Naval Group : pourquoi l'exportation reste cruciale pour ce groupe stratégique pour la France
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A la tête de Naval Group, Pierre Eric Pommellet est au cœur des enjeux de sécurité maritimes
Reuters
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A la tête de Naval Group, Pierre Eric Pommellet est au cœur des enjeux de sécurité maritimes
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Pour donner toute sa pleine puissance à la Marine nationale, Naval Group doit être taillé pour le grand large. Car sans l'exportation, le champion naval tricolore, qui ne peut s'appuyer que sur le seul marché national, s'affaiblirait, dépérirait et ne resterait pas au niveau des attentes d'une marine nationale ayant à la fois une vocation et une ambition mondiale, dont l'IndoPacifique où Paris fait beaucoup plus illusion que peur. Cette stratégie, clairement affichée par Emmanuel Macron à la tête d'un pays riche d'une zone économique exclusive (ZEE) de plus de 11 millions de km², s'accompagne forcément par un industriel référent, une tête de gondole solide sur ses fondamentaux (construction navale et armements adéquats) mais également portée par l'innovation technologique (lasers - effecteurs et communications -, dronisation, interconnexions avec le spatial, cyberdéfense, quantique...)
Ce champion-là doit être Naval Group, capable de vendre ses navires dans le monde entier (bâtiments de surface, sous-marins, systèmes de systèmes) et soutenu par une supply chain tricolore efficace et innovante. C'est à ce prix qu'il demeurera cette tête de gondole dont la France a besoin pour nouer des relations bilatérales très intimes avec certains pays sur une très longue durée (sur le coût de possession d'un navire, qui s'étale au-delà de 20 ans). Des partenariats qu'elle aura choisi sans aucune contrainte politiques, technologiques, en termes d'approvisionnements et de financements bancaires tout en restant résiliente vis-à-vis de la pression médiatique (ONG, critères ESG, commission européenne).
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Récemment Naval Group n'a pas souhaité par exemple déposer une offre en dollars en Colombie pour le projet PES afin de ne pas s'exposer à d'éventuelles poursuites américaines (réglementations extraterritoriales). Le groupe naval est à un moment charnière de son développement même si le site de Lorient (bâtiments de surface) a pour le moment de la charge jusqu'en 2028/2029 : corvettes émiriennes jusqu'en 2023, frégates FDI France (première livrée en 2024) et grecques (2 navires livrés par an à partir de 2025) mais fin du programme FREMM, dont la dernière la Lorraine sera livrée le 3 novembre prochain). L'arrivée prochaine de Marie-Laure Bourgeois (1er décembre) à la tête des équipes commerciales (France et export) va redynamiser toute la politique commerciale de Naval Group au regard de sa longue expérience à l'international chez Thales.