Collaborer avec le Pentagone : les GAFA divisés
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Le ministère américain de la Défense a attribué à Microsoft un contrat géant de stockage de données en ligne ("cloud"), pouvant atteindre 10 milliards de dollars.
Lucy Nicholson
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Le ministère américain de la Défense a attribué à Microsoft un contrat géant de stockage de données en ligne ("cloud"), pouvant atteindre 10 milliards de dollars.
Lucy Nicholson
Le ministère américain de la Défense a annoncé vendredi avoir attribué à Microsoft un contrat géant de stockage de données en ligne ("cloud"), pouvant atteindre 10 milliards de dollars. Le contrat JEDI (Joint Enterprise Defense Infrastructure), qui s'étend sur une durée de dix ans, vise à moderniser les systèmes informatiques militaires. Un contrat qui change clairement la donne pour Microsoft. De son côté, Amazon, qui restait le seul concurrent de Microsoft et était considéré comme le favori, s'est déclaré "surpris par cette conclusion". "AWS (Amazon Web Services, ndlr) est clairement le leader dans le domaine du cloud computing, et une évaluation détaillée fondée purement sur la comparaison des offres conduit clairement à une autre conclusion", a affirmé la société dans un communiqué.
Le nouveau secrétaire à la Défense a été choisi par le président Donald Trump, qui est en mauvais termes avec Amazon et son fondateur Jeff Bezos, propriétaire du Washington Post. Un journal qui a critique régulièrement Donald Trump.
Google s'était retiré de la course en octobre 2018, expliquant n'avoir "pas reçu l'assurance" que ce contrat "serait conforme à (ses) principes en matière d'intelligence artificielle". Malgré le vent de critiques soufflant sur la Silicon Valley à propos des collaborations avec l'armée ou la police, Microsoft et Amazon avaient, peu après le retrait de Google, défendu leur participation à l'appel d'offres.
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"Tous ceux qui vivent dans ce pays dépendent de la puissance de sa défense", avait écrit dans un billet de blog Brad Smith, le président de Microsoft. Le patron d'Amazon Jeff Bezos avait estimé de son côté que le pays serait "en difficulté" si "les grandes entreprises de technologie tournaient le dos au ministère de la Défense américain".
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