Diplômés en informatique, psychologie... ces futurs cracks de la cyberdéfense française
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En 2025, les effectifs du ministère des Armées s'élèveront à plus de 4.000 cybercombattants.
Ministère des Armées
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En 2025, les effectifs du ministère des Armées s'élèveront à plus de 4.000 cybercombattants.
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Là où on pouvait penser qu'il n'y avait que des geeks ou des cracks de l'informatique dans les rangs secrets de la nouvelle armée de cyberdéfense, on se trompait vraiment lourdement... Car pour le général de division aérienne Didier Tisseyre, commandant de la cyberdéfense (ComCyber), la meilleure équipe de cybercombattants est "une équipe mixte, polyvalente, bien évidemment féminisée". Les équipes sont donc composées de Bac + 5 et de techniciens en informatique mais aussi "de personnes ayant un esprit très analytique, géopolitique pour comprendre ce cyberespace. Ce sont également des psychologues, des sociologues pour comprendre cette couche cognitive", dont les réseaux sociaux, a expliqué le patron du ComCyber lors de son audition à l'Assemblée nationale début mars.
Il est évident que le général Didier Tisseyre aimerait embaucher plus de Bac + 5 en informatique dans ses rangs mais "sur le plan purement financier nous ne pouvons pas nous aligner sur les salaires que proposent des entreprises privées", souligne-t-il. D'autant, précise-t-il, qu'aujourd'hui, "il n'y a pas suffisamment de bac +5 spécialistes de cyberdéfense". Et d'affirmer que "nous devons relever le défi des ressources humaines" : le recrutement, la fidélisation et les spécificités de la formation des cybercombattants.
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L'armée peut être un beau tremplin pour les jeunes diplômés à condition d'aimer bien sûr l'adrénaline même s'il est fort probable qu'ils ne sentent jamais le sable chaud des légionnaires... A condition également de ne pas être non plus pressé de gagner de très hauts salaires. Qu'est-ce qui pourrait alors les séduire ? "Dans un cadre légal strict, nous offrons la possibilité de faire des choses qui ne sont possibles nulle part ailleurs, sauf de manière illégale et répréhensible", appâte le commandant de la ComCyber. Et d'affirmer que "nous donnons du sens à l'action de ces spécialistes de la cyberdéfense : tout d'abord par la protection du ministère, de la nation, mais aussi par la possibilité de mener des actions fortes sur les théâtres d'opérations pour aller au cœur de la menace terroriste". Le ComCyber est doté des moyens en vue de conduire des opérations offensives dans le cyberespace contre des ennemis, qui menacent les intérêts de la France. En revanche, les sociétés privées françaises n'ont pas le droit de lancer des opérations offensives.
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