Pression maximale sur Airbus et Dassault Aviation sur le dossier SCAF, le système de systèmes qui remplacera à terme les avions de combat Rafale et l'Eurofighter. Il était prévu que le 5 février lors du conseil franco-allemand de défense et de sécurité (en visioconférence), le contrat de la phase 1B du SCAF (système de combat aérien du futur), qui vise la réalisation de démonstrateurs, dont l'avion de combat, le moteur, les drones et le combat collaboratif connecté, soit signé à cette occasion. Ce ne sera pas le cas, les négociations n'étant pas encore complètement achevées. Le montant de ce futur contrat avait été évalué il y a un an dans l'entourage de la ministre des Armées Florence Parly, à plus de 1 milliard d'euros pour la part française entre 2021 et 2023.
Si pour le partage des tâches un accord a été semble-t-il trouvé entre les industriels concernés et les trois pays (Allemagne, Espagne et France), il reste encore à négocier certains leaderships. Et là ce n'est pas une mince affaire sur un programme d'une telle ampleur entre les trois pays avec des enjeux de puissance d'une part et des enjeux technologiques cruciaux en matière d'aéronautique militaire d'autre part. Le démonstrateur avion de combat devrait voler à l'horizon 2025/2026.
Lors du conseil franco-allemand de défense et de sécurité auxquels vont participer Angela Merkel et Emmanuel Macron, Berlin et Paris vont tenter de se mettre d'accord sur une nouvelle date de signature. Mais le temps presse vraiment en raison du calendrier parlementaire allemand très serré avant les élections fédérales de 2021 (Bundestagswahl 2021), qui se dérouleront le 26 septembre 2021 afin de renouveler les membres du Bundestag. Il ne reste plus que théoriquement deux dates libres, les 14 et 21 avril pour examiner le programme SCAF. Dernière possibilité, raccrocher le débat sur le SCAF à celui sur le MGCS (char du futur franco-allemand) prévu en juin.