Dans la nuit du 19 au 20 février, des frégates multi-missions françaises (Fremm) ont détecté des attaques multiples de drones en provenance du Yémen dans leurs zones de patrouille respectives dans le golfe d'Aden et dans le sud de la mer Rouge. « Deux drones ont été engagés et détruits » par des missiles Aster 15, a annoncé le ministère des Armées dans un communiqué mardi. « Ces actions contribuent à la sûreté maritime, du canal de Suez jusqu'au détroit d'Ormuz, et participent de la défense de la liberté de navigation, objectif de l'opération EUNAVFOR Aspides lancée par l'Union européenne le 19 février sous commandement grec », a précisé le ministère.
La France a déployé dans la région la frégate Fremm Alsace le 20 janvier dernier, qui a rejoint la Languedoc arrivée le 8 décembre 2023. Le 10 décembre, la frégate Languedoc avait dû procéder à des tirs de missiles antiaériens Aster 15 pour abattre deux drones qui se dirigeaient droit sur elle. Un tel tir de missiles sol-air en autodéfense constituait une première pour la Marine française. « Cette interception a été réalisée dans le cadre d'une posture défensive et de légitime défense », avait alors expliqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Les navires d'EUNAVFOR Aspides pourront riposter pour défendre les navires marchands ou se défendre eux-mêmes, mais ils ne pourront pas viser des objectifs à terre contre des positions des rebelles houthis au Yémen, selon des diplomates. Contrairement aux Etats-Unis.
L'Union européenne a officiellement lancé lundi sa mission de protection du trafic maritime en mer Rouge, perturbé par des attaques des rebelles houthis, a annoncé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.