Yoplait : Lactalis revient dans la course

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Le fonds d'investissement français PAI Partners a commencé à recevoir les offres de reprise de sa participation de 50 % dans le numéro 2 mondial des yaourts. Parmi elles, une proposition de Lactalis qui diffère de celle que Sodiaal, l'autre actionnaire de Yoplait, avait rejetée en novembre.

Lactalis repasse à l'attaque pour s'offrir "la petite fleur". Le groupe laitier français a déposé, vendredi, une offre pour reprendre la part de 50 % du capital de Yoplait détenue par le fonds d'investissement PAI Partners. En novembre dernier, Lactalis avait fait une première proposition de 1,4 milliard d'euros, rejetée par PAI et son co-actionnaire Sodiaal, au motif que "la structure proposée par Lactalis ne [répondait] pas à la volonté de Sodiaal de demeurer un actionnaire stable et pérenne de Yoplait."

Sodiaal est prête à devenir actionnaire minoritaire de la société d'exploitation du fabricant de produits laitiers mais souhaite conserver 50 % des intérêts de la structure chargée de gérer les marques, qui lui assure des rentrées d'argent régulières. Cette fois, "Lactalis a révisé ses exigences", assure un proche du dossier. "Sa nouvelle offre est mieux adaptée aux attentes de Sodiaal." Toutefois, il n'est pas seul en course. Le fromager français Bel, le suisse Nestlé, l'américain General Mills, principal distributeur de Yoplait aux États-Unis, et trois fonds d'investissement (Axa Private Equity, Bain Capital et Lion Capital) se sont également portés candidats.

Dans les heures et jours qui viennent, d'autres offres devraient arriver sur le bureau de PAI, le chinois Bright Food et le mexicain Lala étant pressentis. Au total, une dizaine de propositions de rachat seront formulées.

Les rumeurs vont bon train

En revanche, contrairement aux rumeurs des dernières semaines, Bel ne s'est pas associé au Fonds stratégique d'investissement (FSI), le bras financier de l'État. "Nous suivons le dossier de près mais nous ne sommes liés à personne à ce stade", explique-t-on au sein du FSI. « Si un acheteur a besoin d'un appui pendant le processus et que nous le considérons comme le meilleur candidat, nous investirons à ses côtés. Pour l'heure, rien n'est fait. » Nul doute que le FSI interviendrait si des inquiétudes naissaient du côté des 8,500 producteurs de lait de Sodiaal quant à l'identité du futur repreneur de Yoplait.

Selon l'agence Reuters, le conseil d'administration de Yoplait se réunira le 11 février pour examiner les offres déposées et dresser d'ici la fin février une liste restreinte de candidats afin d'arrêter un choix définitif à la fin du trimestre. Yoplait, qui a généré environ 3,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2010, est valorisé entre 1,5 et 1,8 milliard d'euros.

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Commentaires
a écrit le 07/02/2011 à 19:35 :
Il faut que Yoplait reste français. Des milliers d'agriculteurs français en vivent. Il ne faut pas plaisanter avec cela.
Réponse de le 22/02/2011 à 10:35 :
Yoplait est l'un des piliers de l'activité Française pour l'ultra-frais, sa réussite mondiale et la connaissance des marques par les consommateurs font de cette entreprise une réussite sans précédente.
Le Groupe Lactalis, fort de ses marques et de la renommée de ses produits, serait le meilleur repreneur. Lactalis pourrait garantir de façon perenne les approvisionnements en lait en constituant des accords avec les agriculteurs Français.
Réponse de le 17/03/2011 à 17:22 :
Le problème, ce sont les monopoles privés, dans tous les domaines, et c'est très inquiétant...pour l'avenir !

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