Constellation IRIS² : la commission attend une « proposition solide » des industriels avant le 7 août
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IRIS² constellation européenne Thierry Breton
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Cela ressemble, en quelque sorte, aussi bien à un sprint qu'à un marathon... Après Galileo, système de positionnement par satellite, et Copernicus, celui de l'observation de la Terre, le nouveau programme spatial phare de l'Europe, IRIS² (acronyme pour Infrastructure for Resilience, Interconnectivity and Security by Satellite), qui vise à assurer les communications souveraines à travers une future constellation de satellites, décolle. Et il est soumis à un calendrier dynamique. Après avoir obtenu le feu vert du Parlement européen, en février, un appel d'offres a été lancé en mars pour mettre sur orbite ce projet, construit sur la base d'un partenariat public-privé, qui ambitionne une mise en service en 2024, avec une pleine capacité opérationnelle en 2027.
« Nous poursuivons au même rythme effréné son implémentation en trois phases. Nous avons d'ores et déjà lancé et conclu la première phase en moins de deux mois », se félicite Ekaterini Kavvada, directrice du spatial et de l'innovation auprès de la Commission européenne. Une étape clé « pour nous assurer qu'IRIS² soit mis en place par l'écosystème industriel européen », précise-t-elle. La deuxième phase a été inaugurée « depuis le 30 mai ». Et elle sera suivie d'un nouveau défi.
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« L'écosystème industriel, déjà présélectionné, sera en position de nous fournir d'ici le 7 août une première proposition qui sera examinée par la Commission européenne courant août, avant d'engager des dialogues en septembre, octobre et novembre », poursuit Ekaterini Kavvada. Ce n'est pas une note de synthèse qui est attendue, mais « une proposition solide du point de vue technique, financier, business et sécurité », ajoute-t-elle. Autrement dit, une proposition « mature », avant la troisième phase, prévue pour novembre ou décembre, avec en ligne de mire, la signature d'un contrat en février prochain.