Comment Thales réussit sans commande de Rafale
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Les prises de commandes dans le secteur de la défense et de la sécurité représentent plus de 50% des ventes totales de Thales.
GONZALO FUENTES
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Les prises de commandes dans le secteur de la défense et de la sécurité représentent plus de 50% des ventes totales de Thales.
GONZALO FUENTES
Sans contrat Rafale, Thales roule à l'ordinaire. Mais pour le groupe de technologies, il y a bien sûr aussi une vie commerciale sans aucune commande de Rafale fabriqué par Dassault Aviation. C'est le cas au premier semestre 2023 où le groupe de technologies a su tirer son épingle du jeu même si les prises de commandes ont baissé de 24% par rapport au 1er semestre 2022, période durant laquelle le mégacontrat Rafale aux Émirats Arabes Unis (EAU) est entré en vigueur (80 appareils). « Le premier semestre 2023 confirme la forte dynamique commerciale de Thales sur ses différents marchés, a souligné son PDG Patrice Caine cité dans le communiqué publié vendredi. Avec un carnet de commandes en hausse de 7% par rapport au 30 juin 2022, le groupe accroit à nouveau sa capacité à générer une croissance durable au cours des prochaines années ».
Le Rafale reste une locomotive commerciale importante pour Thales, qui devrait néanmoins encore profiter au second semestre de l'intérêt à l'export de l'avion de combat tricolore. Ainsi, le ratio des prises de commandes rapportées au chiffre d'affaires, le fameux « book-to-bill », est négatif, s'élevant à 0,98 contre 1,36 au premier semestre 2022. A pondérer par le fait que le groupe engrange également de très nombreux contrats en fin d'année. Ainsi, Thales prévoit un book-to-bill supérieur à 1 fin 2023. Concrètement, les nouvelles commandes du premier semestre se sont élevées à 8,56 milliards d'euros (contre 11,2 milliards en 2022 et 8,2 milliards en 2021), dont 6,9 milliards d'euros de commandes d'un montant inférieur à 100 millions d'euros (soit plus de 80% des commandes totales). Au 30 juin, le carnet de commandes consolidé (40,6 milliards d'euros), a enregistré une hausse de 7 % par rapport au premier semestre 2022 (37,98 milliards).
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