Isar Aerospace lancera Spectrum sur le futur pas de tir norvégien à Andøya

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Le site de lancement d'Andøya Space
Le site de lancement d'Andøya Space (Crédits : Andøya)
Isar Aerospace, la société de services de lancement de petits satellites (jusqu'à 1.000 kg de charge utile), a signé un accord avec Andøya Space, l'opérateur de la base de lancement norvégienne. Cet accord garantit à son lanceur Spectrum un accès exclusif sur l'île Andøya pendant 20 ans.

Isar Aerospace a pris de vitesse son rival allemand Rocket Factory Augsburg (RFA). La société de services de lancement de petits satellites (jusqu'à 1.000 kg de charge utile), présidée par Daniel Metzler, a obtenu la signature d'un accord avec Andøya Space, la base de lancement norvégienne. Car accord garantit à son lanceur Spectrum un accès exclusif sur l'île Andøya pendant 20 ans. En tant qu'opérateur du site de lancements, Andøya Space, qui appartient au ministère du Commerce et de la Pêche norvégien (90%) et à Kongsberg Defence Systems (10%), doit fournir à partir de 2022 un pas de tir, des installations d'intégration pour les charges utiles ainsi que l'infrastructure technique sur place. A terme, Andøya Space prévoit de construire deux ou trois pas de tirs pour le lancement de petits satellites.

« Nous sommes très heureux et fiers d'avoir pu sécuriser notre pas de tir dédié sur Andøya, le port spatial le mieux financé d'Europe continentale. La durée et le caractère exclusif de cet accord nous permettent de fournir des solutions de lancement clé en main sur le long terme depuis le sol européen », a expliqué le PDG d'Isar Aerospace Daniel Metzler cité dans le communiqué d'Andøya Space.

Isar Aerospace ambitionne également de tirer son lanceur Spectrum à partir du Centre spatial guyanais (CSG). La France y semble prête. Selon un document du Secrétariat général des affaires européennes (SGAE) envoyé à la Commission européenne et dévoilé par La Tribune, elle estime que "dans une logique de réduction des coûts fixes, il est évident qu'il faut maintenir le CSG comme port spatial de l'Europe, tout en le modernisant et en l'ouvrant à de nouveaux opérateurs". Depuis plusieurs mois, le CNES et Isar Aerospace négocient l'arrivée de Spectrum au CSG.

Une cadence de 20 lancements par an

En dépit du retard des essais de tir du moteur Aquila, Isar Aerospace prévoit toujours au deuxième trimestre 2022 le premier vol de Spectrum. La startup allemande, qui a réussi à lever près de 110 millions de dollars, est ambitieuse : dès 2024/2025, elle prévoit une très forte cadence de lancements sur deux pas de tir différents : celui d'Andøya en Norvège et un second, qui reste encore à déterminer. Soit 20 lancements par an à cet horizon, puis une trentaine à terme. Andøya Space a déjà une longue histoire dans le secteur des lancements suborbitaux.

Compte tenu de son emplacement très au nord sur une côte, Andøya Space peut offrir des inclinaisons de lancement allant de 87,4 à 108 degrés. Celles-ci sont favorables pour les orbites polaires et héliosynchrones. La trajectoire de vol assure une trajectoire dont le tracé au sol ne traverse pas des zones peuplées. « Ce partenariat est une étape importante pour l'industrie européenne du New Space, car nous assisterons au lancement du premier satellite lancé par une start-up européenne du sol européen. Nous pensons que ce n'est que le début d'une demande mondiale de capacités de lancement en Europe », a estimé le PDG d'Andøya Space, Odd Roger Enoksen.

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Commentaires
a écrit le 19/04/2021 à 20:25 :
Quel est l'intérêt de tirer à une telle latitude?
a écrit le 19/04/2021 à 9:21 :
Y a aussi un site de tir de fusées (suédoises) en Suède à l'est de Kiruna, mais pas accessible par la mer. Mais Andøya est légèrement plus au nord.

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