Chantiers STX de Saint-Nazaire : l'Etat actionnaire majoritaire ?

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Tous les scénarios sont à l'étude. L'Etat peut monter au capital, seul ou accompagné, pour prendre la majorité de STX France le temps qu'il faudra, indique Bercy, selon le journal Libération.
"Tous les scénarios sont à l'étude. L'Etat peut monter au capital, seul ou accompagné, pour prendre la majorité de STX France le temps qu'il faudra, indique Bercy", selon le journal Libération. (Crédits : REUTERS/Stephane Mahe)
Alors que le groupe sud-coréen STX, propriétaire des chantiers, est menacé de liquidation, l'Etat pourrait monter au capital afin, dit-il, de "conserver le savoir-faire et l'emploi industriel", selon Libération. Le ministère de l'Economie et des Finances a démenti dans la journée.

Article publié lundi 10 octobre à 8h51, mis à jour à 13h42

L'Etat français à la rescousse des ex-chantiers de l'Atlantique ? L'éventualité est aujourd'hui sérieusement étudiée par le gouvernement, rapporte Libération lundi, alors que le groupe sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding, menacé de liquidation, souhaite vendre.

Le ministère de l'Economie et des Finances a contesté ces informations en début d'après-midi, expliquant que "l'objectif du gouvernement n'est pas de devenir actionnaire majoritaire de la société STX France". Bercy précise que l'objectif est en revanche "de peser dans le choix du repreneur pour que les Chantiers de Saint-Nazaire puissent disposer d'un actionnariat industriel solide capable d'accompagner leur développement sur le long terme".

FO reçu à Bercy mardi

"Tous les scénarios sont à l'étude. L'Etat peut monter au capital, seul ou accompagné, pour prendre la majorité de STX France le temps qu'il faudra, indique Bercy", affirme le journal. Libération précise que les représentants du syndicat FO de STX France doivent être reçus mardi matin à Bercy par les conseillers du ministre de l'Economie, Michel Sapin, et du secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue.

"Notre objectif est de constituer un actionnariat (...) qui sera soucieux de conserver le savoir-faire et l'emploi industriel à Saint-Nazaire et respectueux des intérêts stratégiques français. L'Etat privilégiera ce scénario par tous les moyens", dit-on encore à Bercy, selon Libération.

STX souhaite vendre avant la fin de l'année

Lourdement endetté, le groupe STX Offshore & Shipbuilding, qui détient depuis 2008 les deux tiers du capital de STX France, le tiers restant étant aux mains de l'État français, a annoncé début septembre, à la veille d'une présentation d'un plan de restructuration à un tribunal de Séoul, son objectif "d'avoir bouclé la vente de STX France à la fin de l'année".

Le chantier naval de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), qui emploie 2.600 employés, affiche pour sa part une forme insolente avec quatorze paquebots de croisière à construire pour ses deux principaux clients, l'italo-suisse MSC Croisières et l'américain Royal Caribbean, mais sa vente doit contribuer à remettre à flot la filiale du conglomérat STX, qui va de la construction navale au bâtiment.

(Avec AFP)

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a écrit le 19/10/2016 à 13:25 :
La France doit récupérer cette entreprise hautement stratégique par tous les moyens !
Du temps de De Gaulle elle n'aurait jamais été vendue à l'étranger ...
a écrit le 12/10/2016 à 17:19 :
Allez,je lance une idée (insensée?) Et pourquoi n'essaierait-on pas de reformer un leader mondial du transport? Alstom et les Chantiers Atlantiques pourraient s'associer, non? Ils ne sont pas concurrents, pourraient se compléter l'un l'autre. Qd une acitvité irait mal, l'autre permettrait au groupe de supporter la mauvaise passe. Et, sur le papier, j'ai l'impression qu'ils ont une gestion des projets assez proches. Alstom est souvent forcé de faire des transfert de technologies et construire ds le pays du client; c'est moins les cas pour les Chantiers d'Atlantique, vu la nature de leur activité.
Je ne suis pas stratège en industrie, mais je pense qu'il faut tabler sur de gros conglomérats multi-activité pour survivre sur le long-terme. D'ailleurs les Chantiers de l'Atlantique étaient durant un temps Alsthom Atlantique.
Il faut arrêter de tout vendre aux non-Européens des pans entiers de notre industrie. A tout le moins, s'il n'y a pas de repreneur français, on peut trouver un repreneur européen, non ? Les sociétés comme les Chantiers del'Atlantique, qui marchent aux projets, ont forcément des trous d'air par moment. Pour éviter de se faire racheter, pas de secrets, il faut faire partie d'un plus gros groupe multi-activités. Vendre notre industrie par appartements, c'est la vue court-termiste (5 ans) des financiers ou des fonds de pensions. Mais une stratégie industrielle, ça se joue sur le long terme!
a écrit le 10/10/2016 à 17:51 :
Vu le nombre de candidats qu' il y a au portillon , l' affaire doit être juteuse .Pour nos intérêts
militaires ( porte-avion,ravitailleur et le civil) , l' état doit nationaliser en plus avec les taux d' emprunt ce serait une pure folie de laisser partir STX avec tous les brevets...et le savoir faire .
a écrit le 10/10/2016 à 15:35 :
Compte tenus des importantes synergies entre les deux groupes D.C.N.S pourrait se porter acquéreur. Et si Bruxelles ENCORE !! censure, passer outre. Elle avait empeché pour Legrand et Schneider, à chaque fois Berlin toujours derrière pour nuire à la france.
a écrit le 10/10/2016 à 13:37 :
L'Etat ne manquera pas ensuite de le revendre à un groupe étranger. Quand on connait la frontière ténue entre les intérêts des dirigeants ceux des grands groupes américains (cf la cession d'Alstom à General Electric avec la bénédiction de l'Etat, chose impensable dans tout pays doté d'une politique industrielle comme l'Allemagne), il y a fort à parier que STX sera revendu à un autre groupe européen.
L'offre de Damen, groupe familial non soumis aux diktats des marchés, est de très loin la meilleure. Il faut en finir une fois pour toute avec l'Etat Actionnaire. L'exemple de l'achat des TGV est une illustration de plus que de la gabegie de l' "Etat gestionnaire".
a écrit le 10/10/2016 à 12:31 :
Cela peut être une solution temporaire mais pas une solution durable : logique politique et logique économique sont trop divergentes pour aboutir à un projet viable. On l'a vu tres récemment avec l'usine Alstom de Belfort qui va survivre quelques mois mais pour son propriétaire n'a pas d'avenir...
a écrit le 10/10/2016 à 11:26 :
Au secours Lénine est de retour après l'achat par l'état de TGV pour mettre sur des lignes inter cités voici la nationalisation de groupe industrielle comme STX. A quand la confiscation de la propriété privée ? c'est surement avant Mai 2017. Après cela on ne pourra plus dire que ce gouvernement n'est pas de gauche. Il devient même extrême gauche.
a écrit le 10/10/2016 à 11:12 :
STX, laissé en débâcle complète en 2012, par NS a bel et bien était remonté par HOLLANDE. Que cela plaise ou non c'est pourtant la réalité. Comme PSA, où l'activité de NS a été de demander au téléphone de remettre le plan social après les élections, au risque de couler définitivement PSA. Tout cela afin de ne pas avoir à répondre de la débâcle industrielle qu'il y a eu sous son quinquennat.

Mais les gens risquent de se retrouver confronter avec la réalité après 2017.
a écrit le 10/10/2016 à 10:38 :
Eh bien chiche ! c'est l'occasion rêvée. Que chaque français soit invité à la fête, en participant au rachat de STX. Un crowdfunding industriel sensé, inscrit dans la durée, ça changerait.
Une partie en actions, une autre en obligations (éventuellement convertibles), une dernière en dons, réduction d'impôt à la clef, ça se tente !
Courage,
<BD>
a écrit le 10/10/2016 à 10:27 :
La semaine dernière sur France info, les chantiers STX cherchait des soudeurs et chaudronniers introuvables aujourd'hui.Le journaliste terminait ces propos par :" il faut savoir qu'en france le CAP de soudeur à été supprimé" !.
a écrit le 10/10/2016 à 9:40 :
Il faut arrêter de vendre la France à la découpe, reprendre nos "billes" et nos frontières!
a écrit le 10/10/2016 à 9:29 :
Très bien, les chantiers de l'Atlantique doivent rester en France même si il est moins coûteux de construire ailleurs !
a écrit le 10/10/2016 à 9:12 :
"Le chantier naval de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), qui emploie 2.600 employés, affiche pour sa part une forme insolente avec quatorze paquebots de croisière à construire pour ses deux principaux clients,"

Quand la motivation financière est complètement différente de la réalité économique.

Quand allons nous enfin comprendre qu'il faut purger la finance ?
a écrit le 10/10/2016 à 9:07 :
C'est une excellente idée, cela permettrai à l'Etat de commencer quelques paquebots de croisière pour relancer les croisières sur le lac d'Annecy.

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