Nouvelle baisse de production pour le Boeing 777, le gros-porteur le plus vendu de l'histoire de l'aéronautique. A partir du mois d'août 2017, la cadence de production va passer à 5 appareils par mois, soit une baisse de 40% par rapport au rythme actuel de 8,3 appareils par mois. C'est ce qu'a annoncé ce lundi l'avionneur américain. Ce dernier avait déjà annoncé son intention de ramener la production à 7 unités par mois en janvier.
Cette décision intervient au moment où le groupe prépare la transition de la production entre la version actuelle et le B777X, une version améliorée de l'appareil, composée en fait de deux avions, le B777-9X prévue en 2020 et le B777-8X deux ans plus tard.
En fait, Boeing montre qu'il préfère baisser les cadences de ses B777 classiques mais maintenir des prix de ventes relativement élevés plutôt que de devoir casser les prix pour maintenir la production.
La décision de Boeing traduit la faiblesse des ventes du B777. Seuls 17 exemplaires ont été vendus depuis janvier, contre 58 en 2015 et 283 en 2014. Dimanche, Boeing a annoncé une commande iranienne incluant 15 exemplaires du 777 (et 15 autres du futur 777X) mais cela restera in suffisant pour maintenir la production.
Mais plus que la concurrence de son successeur, le B777X (qui se vend très peu depuis les annonces pharaoniques qui avaient suivi son lancement commercial en 2013) la baisse de production du B777 traduit le ralentissement des ventes de tous les appareils long-courriers depuis quelques mois. Au total, Boeing a vendu depuis janvier moins de 90 long-courriers en version passagers, contre environ 130 en 2015. La tendance est la même pour Airbus (89 A350, A330) en 2016, contre près du double en 2015.
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D'autant plus qu'avec la faiblesse du prix du baril, plusieurs transporteurs ont décidé de conserver plus longtemps que prévu leurs avions tandis que d'autres préfèrent se servir sur le marché de l'occasion plutôt que d'acheter des avions neufs.
Ce mouvement intervient que les niveaux de production de certains appareils comme l'A350 ou le B787 ne poussent les compagnies à passer commande dans l'immédiat.
Autre élément à prendre en compte, les compagnies attendent de voir la maturité du futur B777X et si Airbus lance ou pas une version allongée de son A350-1000.
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