Photonis : les négociations entre Teledyne et l'Etat français au bord de la rupture

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Teledyne avait revu la valorisation de Photonis à la baisse : une décote de 15%, soit 425 millions d'euros (au lieu de 510 millions d'euros initialement proposés).
Teledyne avait revu la valorisation de Photonis à la baisse : une décote de 15%, soit 425 millions d'euros (au lieu de 510 millions d'euros initialement proposés). (Crédits : Photonis)
Nouveau coup de théâtre dans le dossier Photonis, les discussions entre Teledyne et l’État français seraient sur le point d'échouer.

Décidément le dossier Photonis réserve bien des surprises. Les négociations entre l'État français et Teledyne seraient au bord de la rupture, selon des sources concordantes. Le groupe américain pourrait rapidement communiquer sur ce dossier à rebondissements multiples et annoncer la fin des discussions. Teledyne avait déjà retiré une première offre de rachat fin septembre. Ensuite, la société a fait savoir qu'elle ne renonçait pas à acquérir cette PME technologique française, propriété du fonds Ardian, mais à un prix moindre. Elle avait donc revu la valorisation de Photonis à la baisse : une décote de 15%, soit 425 millions d'euros (au lieu de 510 millions d'euros initialement proposés).

L'État français opposé à une vente de Photonis

Le gouvernement français (ministères de l'Économie et des Armées) surveille de près ce dossier, via le dispositif de contrôle des investissements étrangers en France (IEF) grâce auquel il peut empêcher le rachat d'une entreprise française par un acteur étranger si elle revêt un intérêt stratégique pour le pays. Les conditions imposées à Teledyne par l'État français incluaient une participation minoritaire de la banque publique Bpifrance dans le capital de Photonis. Cet investissement comprenait également des droits de veto concernant les opérations et la gestion des activités européennes de Photonis en France et aux Pays-Bas.

Au printemps, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire avait fait état de son opposition à ce rachat par le groupe américain, souhaitant que Photonis reste entre des mains françaises. Ce qui était également le cas de la ministre des Armées Florence Parly, qui s'est beaucoup investie dans ce dossier pour trouver une solution française. En pure perte jusqu'ici.

"Il y a des discussions entre un investisseur américain et l'actionnaire actuel, avait expliqué le 3 décembre la ministre des Armées Florence Parly dans l'émission "Le Grand Journal de l'Éco" présentée par Hedwige Chevrillon (BFM TV). Ces discussions ne pourront aboutir que si la souveraineté de Photonis est préservée. Pour l'instant, ces discussions ne sont pas terminées. Vous comprendrez qu'en tant que ministre des Armées je souhaite absolument préserver les enjeux de souveraineté que porte l'entreprise Photonis".

Une pépite technologique

La société basée à Mérignac près de Bordeaux (Gironde), compte plus de 1.000 salariés, dont plusieurs centaines à Brive, et travaille pour les secteurs de l'aéronautique, de la recherche ou encore de la défense. Elle produit notamment des éléments d'intensification de lumière utilisés dans les jumelles de vision nocturne et des instruments utilisés par le Laser mégajoule, sur un site du Commissariat à l'énergie atomique destiné à tester par simulation des explosions nucléaires.

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a écrit le 18/12/2020 à 14:40 :
Rétablissons l'incrimination de haute trahison pour le chef de l'État. Voilà la révision constitutionnelle qu'il faut soumettre au référendum !
Réponse de le 18/12/2020 à 16:09 :
Et si on le faisait à tous les Français qui en mettant leur épargne uniquement en livrets défiscalisés qui débordent (450 Milliards d'encours) laissent les étrangers racheter les actions des entreprises Françaises et accaparer leurs bénéfices.
a écrit le 18/12/2020 à 14:36 :
bonne nouvelle ...sauvons nos pépites..à quand un financement stratégique ?
LES US LES RUSSES ET LES CHINOIS NE S'EMBARRASSENT PAS DE CONSIDERATIONS ECO/FINANCIERES DES QUE LES atouts des technologies ont fait leurs preuves...
Réponse de le 18/12/2020 à 16:04 :
Financement stratégique ? Cela ne doit pas être difficile à faire. Il y a 450 Milliards qui dorment sur les livrets défiscalisés. C'est peut être le moment de mettre ses actes en accord avec ses souhaits.
a écrit le 18/12/2020 à 13:13 :
Vous allez remplacer les yeux éborgné des francaises et francais avec le prix de la vente?
a écrit le 18/12/2020 à 10:24 :
Je croyais que c'était fini cette histoire !?
En même temps, Macron et sa clique de prevaricateurs LREM/Modem continue à brader notre industrie (KANT/KNDS, Astom Belfort, EDF...).
Réponse de le 18/12/2020 à 16:01 :
Ha ha combien d'actions avez vous dans NOTRE industrie ?
a écrit le 18/12/2020 à 8:44 :
Diplomatiquement nous ne sommes plus entendus, forcément pas simple de discuter avec des poules et des poulets. Notre classe dirigeante a une responsabilité gigantesque de nous avoir mis à notre tête des dirigeants manquant totalement de puissance.

Pour ma part j'envisagerais une politique de procès pour haute trahison afin d'assainir notre nation.
Réponse de le 18/12/2020 à 9:00 :
Pour le coup, c'est plutôt une bonne nouvelle de voir que cette pépite ne part pas si facilement.
Réponse de le 18/12/2020 à 10:01 :
Hum... je doute.
Réponse de le 18/12/2020 à 13:59 :
Il ne resterait plus beaucoup de politiques, alors...
Réponse de le 18/12/2020 à 14:07 :
D'accord à 100% avec votre dernière phrase.Cela fait 20 ans que tous ces bons a rien de politicards , laissent partir à l'étranger des sociétés qui developpent des technologies de pointe ( dont les recherches ont souvent été financées par le contribuable )
Réponse de le 18/12/2020 à 15:30 :
Ils font comme avec tout, ils prennent les côtés de la souveraineté qui les arrangent et méprisent les autres ne pouvant qu'anéantir celle-ci puisque ce n'est pas un exercice comptable.

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