « Le rythme de vente s'est accéléré depuis le 9 juin et la suppression des motifs impérieux » se félicite Pascal De Izaguirre, PDG de Corsair.
Toutefois, des contraintes subsistent, comme une période d'auto-isolement de 7 jours pour les personnes non vaccinées en partance pour les Antilles ou la persistance des motifs impérieux pour la Réunion et Mayotte (sauf pour les personnes vaccinées). Quel que soit le succès de la saison estivale 2021, le retard accumulé ces derniers mois dans la prise de réservation ne sera pas rattrapé selon le PDG de Corsair. Les « stop and go » en fonction de l'apparition de nouveaux variants ne favorisent pas non plus un redémarrage massif.
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Cette crise sanitaire pose aussi la question de la pertinence du mode de connexion entre aéroports. Faut-il privilégier les départs à partir de grands hubs ou des vols de point à point ? Pour Pascal De Izaguirre, c'est ce dernier système qui devrait devenir la norme dans les mois à venir : « avec le point à point, le temps de voyage est plus court, il y a moins de temps d'attente et de contrôles. Et une diminution des occurrences de contact avec les autres passagers ». Sans oublier une empreinte carbone moins élevée. Corsair développe ainsi les vols directs au départ de la province, avec un Lyon Marseille la Réunion deux fois par semaine, un Nantes Fort-de-France et un Lyon Pointe-à-Pitre.
Patrick Cappelli