Coup de théâtre : Latécoère se sépare de sa directrice générale en pleine crise du Covid-19

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(Crédits : Rémi Benoit)
En pleine crise du Covid-19, qui oblige l'équipementier aéronautique français à fermer ses sites en France à partir de lundi, le fonds d'investissement américain Searchlight, propriétaire de 63% du capital de l'entreprise depuis la clôture en décembre de son OPA, a décidé de se séparer de la directrice générale, Yannick Assouad et de remanier le comité exécutif et le conseil d'administration. Yannick Assouad est remplacée par le Britannique Philip Swash, qui a travaillé douze années chez Airbus avant de rejoindre en 2007 l'équipementier aéronautique et automobile britannique GKN.

Coup de théâtre chez Latécoère. En pleine crise du Covid-19 qui oblige l'équipementier aéronautique français à fermer ses sites en France à partir de lundi, le fonds d'investissement américain Searchlight, propriétaire de 63% du capital de l'entreprise depuis la clôture en décembre de son OPA, a décidé de se séparer de la directrice générale, Yannick Assouad et de remanier le comité exécutif et le conseil d'administration. Yannick Assouad est remplacée par le Britannique Philip Swash, qui a travaillé douze années chez Airbus avant de rejoindre en 2007 l'équipementier aéronautique et automobile britannique GKN.

En juillet dernier, lors de l'annonce de son intention de lancer son OPA,  Searchlight avait précisé qu'il apportait pourtant "tout son soutien à l'équipe de direction et à la stratégie" de Latécoère.

Les deux responsables des deux principales divisions changent

Les responsables des deux activités du groupe, membres du comité exécutif, changent également. Thierry Mootz, ancien directeur de la division Aérostructures (tronçons de fuselage, portes) est nommé directeur général délégué et directeur de la Division Systèmes d'interconnexion (meubles avioniques et équipements embarqués). Grégoire Huttner le remplace à la tête de l'activité Aérostructures.

"La nouvelle équipe de direction, dirigée par Philip Swash, s'efforcera en priorité de faire face à la crise actuelle de Covid-19 en assurant la sécurité ainsi que la continuité de l'approvisionnement de nos clients", a déclaré Pierre Gadonneix, président du conseil d'administration.

"A plus long terme, l'équipe de direction se concentrera sur le développement de l'entreprise ainsi que sur l'établissement de la meilleure performance de l'entreprise", a-t-il ajouté, remerciant Yannick Assouad "qui a permis de transformer avec succès la société et de reconstruire la réputation et la confiance des clients".

Latécoère a enregistré une perte nette de 32,9 millions d'euros sur un chiffre d'affaires de 713,1 millions d'euros en 2019.

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Commentaires
a écrit le 25/03/2020 à 13:32 :
Extrèmement bizarre que cette entreprise n'ait pas été considérée comme stratégique. Achetée par des intérêts américains, on peut craindre que toute sa substance va être siphonnée et qu' il n'en restera plus rien en Europe d'ici quelques années. Comme il est fait d'habitude dans ces prises de contrôle venant des USA.
a écrit le 18/03/2020 à 20:24 :
Quand aurez vous compris que l'Amérique veut notre perte quand ??
a écrit le 18/03/2020 à 19:27 :
Encore un fleuron industriel qui va être vidé de sa substance par des financiers internationaux avides de rentabilité à court terme.
Quand les gouvernements français vont-ils mettre en place des structures de portage du capital des sociétés stratégiques ?
Les points forts de l'industrie française sont l'aéronautique, l'armement, l'automobile et l'agro-alimentaire mais pour combien d'année ?
Renault a vendu sa division agricole à Claas, ses poids lourds (y compris la très stratégique filière militaire) à Volvo, ses autocars à Iveco et il est pourtant en grande difficulté.
Il ne faut pas nationaliser mais soutenir l'industrie par l'investissement de fonds souverains.
a écrit le 18/03/2020 à 15:31 :
C'était à prévoir. La ficelle est si grosse qu'on est en droit de se demander si tout cela n'est pas une trahison.
a écrit le 18/03/2020 à 15:14 :
Je croyais que durant la période du coronavirus les licenciements étaient interdits.
a écrit le 18/03/2020 à 14:33 :
Le temps passe.....mais les patrons n'apprennent rien, et les politiques non plus. Ou, au contraire, il sont appris ce qu'ils peuvent tirer en bénéfice financier personnel, au détriment des territoires français.
Comme si avec le temps, on ne savait pas commet cela se passe lorsque les Américains s'emparent d'une entreprise française. "Ils" promettent de garder le management et les emplois, ensuite on transporte le savoir-faire et la fabrication aux Etats Unis (ou en Chine, moins ces derniers temps), et ensuite on licencie en France (la faute a pas de chance!). La France y eperd à chaque fois, mais pas forcément les patrons français. Cf Technip, Alsthom....
a écrit le 18/03/2020 à 11:19 :
Ça va saigner.

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