Le monument aux morts en opération extérieure inauguré le 11 novembre

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Le monument aux morts en opération extérieure, situé dans le Parc André-Citroën, est dédié à la mémoire des militaires morts pour la France lors des différentes opérations extérieures menées depuis 1963
Le monument aux morts en opération extérieure, situé dans le Parc André-Citroën, est dédié à la mémoire des militaires morts pour la France lors des différentes opérations extérieures menées depuis 1963 (Crédits : Ministère des Armées)
Contrairement à ce qui était prévu, le monument aux morts en opération extérieure sera essentiellement financé par le ministère des Armées. La mairie de Paris, qui devait le cofinancer, a renoncé à sa promesse.

Le feuilleton du monument aux morts en opération extérieure (OPEX) va connaître une fin heureuse. Alors que le brigadier Ronan Pointeau a été tué samedi au Mali dans  l'accomplissement de sa mission, la France s'apprête enfin à honorer le 11 novembre prochain les soldats qui sont tombés en OPEX depuis 1963. Tout n'a pas été simple pour ce projet pourtant de bon sens qui a été lancé en 2011 et dont les travaux n'ont débuté que début 2019. Pourquoi ? Essentiellement en raison du revirement de la Mairie de Paris qui a décidé de ne plus cofinancer ce monument dont le coût est estimé à 1,2 million d'euros. Le projet sera donc financé que par le ministère des Armées, maître d'ouvrage.

"Le Mémorial #Opex est enfin prêt et sera inauguré le 11 novembre 2019, date d'hommage à tous les morts pour la #France. Une œuvre poignante mettant en avant les différents corps de l'armée française, + un mur de 548 noms de soldats français morts pour la #liberté depuis 1963", avait tweeté le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, Geneviève Darrieussecq

Inauguré par Emmanuel Macron, ce monument, situé dans le Parc André-Citroën, est dédié à la mémoire des militaires morts pour la France lors des différentes opérations extérieures menées depuis 1963. Les noms des soldats morts pour la France sur le monument pour les OPEX seront regroupés par grand théâtre d'opération et par date d'opérations à l'intérieur de ces théâtres, dans l'ordre alphabétique. Il a été prévu de laisser de la place pour ajouter des noms par la suite. Le dernier mort pour la France est à ce jour Ronan Pointeau.

Dans un discours prononcé lundi, la ministre des Armées Florence Parly a évoqué la mémoire du brigadier Ronan Pointeau : "Je veux aujourd'hui lui rendre hommage, et je le fais en ayant à l'esprit la devise du 1er régiment spahi de Ronan Pointeau : « faire face ». Ensemble, nous devrons faire face. Nous devrons continuer le combat auquel le brigadier Ronan Pointeau a consacré sa vie, jusqu'à la donner. Le sacrifice de vos frères d'armes blessés, de ceux qui ont perdu la vie en allant au bout de leur engagement ne doit pas quitter nos esprits. Honorer leur mémoire, c'est poursuivre la mission en laquelle ils croyaient, c'est ne jamais baisser les bras, c'est l'emporter, pour la France".

Un projet longtemps bloqué

"Lorsque j'ai pris mes fonctions, le projet de monument à la mémoire des militaires morts en OPEX était bloqué", a rappelé la secrétaire d'Etat lors de son audition début octobre. Elle a d'ailleurs fait baisser le devis initial proposé. Le montant qui était auparavant prévu s'élevait à 500.000 euros pour l'œuvre et à 1,3 million d'euros pour l'aménagement. "J'ai rencontré toutes les personnes concernées pour leur expliquer que nous devions être raisonnables ; ce n'est pas parce que nous sommes à Paris que l'on doit dépenser des sommes inconsidérées pour aménager 1.000 mètres carrés !",  avait-elle expliqué en octobre 2018.

"Une articulation de financements était prévue entre la mairie de Paris et notre ministère. C'était très complexe. J'ai proposé qu'on nous octroie une autorisation d'occupation du domaine public, comme cela se fait couramment dans les collectivités et que nous financions le monument. Ces atermoiements m'apparaissaient en effet scandaleux au regard de l'enjeu", a-t-elle souligné en octobre à l'Assemblée nationale.

A l'été 2018, la Ville de Paris avait accepté de conclure une convention d'occupation du domaine public pour ce projet. "L'État en sera le maître d'ouvrage, et donc ce projet sera financé par le ministère des Armées ; c'est là la seule solution que nous ayons trouvée, et nous ferons cet effort (pour le financement, ndlr)", avait souligné en juillet 2018 lors d'une audition à l'Assemblée nationale Geneviève Darrieussecq. Et de conclure début octobre : "Je me réjouis d'avoir proposé la forme juridique, à défaut de laquelle nous serions encore en discussion, et, surtout, d'avoir décidé que le financement serait essentiellement assumé par notre ministère".

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Commentaires
a écrit le 05/11/2019 à 23:32 :
Enfin un article dans LaTribune évoquant le décès du brigadier Ronan Pointeau.

Mes pensées sincères envers la famille du défunt Soldat, mort au service de la France le jour des Défunts.

J'exprime ma colère et mon dégoût contre le chef d'Etat-major de l'Armée de Terre, qui envoie nos jeunes Soldats à la mort dans des zones sans intérêt, au lieu de défendre les Terres de France gangrénées par l'islamisme !
a écrit le 05/11/2019 à 20:54 :
Un militaire choisit sa mission et sa vie : il sait que c’est risqué , il est au ordre de ses supérieurs qui sont eux même aux ordres qui viennent de plus haut.

Nombres de milliers de personnes sont mortes en France au hasard de la folie meurtrière,comme ça , subitement

Eux aussi méritent que la France ( nous , vous , tous ) ne les oubli pas .
a écrit le 05/11/2019 à 18:01 :
Pour moi, un militaire qui meurt en opération en vaut un autre, qu'il meure en France ou à l'étranger, avant ou après 1963.

Personne n'est dupe de cette limite. Elle permet d'éviter de graver les noms des 25 000 militaires français, appelés, réservistes et d'active, tués pour empêcher l'accès à l'indépendance de l'Algérie.
Ca pourrait déclencher des questions sur le sens de nos interventions actuelles.

Quoi qu'il en soit, je ne vois pas la nécessité de ce monument.

Si on a deux millions d'€ en trop, il me semble préférable qu'on les mette dans ce qui permet aux soldats de rentrer vivant et de ne pas figurer sur les monuments au morts.
a écrit le 05/11/2019 à 8:59 :
Ben ya les JO à financer ! Il est quand même plus important d'avoir des pistes sur lesquelles on peut passer des vidéos (cf championnat du monde d'athlétisme au Qatar, grotesque) que de faire un endroit pour pleurer nos soldats morts pour la marge bénéficiaire de l'actionnaire comme au Mali !

Quoi personne ne se retrouve dans mon commentaire ? Normal, à part les profiteurs personne ne se retrouve non plus dans ce système !
Réponse de le 05/11/2019 à 10:55 :
" la marge bénéficiaire de l'actionnaire comme au Mali"
au mali ?? vraiment ? il n y a rien de valable economiquement la bas !
Réponse de le 05/11/2019 à 15:21 :
@ multipseudos:

"il n y a rien de valable economiquement la bas ! "

J'ai répondu par un lei du monde, qui n'est pas classé site de fakes news, si la tribune ne veut pas le diffuser, ok, mais par contre qu'on moins on me laisse répondre à mon pot de colle ou qu'on le vire !!!
Réponse de le 05/11/2019 à 15:23 :
@ multipseudos:

"il n y a rien de valable economiquement la bas ! "

J'ai répondu par un lei du monde, qui n'est pas classé site de fakes news, si la tribune ne veut pas le diffuser, ok, mais par contre qu'on moins on me laisse répondre à mon pot de colle ou qu'on le vire !!!
Réponse de le 05/11/2019 à 22:42 :
C'est drôle : n'importe qui peut vous répondre (ce qui dénote des autres contributeurs un don de soi certain) et vous pensez qu'il n'y a qu'une seule et même personne derrière ces réponses... Vous avez pensé à un psy ?

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