Max Azria veut faire de la mode le point fort de Karstadt

Le groupe du couturier français va devenir actionnaire de la chaîne de grands magasins allemands sauvé de la faillite vendredi. Il entend mener une évolution "en douceur" de la marque en la recentrant sur la mode.

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(Crédits : Reuters)

Le sauvetage du groupe de grands magasins allemands Karstadt semble désormais définitif. Vendredi, le propriétaire des murs de 80 des 120 établissements de la chaîne, le consortium Highstreet a donné son accord pour une réduction des loyers. Il s'agissait de la condition sine qua non pour la reprise du groupe par l'homme d'affaires germano-américain Nicolas Berggruen et le groupe du couturier français Max Azria, BCBG.

Le 30 septembre prochain, Karstadt sortira donc officiellement de la procédure de faillite où le groupe était entré en juin 2009 avec sa maison mère Arcandor et deviendra la propriété des deux associés. David Jehan, président de BCBG International, évoque pour La Tribune, des " discussions difficiles et tendues jusqu'au bout". L'accord des créanciers de Highstreet a été arraché in extremis et grâce à "un effort supplémentaire de notre part de 12 millions d'euros sur quatre ans", reconnaît le dirigeant du groupe français.

Que faire à présent de Karstadt ? David Jehan plaide pour une "évolution en douceur et adaptée au marché allemand". La direction actuelle a, selon lui, "fait la preuve de sa capacité à bien gérer le groupe" et, dans l'immédiat, devrait donc rester en place. Karstadt devrait cependant être réorganisé, notamment avec des "réallocations d'espace en faveur de la mode, qui est un important facteur de croissance, et au détriment d'activités moins dynamiques comme le multimédia".

Pas de suppressions de postes

Dans ce contexte, BCBG, qui détiendra 20 % de Karstadt, entend jouer un rôle moteur dans plusieurs domaines : "les relations avec les fournisseurs pour améliorer un prix de revient encore bas, le design des produits, le visuel, le merchandising et également la gestion des équipes". Les suppressions de postes, elles, restent exclues du projet. "Nous avons choisi notre bataille : c'était celle des loyers, les économies réalisées par de nouvelles réductions d'effectifs seraient dérisoires", avance David Jehan.

En tout cas, le dirigeant français a confiance dans le potentiel de la chaîne : "avec un million de clients et un taux de reconnaissance spontanée de la marque de 80 %, Karstadt offre beaucoup d'opportunités". Et il ne veut pas croire à une "malédiction" du marché de la distribution allemande où les plus grands, comme Wal Mart, se sont cassés les dents. " Les premiers résultats de nos 16 premiers stands sont phénoménaux et nous allons en ouvrir 60 nouveaux prochainement", rétorque David Jehan.

 

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