Opération Sentinelle : comment l'armée s'est déployée en 72 heures

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Dès la nuit du vendredi 13 novembre, 1.500 soldats ont été dépêchés en renfort des forces de sécurité intérieure sur les sites frappés par les attentats terroristes
Dès la nuit du vendredi 13 novembre, 1.500 soldats ont été dépêchés en renfort des forces de sécurité intérieure sur les sites frappés par les attentats terroristes (Crédits : © Eric Gaillard / Reuters)
L'armée de Terre a déployé en 72 heures chrono 3.000 soldats supplémentaires. Les effectifs de l'opération Sentinelle sont passés de 7.000 à 10.000 dans toute la France.

Un tour de force... habituel. L'armée de Terre s'est à nouveau mobilisée en déployant en 72 heures chrono 3.000 soldats supplémentaires afin de gonfler les effectifs de l'opération Sentinelle, qui sont passés de 7.000 à 10.000 dans toute la France. Soit 50 unités de l'armée de Terre mise à contribution pour participer à cet effort (une unité est composée de 60 militaires dans le cadre de l'opération Sentinelle). Objectif, protéger les Français et sécuriser plus de 350 lieux dans Paris notamment.

Dès la nuit du 13 novembre, 1.500 militaires ont ainsi été engagés, en appui des forces de sécurité intérieure ,pour sécuriser les sites frappés par les terroristes. A partir du samedi, un renfort de 1.000 hommes a été déployé dans Paris et son agglomération. Après l'arrivée de ce premier renfort, 2.000 soldats supplémentaires dont 1.500 d'entre eux sont en cours de déploiement en Ile-de-France, ont été également mobilisés. Aujourd'hui, la force est constituée de 10.000 militaires, dont 6.500 en Ile-de-France.

Chronologie du déploiement

Nuit du vendredi 13 novembre : 1.500 soldats ont été dépêchés en renfort des forces de sécurité intérieure sur les sites frappés par les attentats terroristes. Un poste de commandement tactique, 5 unités et 3 groupes de réaction rapide sont déployés à Bastille, au Bataclan, à République, à Nation, boulevard Voltaire et rue Bichat. Les soldats sécurisent également le Sénat, l'Assemblée Nationale et Matignon.

Samedi 14 novembre : arrivée à l'aéroport de Roissy de 300 parachutistes du 3e RPIMa.

Dimanche 15 novembre : 700 militaires supplémentaires rejoignent la capitale.

Lundi 16 novembre : 2.000 soldats sont mobilisés pour l'opération Sentinelle. En 72 heures, la force Sentinelle passe de 7.000 à 10.000 militaires déployés dans toute la France. Plus de 350 lieux sont notamment sécurisés dans Paris.

Mardi 17 novembre : intensification et densification des patrouilles, présence accrue dans la capitale. En province, la vigilance est maintenue avec 3.000 militaires.

Mercredi 18 novembre : 240 militaires sont déployés ou placés en réserve d'intervention pour sécuriser la zone d'opération du RAID dans la ville de Saint Denis.

Jeudi 19 novembre : poursuite de l'arrivée des renforts avec 1.500 soldats en cours de déploiement en Île-de-France. L'arrivée de ces renforts porte à près de 150 le nombre des unités élémentaires (UE) présentes en région parisienne. Dans le cadre de l'opération Sentinelle, une UE est constituée de 60 militaires.

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Commentaires
a écrit le 20/11/2015 à 15:17 :
Oui toujours un coup de retard avec Hollande et Valls et sur que Sarko aurait pas fait mieux
Le probleme est de surveiller Internet et tous ces sites d extrémistes candidat aux djihades
Le juge trevidic dit que faut de moyen on ne suis que la moitié des fiches

Le reste c'est du baratin pour rassurer les neuneus et les journalistes
Réponse de le 21/11/2015 à 3:58 :
le juge dit qu'il faut des moyens pour lire toutes les fiches S : j'ai lu qu'il fallait 5 personnes pour suivre en permanence une fiche S : 5 hommes par jour, mais de qui se moque -t-on ?????
par ailleurs, il faut surtout des hommes entraînés comme les paras ou les commandos de marines, car franchement les homme du Raid peut mieux faire !!!! 110 policiers pour démonter une cellule de 8 personnes en 7 h, c'est quand même un peu long !!!! j'ai fait mon service à l'époque de la bande à Baader et nous avions des obligations de réactions beaucoup plus rapides !!!
a écrit le 20/11/2015 à 15:15 :
En parlant de "sécurité" : le métamoteur Ixquick est en train de se faire bloquer en France. Pourtant, il ne faisait que s'appuyer sur les gros moteurs publicitaires us. MAIS ne stockait pas les IP !! Dicta.., c'est pas du passé, c'est maintenant.
a écrit le 20/11/2015 à 15:10 :
"Un tour de force... habituel." Certes. Depuis début 2009, tous les pays de la planète ont renforcé leur sécurité intérieure. Les us ont même consulté des sociétés de mercenaires. Peut-être à cause du léger pépin économique des us, notez... En attendant, plus aucune liberté nul part. Le show va avoir du mal à goer.

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