Naval Group reste en course au Brésil pour la vente de quatre corvettes

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La short-list pour l'appel d'offre Tamandaré comprend quatre consortiums : Águas Azuis (Embraer et ThyssenKrupp Marine Systems), Damen et Saab Tamandaré, FLV (Fincantieri et Vard), et, enfin, Villegagnon (Naval Group et Enseada).
La short-list pour l'appel d'offre Tamandaré comprend quatre consortiums : Águas Azuis (Embraer et ThyssenKrupp Marine Systems), Damen et Saab Tamandaré, FLV (Fincantieri et Vard), et, enfin, Villegagnon (Naval Group et Enseada). (Crédits : Naval Group)
Naval Group a été sélectionné pour participer à la deuxième phase de l'appel d'offres brésilien Tamandaré. Il porte sur l'acquisition de quatre corvettes par la marine brésilienne.

Après avoir été accepté dans la compétition, Naval Group, tout comme Fincantieri, a franchi une deuxième étape dans l'appel d'offres de la marine brésilienne portant sur l'acquisition du programme Tamandaré. En coordination avec la société pour les projets navals Empresa Gerencial de Projetos Navais (EMGEPRON), la Direction de la gestion du programme de la marine brésilienne a récemment annoncé une "liste restreinte" de quatre consortiums toujours en course sur les 21 groupes ou consortiums intéressés au départ. Seuls neuf d'entre eux avaient finalement déposé une offre. Initialement, la marine ne devait sélectionner que trois finalistes.

Cette liste restreinte ne comprend que des groupes navals européens qui se sont associés à un partenaire brésilien : Águas Azuis (ThyssenKrupp Marine Systems et Embraer), Damen et Saab Tamandaré, FLV (Fincantieri et Vard), et, enfin, Villegagnon (Naval Group et Enseada), qui propose une corvette Gowind de 3.200 tonnes. Ce consortium a pris le nom d'un célèbre vice-amiral breton, qui a débarqué le 10 novembre 1555 dans la baie de Guanabara (Rio de Janeiro). Le calendrier pour la suite de la compétition reste encore à définir.

Un projet estimé à 1,6 milliard de dollars

Le projet Tamandaré, estimé à 1,6 milliard de dollars environ, prévoit la construction d'un premier lot de quatre corvettes en vue de remplacer les frégates vieillissantes des classes Niteroi et Broadsword. Lancée en 2017 en avril, la compétition était ouverte à tous les chantiers mais le design des bâtiments avait été gagné par Fincantieri. Du coup, le chantier naval italien se trouve un peu dans une position de juge et partie. Mais à l'exception bien sûr du consortium FLV, les trois autres consortiums ont proposé des design conçus par leur propre bureau d'études, et non pas sur celui basé sur la version améliorée des corvettes Barroso et inspiré par la marine brésilienne et Fincantieri.

Ce programme fait partie du programme très ambitieux Prosuper, qui prévoit la construction de 12 corvettes au total ainsi que cinq frégates déplaçant 6.000 tonnes (700 millions de dollars l'unité).

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a écrit le 19/10/2018 à 15:49 :
Serait-il possible d'avoir quelques précisions? Parce que ce n'est pas très clair : sur quoi porte l'appel d'offres exactement? Si le design a déjà été remporté par Fincantieri, le contrat ne porte que sur la construction des navires, non?
a écrit le 18/10/2018 à 17:13 :
Au final ce sera Fincantieri qui remportera le marché, puisque la semaine prochaine sera surement annoncé, avec de belles phrases ou le mot Airbus EU sera mis a toute les sauces, le début du processus d absorption de Naval par l Italien avec Leonard.
Réponse de le 19/10/2018 à 10:56 :
Webes veut sans doute dire le début de l'absorption de Ficantieri par les français de Naval Group comme l'annonce les nationalistes transalpins ?
Et que dire des allemands qui ont vu Opel racheter par Peugeot ? ;)
Sinon, on doit tout de même se réjouir de votre l'industrie navale militaireeuropéenne de réussir à tenir la tête hors de l'eau alors que les chantiers chinois quasi-monopolise le marché civil.
Réponse de le 19/10/2018 à 14:47 :
Halte au déclinisme.

C'est un peu HS par rapport à l'article mais selon les chiffres de la Banque de France, nous détenons beaucoup plus d’investissements à l’étranger que les étrangers n’ont d’entreprises chez nous : à fin 2016, le stock d’investissements directs de Français hors de nos frontières s’établit à 1 195 milliards d’euros, tandis que la somme des investissements étrangers en France est de 662 milliards.

À en croire le cabinet spécialisé Dealogic, les opérations de fusion-acquisition conduites par des entreprises françaises se situent même à un niveau jamais vu depuis 2000, à plus de 49 milliards d’euros au premier trimestre 2017. c
C'est un niveau 2,5 fois plus élevé qu’à la même période en 2016 », et qui place la France au 3e rang mondial derrière les Américains et les Chinois.

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