Le contrat iranien ne permettra pas à Airbus de mettre fin à l'inquiétant arrêt des commandes d'A380 depuis plusieurs années. Selon le PDG d'Iran Air, Farhad Parvaresh, cité par l'agence de presse iranienne Irna, Ia compagnie iranienne a ramené à 100 avions la commande qu'elle entend passer à Airbus, notamment parce qu'elle a renoncé à acquérir le très gros porteur A380.
En juin, l'agence Reuters avait annoncé que le projet d'achat de 12 A380 par l'Iran dans le cadre de sa méga-commande d'Airbus pourrait être remis en cause.
Le protocole d'accord signé en janvier dernier entre Airbus et Iran Air lors de la visite en France du président iranien Hassan Rohani, portait sur 118 appareils de toute la gamme de l'avionneur, dont 12 très gros-porteurs.
Une mauvaise nouvelle pour le super Jumbo européen. Certes officiellement, avec la réduction de cadences de production à 1 appareil par mois à partir de 2018, les 119 exemplaires inscrits dans le carnet de commandes à fin novembre restants à livrer, assure à l'avionneur près de dix ans de production. Mais ce carnet est moins flatteur qu'il ne le paraît dans la mesure où de nombreuses commandes sont très fragiles et ont peu de chance d'être honorées. En retirant du carnet ces commandes considérées comme incertaines, il reste grosso modo 70 appareils livrer. Un niveau qui permet d'alimenter la chaîne jusqu'à 2021. Sauf en cas de nouvelles prises de commandes qui redonneraient une bouffée d'oxygène au programme.
Lire ici : Qui peut acheter acheter l'A380 aujourd'hui?
Pour autant, en interne chez Airbus, on reste confiant sur une commande ultérieure, une fois que l'aéroport de Téhéran disposent d'infrastructures capables de les accueillir. Iran Air n'a pas non plus pris de B747-8.
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Le contrat Airbus avec Iran Air pourrait être signé d'ici quelques jours, a déclaré dimanche le ministre iranien des Transports.
Ce contrat interviendrait peu après celui signé par Iran Air et Boeing pour l'achat de 80 avions américains d'une valeur de 16,6 milliards de dollars (15,9 milliards d'euros).
En novembre, les Etats-Unis avaient accordé à Airbus une seconde licence pour la vente d'appareils à l'Iran permettant à l'avionneur de poursuivre les négociations sur la finalisation de l'accord conclu en janvier. Même si Airbus est un groupe européen, les produits vendus à l'Iran équipés à plus de 10% de matériels américains doivent recevoir le feu vert des Etats-Unis. En septembre une première licence avait été accordée à Airbus pour la vente de 17 moyen-courriers A320 et des long-courriers A330.
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