Bruno Le Maire : la France aura un « SpaceX en 2026 »
Nathalie Jourdan
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GONZALO FUENTES
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Elon Musk aurait sans doute souri s'il avait entendu le discours de Bruno Le Maire. Dix ans après avoir snobé le « cow boy » considéré à l'époque comme un doux rêveur pour ne pas dire un huluberlu, la France se place donc dans son orbite. En déplacement sur le site de Vernon où sont testés les gros moteurs de la fusée européenne, le ministre de l'économie a indiqué qu'ArianeGroup allait développer, à son tour, un mini lanceur réutilisable concurrent de l'engin américain. « Nous aurons un SpaceX en 2026 » a assuré le ministre tout en reconnaissant que « le délai (était) court ». Une confirmation de ce qu'avait annoncé Emmanuel Macron lors de la présentation de son plan 2030.
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Pour y parvenir, Bruno Le Maire plaide pour une approche en rupture avec la précédente. Pas question d'adopter un mode opératoire similaire à celui déployé pour le programme Ariane, dont le pilotage trop "institutionnel", selon ses propos, a montré ses limites. Cette fois, on oublie le partage des tâches, objet de chamailleries. Français, Allemands et Italiens feront cavalier seul avant - peut-être - de se rassembler dans la dernière ligne droite. Objectif : challenger les grands acteurs industriels européens dans l'idée que « le meilleur gagne ». « Il est bon de remettre un peu de rivalité et de compétition dans le monde de l'espace », théorise le locataire de Bercy.
Nathalie Jourdan