Chantiers STX de Saint-Nazaire : l'Etat actionnaire majoritaire ?

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Article publié lundi 10 octobre à 8h51, mis à jour à 13h42
L'Etat français à la rescousse des ex-chantiers de l'Atlantique ? L'éventualité est aujourd'hui sérieusement étudiée par le gouvernement, rapporte Libération lundi, alors que le groupe sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding, menacé de liquidation, souhaite vendre.
Le ministère de l'Economie et des Finances a contesté ces informations en début d'après-midi, expliquant que "l'objectif du gouvernement n'est pas de devenir actionnaire majoritaire de la société STX France". Bercy précise que l'objectif est en revanche "de peser dans le choix du repreneur pour que les Chantiers de Saint-Nazaire puissent disposer d'un actionnariat industriel solide capable d'accompagner leur développement sur le long terme".
"Tous les scénarios sont à l'étude. L'Etat peut monter au capital, seul ou accompagné, pour prendre la majorité de STX France le temps qu'il faudra, indique Bercy", affirme le journal. Libération précise que les représentants du syndicat FO de STX France doivent être reçus mardi matin à Bercy par les conseillers du ministre de l'Economie, Michel Sapin, et du secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue.
"Notre objectif est de constituer un actionnariat (...) qui sera soucieux de conserver le savoir-faire et l'emploi industriel à Saint-Nazaire et respectueux des intérêts stratégiques français. L'Etat privilégiera ce scénario par tous les moyens", dit-on encore à Bercy, selon Libération.
Lourdement endetté, le groupe STX Offshore & Shipbuilding, qui détient depuis 2008 les deux tiers du capital de STX France, le tiers restant étant aux mains de l'État français, a annoncé début septembre, à la veille d'une présentation d'un plan de restructuration à un tribunal de Séoul, son objectif "d'avoir bouclé la vente de STX France à la fin de l'année".
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Le chantier naval de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), qui emploie 2.600 employés, affiche pour sa part une forme insolente avec quatorze paquebots de croisière à construire pour ses deux principaux clients, l'italo-suisse MSC Croisières et l'américain Royal Caribbean, mais sa vente doit contribuer à remettre à flot la filiale du conglomérat STX, qui va de la construction navale au bâtiment.
(Avec AFP)
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