Florence Parly garde "toujours bon espoir" de vendre le Rafale à la Belgique

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Florence Parly reste combative. La ministre des armées garde "toujours bon espoir" de convaincre le gouvernement belge d'acheter des avions de combat Rafale, malgré l'hostilité affichée à l'offre française du ministre belge de la Défense Steven Vandeput. "J'ai toujours bon espoir et je suis très déterminée, parce que si le ministre de la Défense belge ne s'est en effet pas exprimé en faveur de cette proposition, il a néanmoins indiqué que c'était au gouvernement belge de prendre cette décision", a estimé Florence Parly sur la radio France inter. "Ce qui veut dire que le jeu est encore ouvert", a-t-elle estimé.
La Belgique doit acheter 34 nouveaux avions de combat afin de remplacer sa flotte de F-16 américains vieille de 40 ans, un marché estimé à 3,6 milliards d'euros. Le Rafale de Dassault Aviation est en compétition avec le F-35 de l'américain Lockheed Martin, présenté comme le favori, et le Typhoon du consortium européen Eurofighter. La décision finale de Bruxelles est attendue courant 2018.
Contrairement à ses concurrents, qui ont répondu à l'appel d'offres, la France a proposé que le contrat se fasse dans le cadre d'un accord d'État à État comprenant également des mesures de coopération. Dans ce cadre, Florence Parly, a proposé à son homologue belge Steven Vandeput "la mise en place d'un partenariat approfondi" entre les deux pays, "pour répondre au besoin exprimé par l'armée de l'air belge", avait expliqué début septembre le ministère des Armées dans un communiqué. La France propose un "partenariat structurant", qui pourrait prendre la forme d'un accord intergouvernemental.
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Selon le ministère français, ce partenariat comprendrait la fourniture du Rafale. Plus précisément, la Belgique prendrait part à la définition du standard de l'avion de combat tricolore ainsi qu'aux modernisations de l'appareil. Ce partenariat comprend également "une coopération approfondie entre nos deux armées de l'air dans les domaines opérationnels, de formation et de soutien, ainsi qu'une coopération industrielle et technique impliquant des entreprises des deux pays". Mais pour le ministre belge de la Défense, Steven Vandeput, la Belgique s'exposerait à "des poursuites judiciaires" en prenant en compte l'offre française, formulée hors du cadre de l'appel d'offres. "Il appartient au gouvernement de décider des suites à donner", a-t-il précisé.
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