Europe spatiale, la bombe incendiaire de Tom Enders

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Le président d'Airbus Tom Enders recommande vivement dans un courrier adressé à Angela Merkel et Emmanuel Macron une initiative franco-allemande en vue de définir en coopération avec l'industrie, une nouvelle vision spatiale, de nouveaux projets ambitieux et de nouvelles politiques pour l'Europe.
Le président d'Airbus Tom Enders "recommande vivement" dans un courrier adressé à Angela Merkel et Emmanuel Macron une initiative franco-allemande en vue de "définir en coopération avec l'industrie, une nouvelle vision spatiale, de nouveaux projets ambitieux et de nouvelles politiques pour l'Europe". (Crédits : Airbus)
Dans un courrier adressé à Angela Merkel et Emmanuel Macron, Tom Enders attaque frontalement l'ESA et les agences spatiales nationales accusées d'être dépassées par le New Space. Il souhaite que l'industrie discute directement avec les Etats.

L'Europe spatiale semble au bord de l'implosion. En tout cas, les couteaux sont déjà sortis. Airbus a lancé les hostilités et essaie de faire exploser la vieille Europe spatiale, de plus en plus déchirée entre le groupe européen, qui veut le leadership, et les agences spatiales européennes accusées de rater le train du "New Space". Le président exécutif d'Airbus, Tom Enders, a décidé d'employer les grands moyens pour ce coup de force. Il a donc sorti la "grosse Berta" en adressant un courrier le 25 mai dernier à Angela Merkel et Emmanuel Macron, dont La Tribune a eu connaissance. Des copies ont été envoyées à Edouard Philippe (Matignon), Bruno Le Maire (Economie et finances) et Frédérique Vidal, en charge de l'espace, en France et Peter Atlmaier (Economie) et Olaf Scholz (Finances) en Allemagne.

Dans ce courrier, qui aurait été reçu de façon extrêmement mitigée au plus haut niveau de l'Etat français, Tom Enders "recommande vivement" aux deux chefs d'Etat une initiative franco-allemande en vue de "définir en coopération avec l'industrie, une nouvelle vision spatiale, de nouveaux projets ambitieux et de nouvelles politiques pour l'Europe". Car, selon lui, la France et l'Allemagne qui sont "les deux nations spatiales européennes prééminentes", "doivent prendre les devants". Il préconise notamment que "l'espace devrait aussi faire partie d'un Traité de l'Elysée renouvelé". Le traité d'amitié franco-allemand, dit traité de l'Élysée, est un traité bilatéral entre la France et l'Allemagne signé au palais de l'Élysée le 22 janvier 1963 destiné à sceller la réconciliation entre les deux pays.

Airbus veut des discussions dans les prochains mois

Tom Enders pose cash les questions sur l'accès de l'Europe à l'espace : "l'Europe a-t-elle besoin d'un accès indépendant à l'espace dans l'avenir et, si oui, comment un tel accès, y compris pour les vols spatiaux habités, peut être garanti compte tenu de la forte pression des Etats Unis (Ndlr : SpaceX...) et des nouveaux acteurs (Ndlr, Inde, Chine)". Et de continuer: comment la gouvernance spatiale et la coopération européennes peuvent être améliorées afin de stimuler l'innovation, la rapidité et le leadership de notre industrie?" Airbus se dit prêt à "discuter de ces questions et bien d'autres avec les ministères et les agences" en charge de la politique spatiale "dans les prochains mois".

"Nous comptons sur votre soutien à cette initiative, étant donné qu'assurer le leadership de l' espace européen signifie également la maîtrise des technologies clés et des infrastructures qui protégeront l'Europe, la sauvegarde de son développement économique et l'emploi des salariés des prochaines générations", a expliqué Tom Enders.

Pourquoi ce coup de force de Tom Enders? Pour concurrencer les Etats-Unis et les nouveaux entrants dans le domaine spatial, il estime que "l'industrie seule ne sera pas en mesure de réussir dans le nouvel environnement spatial. Un alignement étroit entre les gouvernements et une vision européenne claire pour les futurs projets spatiaux, ainsi que des politiques et des budgets en phase avec cette vision, sont d'une importance cruciale".

Des agences spatiale au placard?

Très clairement, Tom Enders et Airbus veulent balayer l'Agence spatiale européenne (ESA) et les agences nationales accusées d'avoir une gouvernance et des processus de prise de décision "clairement insuffisants pour faire face à un environnement nouveau, très dynamique et qui change rapidement". Il constate que la modernisation de la NASA au cours des dix dernières années "montre le chemin". Tout comme Airbus qui a créé ArianeGroup avec Safran, participé au programme de constellation de satellites OneWeb et investi dans des start-ups en Europe et aux Etats-Unis, a rappelé Tom Enders.

Le président exécutif fustige également "les interventions politiques", qui ralentissent d'après lui les processus de décision en exigeant avec "insistance" de la charge de travail dans leur pays selon le principe de retour géographique sur investissement. Principe dont a beaucoup profité l'Allemagne, notamment Airbus, ces dernières années. Un paradoxe qui ne fait pas peur à Tom Enders, qui attaque indirectement l'existence de OHB, qui a été renforcé par Berlin, et du lanceur Vega en Italie. La France, l'Allemagne et l'Angleterre... n'auraient pas vraiment apprécié cette sortie. Dans la foulée de ce courrier, le PDG d'ArianeGroup, Alain Charmeau regrettait dans une interview accordée à La Tribune d'attendre encore des commandes institutionnelles pour Ariane 6 pour la période 2021 et 2022.

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a écrit le 22/06/2018 à 13:04 :
lui et ses casseroles en Autriche et en plus en cours de demission

plus son sabordage de a 380.
sans oublier le400m

triste competence plus de passif que d'actif
a écrit le 21/06/2018 à 1:16 :
Et dire que toute cette immense orchestration tombera à l'eau... Wait and see.
a écrit le 19/06/2018 à 23:14 :
Ba tiens, pourquoi pas ! Il est temps que M. Enders quitte Airbus et arrete de discuter avec Sarkozy (l histoire des satellites). Imaginer que la France va suivre l exemple de l Allemagne en privatisant son spatial et annexement sa technologie militaire au profit d Airbus ce n est pas du rêve, c est du délire.
Réponse de le 20/06/2018 à 10:14 :
Ah bon, on a encore des arsenaux?
a écrit le 19/06/2018 à 20:35 :
Question : pourquoi investir des milliards d'euros dans un lanceur Ariane6 qui est déjà dépassé avant même d'être construit, SpaceX ayant fait la démonstration éclatante qu'on est complètement largué? Un peu comme si on investissait des milliards pour fabriquer des locomotives à vapeur...
a écrit le 19/06/2018 à 15:24 :
Mais tout l'argent que tout l' Europe à travers L'ESA a investi en France pour le développemnet de L'ESPACE français, qui paie sces investissements?
a écrit le 19/06/2018 à 9:24 :
TOUT LE MONDE SAIT QUE QUI DOMINERAS LE CIEL DOMINERAS LE MONDE? LA SCIENCE FICTION NOUS LA SOUVENT DEMONTRE? DONC C EST VRAIS QUE SI L EUROPE VEUT ALLEZ DE L AVANT POURQUOI PAS / MAIS AVANT IL FAUDRAIT VOIR QUI EST DERRIERE CE PROJET SI C EST LES BANQUES C EST ENCORE L AMERIQUE QUI TIRERAS LES FICELLES . TRUMP VIENT D ANNONCE AUSSI QU IL FAUT ALLEZ DE L AVANT AUSSI SUR L AERO SPACIAL??? ///LE PIRE DES DESPOTES C EST LE GOUVERNEMENT MILITAIRE ///ROPESPIERRE///
a écrit le 19/06/2018 à 8:31 :
Les bureaucraties européenne et étatiques épinglées! Cela fait des courants d'air. Tant mieux.
a écrit le 19/06/2018 à 5:24 :
Habite à Toulouse et connaît un peu le CNES pour y avoir des amis et y avoir bossé comme indépendant il y a une quinzaine d'années.

Culture endogamique par excellence:
- ne recruter que des gens que l'on connait déjà par la sous-traitance par exemple
- pas d'embauche au dessus de 35 ans
- que certaines écoles et forcément BAC+5
- structure hiérarchique omni présente

La recette idéale pour ne pas innover, et répéter à l'infini les même processus, l'individu devant se fondre dans le mamouth et étant sélectionné à la base pour ne pas diverger du cadre.

Ils sont morts : cela prendra 5 ans ou 10 ans.

Je sais qu'il y a déjà de grands industriels qui se passent du CNES.
a écrit le 19/06/2018 à 3:24 :
Il a tout à fait raison sur le diagnostic, mais comme disait l'autre dans la chanson "celui qui dira la vérité..."
Changer plus vite, identifier rapidement les innovations et recompositions du marchés, classer celles qui sont disruptives de celle qui sont simplement évolutives (elles n'impliquent pas les mêmes plans d'action), est un enjeu pour n'importe quel opérateur économique...Et le Spatial/défense français, biberonné aux commandes et aides d'état (bref à la charge sécurisée de travail sans une force commerciale démente pour aller la chercher), apprends dans la douleur la performance, la rationalisation et l’harmonisation des processus...Par contre M. Enders, désolé mais Ariane Group est un mauvais exemple, L'aérospatiale, devenue astrium, s'est marié avec Snecma Propulsion Solide, devenu lui-même Herakles avec son mariage avec SNPE, tout cela pour former Airbus Safran Launcher (vous suivez hein?), qui est enfin devenu Ariane Group. Tout cela en 5 ans...Les fabricants de panneaux s'en sont donnés à coeur-joie en Gironde...Et les gens doivent apprendre à se parler, avec des process encore très différents, donc bon...

C'est surtout une logique d'évolution dont il est question ici, SpaceX fait flipper tout le monde en Gironde car Elon Musk fait quasiment ce qu'il veut, et a des interlocuteurs privilégiés à la Nasa, alors qu'Ariane Group est face à un marigot d'interlocuteurs divers qui se tirent la bourre, Locaux, Ministériels, inter-ministériel, étatiques, européens (ce ne sont pas les même personnes en plus!)...Bref on avance mais lentement, trop lentement...et toutes ces planètes s'aligneront qu'avec une volonté politique forte, ce que réclame Tom Enders. Par contre la forme, cela ne va pas plaire du tout, tout le monde se fait forcer la main ici. Ce que l'on ne sait pas, c'est si cette lettre ouverte était la première (alors le procédé serait maladroit), ou la nième après une série de contacts "réguliers" qui n'auraient rien donné...J'ai mon avis...
a écrit le 19/06/2018 à 2:32 :
Roxetta !
a écrit le 19/06/2018 à 2:31 :
Roxetta ?
a écrit le 18/06/2018 à 20:41 :
tout à fait d'accord avec vous.
a écrit le 18/06/2018 à 10:33 :
Ah ah ah !
L'industrie spatiale a été et est encore sous perfusion des états grâce aux agences spatiales. L'industrie coûte en réalité très cher justement parce qu'elle se sert à travers les agences, sans aucune concurrence. C'est peut-être ce qui frêne la progression technique et l'innovation dans le secteur.
C'est vrai que le modèle de partage industriel est très efficace en Europe, en témoigne par exemple la grande réussite de Galileo.
Ou bien tente-t-il seulement d'allumer un contrefeu pour faire oublier les soupçons de corruption et de commissions occultes de sa filière hélicoptère (plusieurs centaines de M€) ?

Alors, le loup voudrait-il croquer sa mère avant d'être sevré ?
a écrit le 18/06/2018 à 8:10 :
Ahhhh Tom Enders, l'airbusien par excellence ! Prétentieux, donneur de leçon et refusant de se rappeler qui s'il existe c'est justement parce que la France et l'Allemagne l'ont bien voulu. Oubliant bien sûr que le succès d'Ariane c'est avant tout le succès du CNES et non celui de ses prédécesseurs.
ce qu'il veut, c'est que l'Europe paye, enfin l'Europe, c'est la France et l'Allemagne pour Tom. Bien sûr, dans sa vision, c'est ensuite lui qui choisit où il produit, disons en Allemagne et aux States parce que ça fait startup.
et ensuite, les bénefs (sur la production) , c'est pour les actionnaires d'airbus, ça va de soit et les pertes (de la commercialisation) c'est pour les états, ça va de soit aussi.
Du Tom Enders quoi...
Réponse de le 18/06/2018 à 9:12 :
Il n'existe pas d'industrie puissante sans un état fort, du moins je le pense et le constate. Hors, depuis la disparition des puissantes directions techniques françaises l'état a perdu la compétence de dialoguer avec des techniciens, il a baissé les bras, toutes les décisions sont prises désormais par les banquiers d'affaires tant dans l'industrie automobile que pour les autres grands domaines. Elie Cohen (P. jointe - rep. 5:40 et 7:00) - http://denisbaupin.fr/les-reponses-delie-cohen-lors-de-son-audition-par-la-mission-dinformation-sur-lautomobile/
a écrit le 18/06/2018 à 1:01 :
Pendant que SpaceX investit tous ses capitaux dans de nouveaux développements pour mieux préparer l’avenir, Airbus/ArianeGroup se goinfre des milliards d’euros dérobés aux institutions européennes pour proposer une Ariane 6 moins performante qu’Ariane 5 développée 30 ans plus tôt. Mais ça ne suffit pas à ces escrocs. Alors on attaque les institutions pour mieux « nicker » l’avenir de l’Europe spatiale... quelle honte !
a écrit le 17/06/2018 à 17:45 :
sur l´esa, cnes il n´a pas tort. des dirigeants dans le formol se souciant plus de leurs avantages que de prendre des risques sur des nouvelles solutions.

par contre donner tous les budgets à airbus, cela n´est peut etre pas la bonne solution non plus: a400m, a380 , ce ne sont pas des réussites stratégiques...
donc pas de lecons à donner non plus
Réponse de le 18/06/2018 à 10:44 :
Les agences seraient donc dans le formol ?!!
Et j'aimerais aussi savoir de quels avantages vous parlez !
Des preuves face à un tel argument seraient bienvenues !

Prendre des risques avec l'argent public ?
Encore faudrait-il que les états l'autorisent, c'est bien là le problème.
On sait très bien que ce sont justement les agences nationales (les états donc) qui prennent les risques et l'industrie qui ramasse les fruits mûrs.
Des budgets en baisse, un contrôle exercé par les seuls financiers, une industrie qui coûtent un "pognon monstre"... Voilà plutôt le problème et le frein à l'innovation.
Réponse de le 18/06/2018 à 12:26 :
Je suis de votre avis pour A400M ainsi que le NH90 à une moindre échelle. Par contre l'A380 n'a rien à voir dans ce sujet.
a écrit le 17/06/2018 à 14:57 :
Ah! Oui... Indépendament de tous ça, qu'est-ce qui garantie au citoyen que l'espace ne sera pas le prochain parc à migrants, où l'on enverra toutes la misère du monde ?
C'est quoi travailler sur la lune ? Les mines pour nos enfants et la fin de vie sur terre pour les meilleurs ? Effectivement il faut bien réviser certaines percpectives...
Réponse de le 17/06/2018 à 19:06 :
Faut déjà réviser un peu ses notions dans le domaine avant de donner des lecons. Arrête un peu hollywood et documente toi un peu sur la réalité’ d’en la conquête spatiale spaciale...
Réponse de le 17/06/2018 à 20:24 :
Hoche ne répond pas à mes questions et donne des leçons...
Je ne voit pas ce qui l'énerve dans mes pensées... Sans doute a t-il le désire de nier l'Histoire ? Science sans conscience...
a écrit le 17/06/2018 à 14:40 :
Comment Airbus peut-il se permettre de faire la leçon, face au fiasco de l’avioneur Depuis quelques décennies...!
Réponse de le 17/06/2018 à 17:56 :
Pourriez vous nous éclairer quant au 'fiasco' d'Airbus. Hormis l'A400 qui est un programme difficile pour les raisons que dénonce justement Enders, Airbus va plutôt bien, en tous cas, c'est ce que pensent les investisseurs. Beaucoup d'entreprises aimeraient faire de tels fiasco....
Réponse de le 18/06/2018 à 8:50 :
Continuons sur cette voie et un jour Airbus sera Chinois ou Américain.
a écrit le 17/06/2018 à 13:38 :
Complètement d'accord sur sa colère. L'aristocratie de l'ESA et du CNES aurait bien besoin d'ouvrir les yeux et de comprendre qu'elle est "has been".
Réponse de le 17/06/2018 à 14:03 :
Comment pourrait -il y avoir durablement un projet européen qui ne soit sabordé par l' Ue sous hégémon us ....?

Macron pro Ue ne vient-il pas de remettre les clés du coeur nucléaire français cad le système Arabelle aux usa via la "vente" d' Alstom ?

http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/01/05/31007-20150105ARTFIG00339-vente-d-alstom-les-dessous-des-cartes-par-jean-michel-quatrepoint.php

N' avez-vous pas compris que l' Ue lamine ses propres intérêts ? L' Ue, on la décode, on la comprend puis on la quitte.
Réponse de le 17/06/2018 à 14:46 :
Il a surtout vendu le nucléaire de nouvelle génération à la Chine.
Le dernier fleuron de l’industrie Française, toute la chaîne, de l’extraction au traitement des déchets...!
Réponse de le 17/06/2018 à 16:40 :
Non l’ue Ne lamine pas son programme spatiale pour le donner aux usa étant donnée que leur programme diverge depuis maintenant une dizaine d’annee
Le problème de l’esa C’est que chaque pays cotisant, reçoit une part de « travail » proportionnel
Le grand méchant axe americano- sioniste n’a rien à voir là dedans
Allez donc jeter un œil aux site de l’esa Et la NASA pour voir leur programme qui sont ouvert et publique
Aucune part d’ombre dans les programmes ni trou ou raccourcis
Par contre on oublie ici de préciser que la NASA souhaite privatiser sa partie de la station spatiale internationale afin de se consacrer à sa station cis lunaire là où l’esa Espère faire perdurer la station spatiale internationale et en développer une géostationnaire
Ce ne sont donc pas les mêmes problématiques ni les meme programmes

Concernant ariane espace , il ne faut pas oublier que leur mode de propulsion est Sous forme de carburant solide donc une fois allumer on ne peux plus l’eteindre ( en tout cas actuellement sur Ariane 5 ) Airbus aimerait juste recuperer des sous pour épancher le déficitaire sa branche aéronautique
Réponse de le 17/06/2018 à 17:17 :
@Ben Et ça, c' est le travail de Macron et c' est pour les lapins ....?
http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/01/05/31007-20150105ARTFIG00339-vente-d-alstom-les-dessous-des-cartes-par-jean-michel-quatrepoint.php
Réponse de le 18/06/2018 à 10:48 :
"L'aristocratie de l'ESA et du CNES" ?
Punaise, en voilà un scoop ! Les agences seraient donc des nids d'aristos !
Des preuves, des preuves !

Sans ces agences, les industriels européens tireraient la langue. Ils sont sous perfusion permanente des états via les agences. Et ça fait des décennies que ça dure !
a écrit le 17/06/2018 à 13:22 :
La question du retour géographique qui impose de rétrocéder des activités aux états membres de l'ESA à due proportion de leur participation est un problème récurrent qui conduit à une efficacité économique assez moyenne. Cependant il faut bien se rendre compte que sans cela il n'y aurait pas d'Europe spatiale et pas de grands projets scientifiques où même d'intérêt général comme la météo car aucune société privée ne les financerait. La question est bonne mais la réponse n'est pas la disparition de l'ESA...Ce n'est d'ailleurs pas exactement ce que dit Enders. Il ne faut pas non plus oublier que la vocation de l'ESA n'est pas d'être économiquement efficace mais d'être fédérative et de diffuser de la technologie en Europe. L'exemple des USA n'est pas reproductible car, d'une part, nous ne disposons pas de 'venture' capitalistes de même taille et d'autre part la capacité de décision est fortement obérée par la multitude des acteurs. Ne pas oublier également que Space X a abondamment profité de la coopération implicite de la NASA qui ne passe pas son temps à réclamer des royalties sur de pseudo brevets comme le fait certaine agence de ce côté-ci de l'atlantique. Le contexte est donc fort différend et Enders ne fait que rappeler certaines vérités. Il n'a peut être pas choisi la façon la plus diplomatique et par la même la plus efficace pour s'exprimer.
a écrit le 17/06/2018 à 12:51 :
Un capitaliste qui exige rien de moins que plus de sous et un monopole sur le pactole.
On lui dit quoi ?
On lui dit, OK mec tu as raison, faut être plus ambitieux, il nous faut un autre airbus, on a vu les dégâts aux US de la réduction drastique des entreprises d'aérospatiale, les coûts ont enflé jusqu'à étrangler la NASA qui a dû abandonner la plupart de ses projets, y'a 15 ans on nous promettait de s'installer sur la Lune avant 2020 et depuis ?
Et paf.
a écrit le 17/06/2018 à 11:22 :
"Tom Enders recommande, bla, bla, bla".
L'Europe est deja larguee par les USA.
Ariane & ses projets bons pour un tres proche avenir a mettre definitivement au placard.
Essayer de rattraper les programmes tres avances des Space X et autres n'est pas imaginable avant 10 ans.
Trouver une union en Europe pour un programme commun ?
Peut-etre en 3010 ?
Réponse de le 17/06/2018 à 12:48 :
Et ...gna... gna... gna ça c'est tout à fait frenchie , c'est les américains les plus forts et gna... gna... gna !!!
Réponse de le 17/06/2018 à 22:10 :
Si on déclare forfait avant de se battre on perd forcément. Quant à spacex , il y a Elon Musk derrière, c'est à la fois un avantage décisif et un sérieux inconvénient.
Réponse de le 18/06/2018 à 7:27 :
Permettez-moi de clarifier mon propos. T. Enders est un homme de terrain tres competent. Il suggere a votre presidium de se bouger. Ce dernier se sent incapable de lui repondre uniquement que par l'invective, ce qui traduit une incapacite patente comme tous vos politiques, qui ne font que jaser. Pendant ce temps la, ailleurs on cherche, on travaille. Capito ?
Votre Europe, les gens en ont assez.
a écrit le 17/06/2018 à 10:48 :
Tous les états ont été mis à contribution pour créer l’espace y compris aux US avec la NASA. Sans cette contribution, parfois houleuse entre états européens, l’Europe de l’espace n’existerait pas. Un bon exemple le manque de contribution et de vision des états dans le numérique fait que nous sommes rayés de ce marché mondial sans possibilité de se positionner sur l’avenir tellement porteur, en dehors bien sur des discours très pompeux de nos exécutifs politiques. En Europe avec notre habitude et particulièrement française de créer des agences, qui il est vrai au balbutiement de cette industrie mi économique mi recherche sur la galaxie pouvaient avoir un sens pas aujourd’hui, ces agences sont un poids plus décisionnaire en discours en concurrence entre elles que technique et business L’entrée dans ce marché d’acteurs indépendants, même si leur commande peut parfois dépendre d’un état, ont bouleversé le marché. Dans cette nouvelle conception qui est tournée vers le business les agences par leur lourdeur par parfois des querelles internes et du manque de voir que le marché spatial est avant tout une affaire de moyens, de prises de décisions rapides sont un frein au développement technique et pire pour l’avenir un marché qui sera perdu pour les européens au profit d’acteurs plus ambitieux. Nous pouvons prédire au moins pour la France que nos exécutifs qui veulent dire leur mot sur tous les sujets même ceux qui les dépassent, du tout état et le Président actuel en est un parfait peut- être le pire depuis des décennies car sous ses discours d’une ouverture sur le monde d’une ouverture vers la décentralisation il est celui qui veut tout décider tout verrouiller et tout contrôler ce qui une nouvelle fois mettra notre pays en difficulté sur le plan de son développement, de la créativité, des marchés de demain.
La photo montre un homme T.E qui dis plus de frein étatique à un Président qui refusera de voir l’avenir dans un marché qui exclu l’Etat politique, cette main mise néfaste pour l’avenir. Se joue « le jacobisme » français qui préfère le bilan de 2200 milliards de dette et 5 millions de chômeurs contre une concurrence imposée par les nouveaux acteurs qui se moquent bien de ce que penser et dire notre énarque qui dans sa formation à ce mot maudit en politique ADMINISTRATION.
Réponse de le 17/06/2018 à 12:09 :
"Se joue « le jacobisme » français qui préfère le bilan de 2200 milliards de dette et 5 millions de chômeurs contre une concurrence imposée par les nouveaux acteurs qui se moquent bien de ce que penser et dire notre énarque qui dans sa formation à ce mot maudit en politique ADMINISTRATION. "

La dette est entretenue par notre appartenance à l' Ue puisque nous perdons plus de 8 milliards d' euros annuellement depuis 10 ans quand nous voyons grossir la dette illégitime de la France dont les raisons sont exposées ci-après ... ..

La loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France (aussi appelé loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, et parfois, péjorativement, loi Rothschild), modifie l’organisation de la banque de France et affaiblit les droits du Trésor Public par rapport à celle-ci.
L’article 25 interdit en effet au trésor Public d’emprunter directement à la Banque de France à un taux d’intérêt nul, comme il en avait jusqu’alors le droit. Cet article stipule : “Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France”.
http://u-p-r.wikia.com/wiki/Les_10_raisons_qui_nous_imposent_de_sortir_de_l%E2%80%99Europe
Réponse de le 18/06/2018 à 6:30 :
@Berthelon bonjour, réponse médiocre 80 mds par rapport aux mds de notre dette montre le niveau de votre parti. Concernant votre poulain qui en dehors de brandir des pages et des déplacements à l'étranger dans les dorures des ambassades flutes à la main n'a jamais rien prouvé pire lui aussi un aristocrate de l'ENA et des dorures de la République viré par M. Sarkozy d'un poste qui a montré son inutilité. Pour rappel M. Asselineau qui a montré son niveau avec des chiffres approximatifs surtout en terme de coûts et qui a perdu ses nerfs face à ses contradictions n'a pas convaincu les citoyens lors de la présidentielle au contraire son score minable montre bien qu'il n'est pas à la hauteur des enjeux de la planète un bon petit politicien bien français aigri sans grande envergure. L'avenir n'est pas certainement à l'UPR un parti d'hier sans aucune vision des bouleversements de l'économie mondiale.
a écrit le 17/06/2018 à 10:30 :
Le gouvernement n'a pas apprécié ! Au nom de quoi ? Enders est payé pour faire ce genre d'analyse, le gouvernement n'a pas à ne pas apprécier mais au contraire à écouter de tels conseils. Et en plus l'analyse d'Enders est pleine de bon sens. Reste à espérer que le gouvernement allemand aura une réaction plus constructive.
a écrit le 17/06/2018 à 10:26 :
Manu a dû apprécier le courrier, lui qui aime parler cash et pognon pour l'avenir ?
a écrit le 17/06/2018 à 10:07 :
Tom ENDERS absolument raison, mais les gouvernement, raisonnent d'abord politique. Donc plutot affaiblir que renforcer DESESPERANT.
a écrit le 17/06/2018 à 9:43 :
L'Europe est malade et je crains que la chimio soit pire que le mal. A une certaine époque nous avons réalisé Concorde avec nos amis anglais ainsi que des caravelles, ce bel oiseau, des fusées parfois de gros pétard mais qui ont favorisé l'éclosion d'une Europe spatiale des centrales nucléaires, des sous-marins nucléaires, des autoroutes, le minitel, etc. Aujourd'hui avec toute cette richesse nous faisons quoi chers politiques? Dans les années 70, il n'y avait plus de dettes, et le secteur public pesait 19% des emplois et 25% de la richesse, aujourd'hui ces deux postes sont à 5%. La seule politique d'aujourd'hui est tournée vers l'enrichissement rapide de quelques uns et le démolition de ce qui reste de nos grandes sociétés pour la plus grand joie des (gros) actionnaires. First, supprimons sciences PO et l'ENA!
Réponse de le 18/06/2018 à 10:04 :
Dans les annees 60-70 on investissait dans la R&D. Maintenant on claque le pognon dans des PTZ, Pinel et pour payer des talaosso aux retraités (je sais que ca va plaire aux vieux, mais en 1960 un retraité etait un PAUVRE. aujourd hui ils sont bien plus nombreux et vievent mieux qu eles actifs. alors forcement il reste plus beaucoup d argent pour le reste)
a écrit le 17/06/2018 à 9:36 :
On le comprend, de part ses dirigeants seuls serviteurs des riches on voit bien que l'europe est en panne, elle meure et nos dirigeants sont incapables de le voir car campés sur les seuls intérêts de quelques uns.

Une nouvelle europe ou bien plus d'europe du tout or comme cette europe là n'est construite que par l'oligarchie pour l'oligarchie elle est sans intérêt condamnée à décliner car guidée par des prêtres néolibéraux aveugles.

Quelle photo incroyable encore une fois...
a écrit le 17/06/2018 à 9:34 :
L' Ue a été créée par les states pour effacer un concurrent politique et géopolitique et cliver d' avec la Russie. Enders a raison dans son constat qui est d' observer que tout cette machinerie ne sert qu' à faire prendre du retard, exemple avec galiléo, puis effacer un concurrent, vive le retour aux "états-nations fait de coopérations ..
a écrit le 17/06/2018 à 9:24 :
Je n'aime pas particulierement Mr tom envers mais il n'a pas tords de dire que l'agence spaciale europeen menque clairement d'ambition..... Mais bon sa s'est une histoire d'argent, nous ne pouvons donner des miliards a l'Afrique et acceuil les migrants est avoir une politique spaciale ambisieux ....
Nous avons abandonné le programmes Ernes ( une mini navettes spaciale) , celui - ci devaient nous donner les savoir faire des vole habiterait et du retour sur terre....
Nous avons les moyen de cree une navette spaciale europeenn , dè minimué le couts financier de l'espace , mais pour cela ils faut du courrage, dè la volonté et surtous les ingénieurs efficaces.....
a écrit le 17/06/2018 à 9:22 :
Si il faut bien retenir quelquechose de l'article, c'est que Airbus veut que les gouvernements mettent la main à la poche au seul bénéfice d'Airbus.

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