Contemporains de la Renault 12, les antédiluviens VBRG de la gendarmerie font de la résistance. La gendarmerie réfléchit encore comment elle va pouvoir remplacer ses 84 véhicules blindés à roues (VBRG) dont les premiers exemplaires sont entrés en service en 1974. Soit 46 ans de service actif. Elle privilégie autant que possible l'acquisition de blindés neufs adaptés aux besoins opérationnels modernes du rétablissement de l'ordre. "Nous préférerions avoir du neuf mais, si ce n'est pas possible, nous nous tournerons vers un plan B, alliant engins neufs et engins rétrofités", avait expliqué fin septembre à l'Assemblée nationale le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Christian Rodriguez.
"Les véhicules retrofités/modernisés présentent aussi l'avantage de rester rustiques, c'est-à-dire réparables à coût modéré, tout en étant modernisés avec une espérance de vie reconduite pour trente à quarante ans. En outre, le coût de la maintenance sera moins élevé pour les véhicules rétrofités, du fait même de cette simplicité mécanique et de pièces détachées non captives", a fait valoir pour sa part le rapporteur pour avis du budget de la gendarmerie, Xavier Batut.
"Nous allons pouvoir renouveler nos engins blindés, qui sont anciens et usagés. L'idée est d'en commander 45 dès l'an prochain avec une perspective d'en avoir 80 à 90 neufs ou réhabilités", a dans un second temps expliqué le 18 novembre au Sénat le général Christian Rodriguez. Après avoir très longtemps attendu des crédits budgétaires pour le remplacement de ses VBRG, la gendarmerie s'orienterait donc vers une opération de renouvellement mixte de son parc de blindés avec l'achat de véhicules neufs pour une partie mais aussi de véhicules modernisés.