Sous-marins : ce que le succès en Australie va changer pour DCNS

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2016 sera une très bonne année pour DCNS grâce à son succès en Australie
2016 sera une très bonne année pour DCNS grâce à son succès en Australie (Crédits : DCNS)
Le succès en Australie change la trajectoire du groupe naval. Dans le cadre d'une éventuelle consolidation européenne, DCNS sort renforcé. De même, Hervé Guillou, jusqu'alors fragilisé à la tête de DCNS, bénéficie d'un nouvel état de grâce.

Pour DCNS, la belle histoire australienne - si bien sûr elle se confirme par un contrat signé fin 2016, voire début 2017 - a déjà des répercussions majeures sur la vie du groupe et en aura d'autres à moyen et long termes. Quoi qu'il arrive après l'Australie, l'année 2016 sera une très bonne année pour le groupe naval. Glorifié par l'ensemble de la classe politique, ce succès effacera certainement toutes les scories de l'année pour DCNS. A commencer par l'échec passé complètement inaperçu le 18 avril dernier de la FREMM... en Australie. Proposée par DCNS, la frégate multimissions a été retoquée quelques jours avant le choix du mégacontrat portant sur la vente du Shortfin Barracuda.

Elle n'a pas été sélectionnée pour le projet de construction de neuf frégates pour la marine australienne. Contrairement à la FREMM italienne (Fincantieri), à la frégate F100 Álvaro de Bazán de l'espagnol Navantia et à la Type 26 de BAE Systems. Cet échec a toutefois été vécu comme une décision renforçant l'offre française sur les sous-marins Barracuda, qui était jugée en France comme prioritaire, même si le programme Sea 5000 représentait une commande de plus de... 23 milliards d'euros (35 milliards de dollars australiens), explique un proche du dossier. Cela s'est révélé être vrai pour DCNS mais pour ThyssenKrupp Marine Systems, qui a proposé en vain la frégate F125, l'Australie aura été en revanche une Bérézina...

Hervé Guillou, "le" roi du pétrole

Le PDG de DCNS, Hervé Guillou, est devenu "le" roi du pétrole. Fragilisé en début d'année, il est aujourd'hui carrément indéboulonnable. "L'Australie sera le juge de paix"; entendait-on pourtant dire ces derniers mois sur l'avenir d'Hervé Guillou. Il a remporté le combat par KO, un succès façon Chirac en 2002. Car personne ne croyait vraiment à un succès en Australie. Mais lui, Hervé Guillou, y a cru depuis le début. Dans la dernière ligne droite de la campagne australienne, le patron de DCNS, qui est allé cinq fois en Australie en 18 mois, prend en main personnellement le dossier. Il y  travaille jour et nuit.

C'est d'ailleurs dans ce type d'exercice qu'Hervé Guillou excelle et révèle toute son habileté. D'autant plus qu'il est dos au mur. Son énorme capacité de travail ainsi que son esprit bouillonnant branché sur un mode start-up - une autre de ses qualités - ont été in fine une vraie plus-value pour l'offre de DCNS. "Il a vraiment été très bon", souligne-t-on chez DCNS, où pourtant il n'a pas toujours fait l'unanimité depuis son arrivée. Du coup, Hervé Guillou a aujourd'hui droit à un second état de grâce, mérité au vu de son succès inédit.

Il s'était pourtant mis à dos beaucoup, beaucoup de monde fin 2015, début 2016. Tour à tour, la DGA (direction générale de l'armement), son actionnaire privé Thales (35%), ainsi que plusieurs ministres influents ont critiqué sa gestion de DCNS, sa façon de mener la campagne australienne et son manque de diplomatie... Sans compter qu'il a également réussi à sérieusement agacer l'Élysée dans le dossier des Mistral revendus à l'Égypte. Seul le ministère de la Défense le soutient alors et le maintient à flot. Début 2016, sa cote est au plus bas mais le couperet ne tombera... pas, ses détracteurs attendant le résultat de la campagne australienne. Revenu de nulle part, Hervé Guillou a su déjouer les pronostics en remportant un succès éclatant. A lui maintenant de surfer sur ce succès pour rester incontournable au sein de DCNS.

Un bureau d'études conforté

Le contrat australien aura également un impact très positif sur le bureau d'études de DCNS. Le programme Shortfin Barracuda permettra au groupe naval de faire la jointure entre le développement des sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) de type Barracuda et la prochaine génération de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE). En ce sens, ce contrat tombe à pic. Si pour les bâtiments de surface, les ingénieurs R&D (recherche et développement) de DCNS vont être occupés par le programme de frégates intermédiaires (FTI) qui va être lancé très prochainement par le ministère de la Défense, il n'en était vraiment pas de même sur la partie sous-marin. Le bureau d'études va travailler sur le programme Barracuda jusqu'à la fin 2017, date à laquelle le premier SNA, le Suffren, va être terminé tandis que la troisième génération de SNLE va être lancée en 2021-2023.

Pour DCNS, il y avait donc un énorme problème de charges de son bureau d'études à gérer entre 2018 et au mieux 2021. Le succès de DCNS en Australie enlève donc une sérieuse épine dans le pied de la direction du groupe naval et règle 95% du problème de charges de travail du bureau d'études, à l'exception du domaine spécifique du nucléaire. Les travaux pour le Shortfin Barracuda vont commencer en 2017. "C'est une vraie bonne nouvelle pour DCNS et la France, qui vont conserver des savoir-faire de souveraineté", explique-t-on au sein du fabricant de sous-marins. Enfin, DCNS peut d'ores et déjà anticiper des recrutements pour le bureau d'études, qui seront ensuite transférés sur le développement des SNLE français.

Le contrat norvégien vital pour TKMS

Chez DCNS, l'euphorie de la victoire en Australie va être de courte durée. Car le groupe naval doit absolument continuer à jouer sa carte à fond dans la compétition en Norvège où la marine royale compte acheter quatre à six sous-marins pour un montant évalué de 3 à 4 milliards d'euros. Oslo a déjà présélectionné DCNS (Scorpène Nouvelle Génération) et le chantier naval allemand TKMS (U214). La Norvège compte choisir "dans le courant de 2016" le vainqueur, selon le ministère de la Défense norvégien. Après leur échec en Australie, les Allemands, qui ont été peut-être trop sûr d'eux, "ont un appétit de vengeance", estime-t-on dans le groupe naval. D'ailleurs, ils font déjà feu de tout bois pour critiquer l'offre de DCNS en Australie. Mauvais perdants ?

En Norvège, le groupe naval français a l'occasion de couler pratiquement TKMS en gagnant la compétition... et TKMS peut à l'inverse refaire une partie de son retard sur son rival européen. Le couteau entre les dents, les Allemands pourrait mener une campagne très agressive, estime-t-on chez DCNS. Mais le constructeur du Scorpène a quelques beaux atouts dans sa main en Norvège dans une compétition qui se jouera sur cinq critères : la performance des sous-marins, le prix, la coopération technologique avec le groupe norvégien Kongsberg, le soutien des États et des administrations et enfin, la coopération opérationnelle entre les marines.

DCNS a notamment cette chance, contrairement à TKMS, de disposer d'une marine  océanique à l'image de son homologue. "La marine norvégienne a besoin de s'appuyer sur des marines étrangères fiables et opérationnelles", note un bon connaisseur du dossier. Ce qui pourrait faire la différence entre la France et l'Allemagne, qui dispose d'une marine très souvent limitée à la mer Baltique... Le groupe naval français peut également compter sur l'État français et sur le soutien technique de la direction générale de l'armement (DGA), très performante dans le cadre du soutien à l'exportation. En outre, DCNS, qui propose le Scorpène déjà vendu à quatre pays exigeants (Chili, Malaisie, Inde et Brésil), est prêt à coopérer de façon très intime avec Kongsberg, détenu à 50% par la Norvège. Le "Thales norvégien" a réalisé ainsi en 2015 un chiffre d'affaires de 1,8 milliard d'euros.

DCNS renforcé dans le cadre d'une consolidation européenne

Enfin, DCNS, grâce à son succès en Australie, renforce un peu plus son "leadership" dans la cadre d'une éventuelle consolidation européenne face à TKMS dans le domaine des sous-marins, estime-t-on au sein de DCNS. La question pourrait se poser rapidement, certainement en 2017. Car certains fonds actionnaires du sidérurgiste ThyssenKrupp, qui détient 100% de TKMS, demandent régulièrement la vente de cette filiale. Notamment le fonds activiste Cevian Capital (15,08 % du capital) ainsi que Franklin Mutual Advisers (3,37%). D'autant que ThyssenKrupp est toujours en pleine restructuration en raison d'investissements malheureux qui ont longtemps plombé sa rentabilité. D'octobre à décembre (1er trimestre de son exercice décalé), il a essuyé une perte nette après intérêts minoritaires de 23 millions d'euros.

Les fonds a activistes attendaient notamment le verdict de la compétition en Australie pour déterminer sa valorisation. Pour autant, TKMS serait aujourd'hui considéré comme un actif de souveraineté nationale par Berlin. Ce qui n'était pas le cas encore en octobre 2014. Ce nouveau paramètre va compliquer la vente du groupe naval, qui doit être racheté par une entreprise allemande, selon le souhait du gouvernement allemand. Mais ni Airbus, qui se désengage de la défense, ni Rheinmetall, qui ne semble pas avoir les reins financiers suffisamment solides, ne semblent être intéressés par une telle acquisition.

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a écrit le 26/05/2016 à 9:45 :
Bon article, mais je trouvent dommage que l'on ne nous parle pas plus de l'échec des Fremm en Australie, et surtout quel sont les messure entreprise par la DCN pour rendre notre offres plus performante.... le problème viens des équipements, de la conception du navires..... bien pour ce qui est des acquisitions future de la DCN, cela est avant tous politique, financier et pour finir industriels......
a écrit le 14/05/2016 à 13:45 :
Toujours stupide de voir des pays européens, ici l'Allemagne et la France, ne pas coopérer, mais au contraire s'engager dans des luttes à mort d'appauvrissement réciproque. La rivalité DCNS et TKMS appauvrilt les deux sociétés. Les guerres fratricides qui ont ruiné l'europe au 20me siècle sont aujourd'hui les guerres économiques. Complètement idiot. L'Europe unie n'est-elle pas supposée remédier à cela ?
a écrit le 10/05/2016 à 10:56 :
Je souhaiterais savoir si le contrat de vente de sous-marins peut accorder un accès à ses clients aux ports militaires Français pour la maintenance et le ravitaillement. A cette condition, l'offre française pourrait représenter un avantage considérable sur ses concurrents.
a écrit le 09/05/2016 à 21:16 :
La France deuxième surface maritime du monde, l'un des 5 membres permanents du conseil de sécurité de l'O.N.U, a besoin de deux groupes aéronavals, avec ses deux Porte-Avions à propulsion autonome : nucléaire. Un seul P.A donc pas du tout durant la grande révision de 18 mois. Ce savoir faire en P.A de D.C.N.S doit etre préservé, et ne pas etre perdu, faute de l'utiliser. Pour mieux optimiser ces constructions, il conviendrait d'en vendre dans le meme temps à L'Arabie Saoudite, à l'Egypte, à la Corée du Sud, à La Finlande, à la Norvège. Comme l'a bien dit J.Y Le Drian La défense Européenne, c'est pour dans 150 ans, impossible à 28, dont 26 Sans diplomatie, de se mettre d'accord sur la nécessité de projeter des forces.
Réponse de le 10/05/2016 à 9:52 :
je suis bien d accord avec vous pour le porte avion, mais vu le coût, il me parait obligatoire de faire des arbitrages et notamment mettre en question le budget énorme de la dissuasion nucléaire. Je suis pas un spécialiste, mais n'est il pas possible par exemple d'avoir une force de dissuasion crédible mais plus restreinte?
Parce qu'en plus les besoins de nos soldats en matériels été équipements sont loin d être comblés...
Comme b pense lointaine l'armée européenne, alors il faut faire des choix budgétaires, là comme ailleurs.
Réponse de le 10/05/2016 à 15:27 :
Tous les Présidents successifs ont proclamé la nécessité de deux groupes aéronavals, avec ses deux porte avions : maintenance immobilIsante 18 Mois, Il en faut trois pour une permanence en mers de deux. Le budget des armées représentait 3% du P.I.B en 1980. Il a été divisé de moitié alors que les équipements sont plus onéreux, et le monde plus imprévisible, et les terrains d'opération dispersés. Le Pays le plus gaspill du monde 57% de dépenses publiques sur le P.I.B (43% en Allemagne : 14 points d'écart ) et ses innombrables mille feuilles et structures inutiles, a de la marge pour doubler le budget des armées en revenant aux 3% de 1980, profitant à toutes nos industries ( La France fabrique tout en armement ) par les investissements, croissance dopée sans importations extérieures : donc croissance saine et riche, emplois, recherches militaires débouchant toutes sur des applications civiles et domestiques
Réponse de le 10/05/2016 à 17:02 :
je pense que la Chine est devenue ou est en passe de devenir une puissance maritime supérieure à la nôtre, mais l'important n'est pas d'avoir la plus grosse (flotte).... je partage aussi votre point de vue sur l'utilité d'un second PA du moins sur un plan rationnel et non comptable. D'un autre côté, l'utilité d'un PA sans une capacité de projection de troupes terrestres laisse à désirer. Sur l'optimisation des moyens de production militaires, la question est complexe...
a écrit le 09/05/2016 à 19:23 :
Allez! Le Drian , une dernière torpille et DCNS aura un concurrent Européen de moins.
a écrit le 09/05/2016 à 15:50 :
Il est intéressant de noter que les sous-marins bénéficient d'un véritable engouement en Asie, mais moins dans le reste du monde. Mais quel est la cible du sous-marin : le navire de guerre ou le navire de commerce? On serait tenter de dire les seconds, mais est ce si simple? Car l'Asie est liée commercialement au reste du monde et vice-versa. Comment articuler tout ceci? Comment attaquer un navire marchand sans se mettre à dos beaucoup de monde (cf la première guerre mondiale et l'utilisation de sous-marins contre les navires américains)? On voit bien à quel point un système d'arme est lié à une pensée stratégique, des relations diplomatiques, une doctrine d'emploi, etc... Je ne saurais dire si les allemands fabriquent encore de bons sous-marins, mais je ne pense pas qu'ils y accordent une grande importance pour leur propre défense. Cela n'est pas de nature à les aider commercialement
Réponse de le 09/05/2016 à 19:38 :
Les sous marins permettes la mise en place de vecteur balistique, de lutter contre une suprématie aérienne et de navire de surface ( chinoise ?), ceci avec un nombre et un coup inférieur z une flotte de surface.
Réponse de le 10/05/2016 à 16:51 :
La mise en place d'un vecteur balistique présente à mon sens un intérêt minime pour une puissance qui ne revendique pas le recours à des armes nucléaires ou chimiques. Le sous-marin garde effectivement une capacité de combat en cas de faiblesses en soutien aérien et ou de flotte de surface, et ce en profitant de son atout majeur, la discrétion et donc la surprise. Mon propos portait sur la l'Asie, mais vous avez raison de poser la question de l'éventuelle menace pour l'Australie. Je n'envisage pas de guerre possible entre l'Australie et - simple hypothèse théorique - la Chine sans alliances régionales. Tout simplement, les pays sont trop loin les uns des autres. Le sous-marin comme dissuasion du faible au fort, l'analyse est tentante... Sur un plan historique, ce fut le cas lors des deux guerres mondiales, l'Allemagne mettant au défi le Royaume Uni, dans le cadre d'une guerre totale. Je ne suis pas sur qu'il y ait eu de véritables utilisations de sous-marins en dehors des guerres mondiales. D'où mon interrogation sur la doctrine d'emploi de ce type d'arme.
a écrit le 09/05/2016 à 13:50 :
En fait les Allemands se sont assuré la fourniture des sous-marins Dolphin à Israel, dans lesquels sont montés des missiles de croisière à tête nucléaire. Quand au marché des frégates Australiennes, DCNS s'est dépéché de camoufler ce flop sous le tapis, surtout quand ont sait que les trois sélectionnés, Anglais, Italiens et Espagnols, sont tous Européens. Les Espagnols de Navantia sont très bien placés en Australie ou ils ont livré les deux BPC ,"Canberra" et "Adélaïde". Leur modèle de BPC peut embarquer
des avions de combat STOL/VTOL comme les F-35B, ce que les BPC Français n'ont pas prévu. Le BPC Italien peut également embarquer des F-35B.
Réponse de le 09/05/2016 à 17:56 :
Vous avez je pense raison, mais on peut aussi voir les choses autrement: en choisissant la France pour son système d'arme le plus complexe et son outil de souveraineté ultime, l'Australie ne pouvait pas se couper du reste de ses partenaires européens et a tout intérêt à partager le gâteau entre la France, l'Italie et l'Espagne. Par ailleurs, rien ne dit que DCNS aurait eu les capacités humaines pour mener de front un programme aussi ambitieux que celui pour les sous-marins en même temps qu'un programme de frégates.
Il ne faut pas oublier que les navires proposés par les italiens sont très proches de deux proposés par les français puisqu'il s'agit d'un programme entre nos deux pays.
Réponse de le 09/05/2016 à 19:01 :
Bizarre de prendre autant de plaisir a critiquer la France. C'est psychosomatique ?
Réponse de le 09/05/2016 à 19:13 :
Qu'est ce que vous essayez d'insinuer avec votre post ? Que la France a reçu des miettes avec ce méga contrat ?
D'une part, le contrat israélien avec l'Allemagne est sans commune mesure avec le contrat australien qui est d'un échelle de 1 à 10.
D'autre part, le fait que DCNS se soit fait envoyer balader avec le contrat FREMM fut une bonne chose car cela nous a permis d'obtenir le Mega contrat des sous marins qui étaient beaucoup plus vitale pour DCNS qui avait besoin de faire travailler durant 4-5 ans ses bureaux d'études comme l'a très bien expliqué l'article.

Quand au BPC capable d'embarquer les F35, tout dépend du cahier des charges proposés pour le concevoir. Si la France souhaitait avoir du F35B, DCNS pourrait produire un BPC sans problème capable d'accueillir ce type d'avion , nous avons le savoir faire pour faire ce genre de choses , il suffit juste de le vouloir et d'allouer les budgets pour.
Ce qui n'est pas le cas de Navantia dans le domaine des sous marin qui a donné un coup de poignard dans le dos de DCNS . Au début, ils ont collaboré avec DCNS pour construire les sous marins et puis après ils ont décidé de faire leur propre sous-marin pour devenir un concurrent de DCNS et ils ont fini par s'apercevoir que leur sous marins étaient trop "petit" pour re-faire surface ! ^^
Tel est pris qui croyait prendre.
Réponse de le 10/05/2016 à 10:53 :
Comparer un BPC francais (porte hélicoptère + couteau suisse) avec un porte avion de poche (cad avec un tremplin) n'a pas vraiment de sens. L'objectif et l'emploi ne sont pas le mêmes.... Et si DCNS voulait vraiment en faire un on ne peut pas dire que cela serait très très dur à faire à partir d'un BPC.

Quant au F35 il n'est pas encore là (au sens opérationnel) et pour encore un bon moment... A vrai dire le gros souci c'est qu'il n'y a aucun avion occidental autre que le F35 pour remplacer le Harrier qui faisait l'affaire... et c'est un souci que toutes les marines ayant ou planifiant un porte avion à tremplin vont devoir faire avec.
Avec un CATOBAR le choix est déjà un peu plus large : F35, super hornet ou rafale :-)
Réponse de le 10/05/2016 à 15:32 :
Vous confondez BPC et porte-avion. Fiare les deux en un, c'est du bricolage !
a écrit le 09/05/2016 à 11:04 :
Peut-on savoir pourquoi dans le contrat australien, l'angleterre, la russie et les etats unis ne participaient même pas? la russie on peut comprendre question d'alliance militaire mais les deux autres états majeurs ? On se partage les marchés au sein de l'otan tout en prenant bien soin de controler l'allemagne ? Vous n'allez pas nous faire croire que c'est un fair fight.
Réponse de le 09/05/2016 à 13:25 :
les autres ne fabriquent pas de sous-marins à propulsion conventionnelle. dcns fait les 2, conventionnel et nucléaire. et les allemands que du conv.
Réponse de le 09/05/2016 à 13:57 :
Si je ne me trompe, les USA et la Grande-Bretagne n'ont tout simplement pas de sous-marins à proposer pour l'Australie. Ils ne produisent que des sous-marins nucléaires et aucun modèle à propulsion classique. Par contre, je crois que l'Australie équipera en partie ses sous-marins d'électronique américaine.
Réponse de le 09/05/2016 à 19:50 :
Vous oubliez que tout le système d'armes (environ 50% du contrat) sera fourni par les US !
Réponse de le 10/05/2016 à 10:44 :
Pour info l'angleterre ne fait pas/plus de sous marins, sa dernière classe de sous marin n'a pu être faite qu'avec l'aide en dernier recours des USA... c'est là que l'on voit le cout de la perte de compétence en achetant un peu trop à son ancienne colonie...
Réponse de le 10/05/2016 à 10:57 :
Les USA n'exportent pas de sous marins ; les compétitions sont en conséquence un peu moins dures pour ceux qui veulent exporter ces technologies. Les anglais n'exportent pas non plus, et ils s'appuient sur les technologies des américains et leur savoir faire est limité. Les russes sont le paria des américains et donc de tous leurs alliés...
Enfin, il est à noter que les entreprises américaines qui vont fournir les équipements du système de combat de ces bateaux australiens vont gagner plus de 10 milliards d'euro de ce marché gigantesque, ce qui est bien plus que la part prévue pour DCNS...
Réponse de le 10/05/2016 à 17:57 :
pour compléter les réponses précédentes, les Etats-Unis ne semblent pas très favorables au développement des sous-marins, probablement par réflexe de puissance navale et marchande. Néanmoins, ils ne sont pas contre de vendre des matériels à leurs alliés. Subtiles nuances! Côté anglais, comment dire.... Reprenons d'abord l'exemple américain, on pense ce qu'on veut d'eux, mais les américains ont une réflexion très poussée sur les questions de défense et l'on peut dire qu'il en ressort des matériels cohérents avec leur doctrine (à l'exception du F35 qui constitue une erreur majeure à mon sens). Côté anglais, je n'arrive pas à comprendre leur logique et leurs choix. Il est probable que le sous-marin ne soit plus une arme essentielle pour eux en dehors de la dissuasion nucléaire, ce qui répond un peu à votre question. En revanche, on pourrait attendre les anglais plus offensifs commercialement sur les navires de surfaces, mais pas plus que cela.... Le Royaume a beau être une île leur flotte de surface est limitée et leur programme de porte-avion oscille entre le somptueux (2 gros porte-avions sortiront des chantiers sous quelques années ; nous avons déjà du mal à nous payer un petit) et l'incertitude douteuse (ils sont supposés fonctionner avec des F35B dont les caractéristiques concrètes ne sont pas encore fiabilisées... et il n'y a pas d'alternative à cet avion....). il y aurait énormément à dire sur les choix ou non-choix britanniques en matière de porte-avions. Quant aux allemands, peut être qu'ils n'inspirent pas une grande confiance dans leur propre programme naval? Pour des achats à très long terme, la croyance des marines nationales en leur propre producteur me semble un critère sécurisant pour l'acheteur potentiel.

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