Un mauvais mois de juillet dans la restauration, argument contre la hausse de TVA

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Le Syndicat national de la restauration thématique et commerciale s'inquiète d'une situation catastrophique: selon lui, les restaurants ont vu leur fréquentation chuter de 13,2% en juillet. Il plaide pour une annulation de l'élèvement du taux de TVA à 10%, prévue pour janvier prochain.

Le secteur est déjà assez affaibli comme ça, n'en remettez pas une couhe! Voilà en substance, le message subliminal que le Syndicat national de la  restauration thématique et commerciale (SNRTC) souhaite faire passer au gouvernement. Comme au mois de mai dernier, ce représentant de 1.700 entreprises de restauration commerciale et traiteurs tire la sonette d'alarme quand à la baisse de fréquentation des établissements. Selon un communiqué diffusé ce 5 août 2013, les entreprises adhérentes du SNRTC accuse une diminution de fréquentation "historique": -13,2% en juillet.

"La situation n'a jamais été aussi catastrophique"

Le syndicat décrit "un secteur  fortement atteint par la crise", et rappelle qu'en mai, il avait déjà fait la démonstration de la perte de 10% des emplois du secteur en deux ans. Sur l'ensemble du premier semestre 2013, la fréquentation des établissements de restauration avait été de 5%. "La situation n'a jamais été aussi catastrophique, nos entreprises accusent une diminution inédite de leur chiffre d'affaires et les résultats de ces quatre dernières semaines nous font craindre le pire", alerte Michel Morin, président du SNRTC.

De son côté, Jean-Pierre Chedal, président des restaurateurs au sein du syndicat Synhorcat, confirme que le "montant des tickets moyens stagne voire baisse" mais souligne que des disparités existent selon les régions et le segment d'activité. "A Paris et en Ile-de-France, les chiffres ne sont pas bons mais ne sont pas catastrophiques. En revanche, la province et notamment la côte Atlentique sont plus touchées" explique-t-il. De la même façon, "la restauration très haut de gamme et la restauration rapide s'en sortent plutôt bien, l'inquiétude est surtout portée sur la restauration en chaînes (ex: Buffalo Grill, Courtepaille, Hippopotamus, ndlr)" poursuit-il. Il explique ces difficultés par "un problème de pouvoir d'achat, et de morosité ambiante".

En sous-main à ce cri d'alarte: la question de la TVA. Le syndicat veut convaincre que le secteur est déjà suffisament fragilisé pour qu'on évite de lui appliquer un taux de 10% à partir du 1er janvier 2014 (contre  7%, principalement, actuellement , depuis le 1er janvier 2012).

Inquiétude pour les emplois...

"Si rien n'est fait dans le contexte actuel (...), la perspective d'une TVA au taux de 10% au 1er janvier (...) ne fera que nous affaiblir davantage", plaide d'ailleurs Laurent Caraux, le président d'honneur du SNRTC. Il est en effet prévu dans la loi de finances de remonter le taux de TVA applicable au secteur dans cinq mois. Pour sa part, Jean-Pierre Chedal se dit "extrêmement méfiant" quant aux prochaines évolutions de taxation, craignant que le gouvernement ne puisse aller plus loin que les 10%.

Pour rappel, le secteur était soumis à un taux de 19,6% jusqu'en juillet 2009, date à laquelle il avait vu son taux réduit à 5,5%, sous le présidence de Nicolas Sarkozy. Les restaurateurs s'étaient en contre-partie engagé à embaucher davantage.

Si le syndicat avance l'argument social, disant craindre "des suppressions d'emplois" consécutive à cette hausse du taux d'imposition, rappelons toutefois que selon Pole Emploi, avec 14% du total des intentions d'embauche, l'hôtellerie-restauration demeure le premier pôle de recrutement national (plus de 219 000 projets de recrutement). Et d'après les données INSEE les plus récentes, la restauration affichait un taux de profitabilité moyen de 12,5% en 2010 et le nombre de salariés dans le secteur n'a cessé d'augmenter depuis 2000, excepté en 2008-2009.

LIRE AUSSI:

>> TVA dans la restauration : un retour au taux de 19,6% est envisageable

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a écrit le 06/08/2013 à 17:30 :
6 août 2013, Paris, avenue de l'Opéra. Il est 15 heures, mes adresses habituelles (il y en a quelques unes, trop rares) sont fermées. Je décide de tenter la brochette de b?uf d'une brasserie que j'ai évitée, jusqu'à présent. Le plat du jour est annoncé à l'extérieur de ce qu'il est impossible de nommer "restaurant". Je vais le faire vite : serveur désagréable, pas propre sur lui. Je passe ma commande. Longue attente devant une carafe d'eau dans laquelle flottent des particules non identifiées. L'eau n'est pas fraîche, cela ne surprendra personne. Un autre serveur que celui a pris la commande m'amène enfin mon plat. 1) Une sauce d'une couleur douteuse nappe des morceaux d'une viande molle, de couleur grise et sans odeur ? on met la sauce à part ou alors le serveur annonce la présence d'une sauce au moment de passer la commande, c'est élémentaire. 2) Les frites sont tristes, trop cuites et trop grasses 3) Ni pain, ni sel ni poivre ne sont présents sur la table. Me doutant de ce qui va suivre, je ne demande rien (le serveur passe à plusieurs reprises devant moi, regarde ma table mais ne m'amène ni pain, ni sel et poivre). Résultat : j'ai goûté deux frites, un morceau de viande et un peu de sauce : non seulement c'était immonde, mais encore avais-je des picotements dans la bouche, genre produits douteux. Ah oui, j'oubliais ce qui est annoncé comme de la salade : une catastrophe. Bref. J'ai dit au serveur que c'était mauvais, il a remporté mon assiette, et j'ai payé 17,50 euros un plat non consommé (on ne se refait pas). J'ai attendu quelques minutes, en me disant qu'un responsable allait venir s'inquiéter par le retour de mon assiette pleine, me proposer autre chose. Évidemment, personne n'est venu. Dans le monde de l'abattage, les clients ayant un minimum de palais (et là franchement même dans une cantine je suis certain que c'est meilleur) ne sont pas les bienvenus. Voilà une expérience qui ne peut que nourrir le ressentiment que nous avons tous contre les établissements voyous, qui ne respectent rien, ni personne. Ce lieu, ou plutôt ce piège aux touristes (belle image de la France !), est le prototype de la nullité en matière de brasserie parisienne et, plus généralement, de restauration.
a écrit le 06/08/2013 à 17:25 :
Je vis à Paris. Je déjeune et dîne au restaurant quasiment tous les jours, et depuis plus de dix ans. Ayant constitué, peu à peu, mon propre carnet d'adresses, je sais où réserver. Pour le déjeuner, c'est souvent du rapide mais de qualité, et pour dix/douze euros je mange d'excellentes salades, je bois des jus de fruits frais, bref, du sain et du léger. Là, j'exclue absolument les brasseries, évidemment. Pour ces dernières, vous pouvez faire deux tests : commandez un sandwich jambon beurre et une salade niçoise. Je vous souhaite bonne chance. Bref. Quand je veux manger une viande, un plat traditionnel, un des rares patron restaurateur de mon quartier (Palais-Royal) à cuisiner lui-même (et à bien cuisiner) propose chaque jour deux ou trois plats (12-13 euros) de saison (ce mec fait l'un des meilleurs pot aux feu que je connaisse avec celui de Christian Constant, mais là c'est un autre budget). Pour le soir, j'ai quelques bonnes adresses, en excluant toujours les brasseries. Peu d'adresses, cependant. Pourquoi ? Parce que le différentiel entre les lieux dignes d'intérêt et ceux qui relèvent du LAMENTABLE, pour ne pas dire de l'ARNAQUE, est réellement trop important. La règle, c'est la punition : tarifs exorbitants, plats industriels réchauffés, service lamentable (serveurs aussi aimables que nos chers taxis parisiens et aussi professionnels qu'un babouin à qui l'on demanderait de dresser une table), mauvais vin, vieux morceaux de pain mou. Pour rappel, nous sommes en France ! Dans la ville la plus visitée au monde ! Il est évident que ces gens qui achètent leurs produits dans les grandes surfaces spécialisées gagnent beaucoup d'argent. Question : ne serait-il pas temps que les consommateurs réagissent ? En ignorant, par exemple, ce type d'établissements tout juste bon à se faire les touristes ? Les gens de passage ? Ce triste tableau est un peu à l'image du pays : sinistré. Inélégant. Mention spéciale pour les excellents restos japonais (par exemple) qui savent vous recevoir, et vous nourrir. Et pour pas cher.
a écrit le 06/08/2013 à 15:47 :
Ce n est certainement pas eux que je vais pleurer. Ils n'ont qu à faire de la qualité avec des bons produits et pour un bon rapport qualité prix. La ils auront du monde toute l année car les gens vont la ou c est bon....
a écrit le 06/08/2013 à 13:06 :
s'ils avaient été plus honnetes avec le consommateur lors de la baisse de 19,6 à 7 ils n'en seraient pas là ils sont comme les agriculteurs "jamais contants
a écrit le 06/08/2013 à 12:59 :
au lieu de manger de la merde surgelée, les Français préfèrent manger chez eux. Les restaurateurs ont pris les gens pour des blaireaux, j espère que maintenant ils vont comprendre.
a écrit le 06/08/2013 à 12:49 :
Il faudrait qu'un jour les restaurateurs se posent les bonnes questions. Leurs prix sont généralement trop élevés et découragent les classes moyennes, ce ci d'autant plus que souvent la qualité et/ou la quantité laissent à désirer. Les contreparties de la baisse de la TVA n'ont pratiquement pas existé, les prix qui ont baissé l'ont généralement été sur des plats peu demandés, quant aux pratiques envers les employés elles ont peu changé.
a écrit le 06/08/2013 à 12:38 :
La diversité des qualités de repas servis dans les restaurants explique aussi une baisse de fréquentation. Il vaut mieux acheter un bon produit surgelé que l'on prépare chez soi que d'aller consommer le même au restaurant. Il est grand temps que les vrais cuisiniers fassent savoir qu'ils n'ont pas recours à un système d'achat congélé/ revente après réchauffement. Pour notre part, nous allons moins souvent au restaurant , non pas pour des motifs d'argent mais pour un motif de qualité.
a écrit le 06/08/2013 à 12:06 :
Et si les restaurateurs se mettaient à proposer des plats à emporter ou à acheter dans les commerces d'alimentation fréquentés par les touristes venus faire leurs courses pour le déjeuner ou le diner. Il y a bien des gens qui vont dans un café pour commander un café à emporter.
a écrit le 06/08/2013 à 12:01 :
Mais non, des cuisines comme des dépotoirs, avec cafards, des cuisiniers qui vont aux toilettes et ne se lavent pas les mains, gastro à répétition, une nourriture bas de gamme, des plats préparés insipides cuits aux micro-ondes qui détruisent la nourriture, produits pas chers OGM de toutes sortes, des prix non justifiés, l'état qui massacre les entreprises avec des charges exorbitantes, des salariés payés au lance-pierres et qui on le sourire dans la poche, un accueil déplorable, en conclusion mangeons bio chez soit, la santé n'a pas de prix.
a écrit le 06/08/2013 à 11:59 :
Le secteur est déjà assez affaibli comme ça, n'en remettez pas une couhe! Voilà en substance, le message subliminal que le Syndicat national de la restauration thématique et commerciale (SNRTC) souhaite faire passer au gouvernement. Comme au mois de mai dernier, ce représentant de 1.700 entreprises de restauration commerciale et traiteurs tire la sonette d'alarme quand à la baisse de fréquentation des établissements. Selon un communiqué diffusé ce 5 août 2013, les entreprises adhérentes du SNRTC accuse une diminution de fréquentation "historique": -13,2% en juillet.

Trop de fautes d'orthographe !!!!!
a écrit le 06/08/2013 à 11:43 :
les français ne veulent plus payer 35 euros pour un plat qui coûte 2 euros de surgelés Metro ?
a écrit le 06/08/2013 à 11:32 :
Disons que la restauration laisse à désirer. Petite quantité (quand c'est bon) menus trop cher. Personnels mal formés à l'accueuil etc...
a écrit le 06/08/2013 à 11:13 :
Facile de critiquer mais le vrai responsable c'est la hausse continu des loyers des charges sociales des frais de comptabilité commerçant depuis plus de 20 ans je payais 1000 francs par mois de comptable maintenant je suis a plus de 800 euros par mois sans compter des assurances des complémentaires santé avec un chiffre d'affaire a la baisse il n'est pas étonnant que les restaurateurs tombe dans la facilité quand on s'aperçois des milliards de benéfice engrangé par les fasts foods qui font le plein a midi en vendant tous les jours la meme daube.
a écrit le 06/08/2013 à 9:31 :
Cette profession a une image déplorable auprés des consommateurs depuis la baisse de tva obtenue contre des promesses jamais tenues !!!elle ne sait que crier bien fort sans rien changer à ses mauvaises habitudes ......Les restaurateurs devraient s'interroger pour savoir pourquoi ils font fuir les clients au lieu de pleurnicher pour que la tva n'augmente pas !!!
Réponse de le 06/08/2013 à 10:11 :
@ PNV
"Cette profession a une image déplorable auprès des consommateurs"... depuis qu'ils nous servent principalement du surgelé... et qu'ils nous le vendent une fortune...
Réponse de le 06/08/2013 à 11:08 :
Il est clair que la restauration est devenue le "cercle" de la mal bouffe", et que la chute est la conséquence de 2 paramètres : 1er PARAMETRE : plus la France produit des travailleurs pauvres, plus les restaurants sont désertés ... les restaurateurs sont les premiers créateurs de travailleurs pauvres !!! 2ème PARAMETRE : les français ne veulent plus payer pour de la très vulgaire bouffe industrielle dégueulasse ... idem pour les pâtisseries industrielles dégueulasses !!!
a écrit le 06/08/2013 à 9:01 :
Le commerce dans l ensemble refuse de faire comme M touslemonde ce serrer la ceinture en répercutant systématiquement toutes les hausses le résultat perte de clients, ils voudraient en plus que état paye pour palier à cette situation c est ubuesque. M les commerçants et artisants si vous voulez durer réduisez vos marges si non c est la faillite. Exemple : une pizzeria à emportée avec juste un livreur paye au lance pierre fait 200k? de bénéfice pas an et ne paye pas d impôts par contre la pizza pas de 7,8 à 8,5 en 3 mois.
a écrit le 06/08/2013 à 8:49 :
Montrons du doigts certaines realitees. comment un même plat est facturée 85? et que 20m plus loin 47? constat fait a paris en juin et pas sur les champs mais sur une rue sans intérêt particulier, vous pouvez même faire le même repas à Versailles pour 34?, les touristes sont des gogos
a écrit le 06/08/2013 à 7:36 :
il était certain que les touristes français allaient réduire les dépenses. il ne faut pas être un grand expert pour comprendre que si l'on nous matraque fiscalement , tout ce qui part dans l'impôt fera réduire en masse la consommation et pire fera réduire les rentrées de tva de toute espèce de consommation. c'était pourtant facile à comprendre . il y a de quoi se poser des questions sur la pensée économique d'aujourd'hui.
Réponse de le 06/08/2013 à 9:33 :
"....se poser des questions " les restaurateurs aussi pourraient se poser des questions sur leur gestion et leur comportement vis à vis de leurs clients .
a écrit le 05/08/2013 à 22:43 :
C'est la soupe à la grimace. et la note est salée....surtout pour manger de la "réchauffe" de l'agro-industrie dans 75% des resto.Heureusement il y a des restaurateurs sérieux et amoureux de leur métier, mais Il y a moins d'oseille...et les consommateurs se serrent la ceinture en attendant de mettre un peu de beurre dans les épinards...Et oui Mrs les politiques plus d'impôts, de prélèvements, d'augmentations déguisées, c'est moins de consommation, moins de rentrées TVA et plus de chômeurs...trop d'impôt tue l'impôt....
a écrit le 05/08/2013 à 22:28 :
Le restaurant c'est fini depuis mai 2012, au moins jusqu'en mai 2017
a écrit le 05/08/2013 à 22:15 :
Ce que ne comprend pas le métier c'est la mauvaise image qu'il véhicule depuis de nombreuses années. Tout d'abord pourquoi payer 20 euros un plat acheté 4 ou 5 chez Métro. Pourquoi payer un café 2 euros avec dans ce cas une marge facteur 10. Pourquoi refuser un café ou un thé sur une terrasse parce qu'il est plus de 21 heures ou les taxer de 0,50 euro après 21 heures, exemple courant à St Raphael ou Fréjus deux villes dans lesquelles on sent bien que le client est un pigeon. Les restaurateurs sont leur propre fossoyeur la TVA est dans ce cas un faux problème le client veut être respecté et pas pris pour un pigeon. En définitif nous nous sommes rendus compte que diner entre amis autour de la piscine est bien plus sympa que dans un restaurant dans le quel sur le fond vous "emmerdez" le serveur ou serveuse et que le patron derrière sa caisse fait la gueule depuis 20H30. Nous avons décidé de ne plus diner en bord de mer les pigeons vont dans l'arrière pays plus sympa et plus proche du client. Ne parlons pas des grandes arnaques sur le plan des prix des plages privées. Enfin l'arnaque de Fréjus faire payer le parking d'une plage publique devenue de fait une plage privée, je me pose la question cette ville n'est-elle pas sur endettée avec des emprunts toxiques??? dont une partie des intérêts est payée par le tourisme le fameux pigeon.
Réponse de le 05/08/2013 à 23:41 :
Bon exemple que le prix du plat multiplié par 4 entre Métro et la table... mais alors que dire du joint changé par un plombier, un fusible changé par un électricien, un enfant gardé par une nounou: combien de cout fourniture et combien pour une main_d'oeuvre : combien coute une heure de travail avec les charges, les congés et les temps d'attente du client qui nécessitent une présence et donc une rémunération, forcément répercutée sur le prix ! Je ne défend pas le produit "tout prêt", mais il faut savoir faire la différence entre le prix du produit sans service (type produit acheté sur internet) et le produit avec un service nécessitant un service qui se paie, tva et charges et couts induits inclus !!!
Réponse de le 06/08/2013 à 9:37 :
lyon69 le plombard c'est de l'indispensable alors que le restau c'est du superflut tout comme le café en terrassse à 1,80 ou 2 euros !!
Réponse de le 06/08/2013 à 10:21 :
@Lyon 69
Un joint ou un fusible, ça vaut "tripette", mais si ça fuit ou s'il n'y a plus de "jus", il est indispensable de remplacer, le "restau", c'est pas indispensable, surtout si c'est pour ingurgiter du Picard ou du Davigel. Le coût d'une intervention d'un artisan plombier ou électricien, c'est essentiellement du temps, déplacement et main d'oeuvre. En-dessous d'un certain montant, ce n'est pas rentable, et c'est pour cela qu'il est très difficile de faire venir un "vrai" plombier ou électricien pour une petite réparation...D'où la prolifération des dépanneurs "multiservices", et quand je dis dépanneurs, je devrais dire "arnaqueurs en puissance".
a écrit le 05/08/2013 à 22:03 :
les lobies en action la démagogie est la
ca a déjà couté une fortune de les passer a 5.5 %
les journalistes qui participent a cette campagne ont pas des amis restaurateurs lol !!
ils sont pas en concurrence avec l étranger et sur un menu c est zéro
qu ils fassent de la bonne cuisine et ils réussiront
a écrit le 05/08/2013 à 21:27 :
Sur un menu à 16.05 ? et 21.4 ? la tva ne représente respectivement que 1.05 et 1.4 ce qui est dérisoire et n'est pas décisif dans le choix de manger ou pas dans un restaurant.
Par contre ce qui est décisif ce sont les menus qui y sont servis, force est de constater qu'environ 80 % (suivant une étude de la répression des fraudes) des restaurateurs achètent désormais des plats sou-vides dans de grandes enseignes alimentaires, ce ne sont donc pas des cuisiniers qui cuisinent mais des pseudos cuistos ....Alors forcément le client ne veut pas être pris pour le dindon de la farce....Pour ma part je refuse de payer 22 ? un petit menu composé pour plat principal d'un confit de canard issu d'une boite de conserve 1er prix et d'une crème anglaise faite en brique avec ses blancs d'oeufs industriels.....Heureusement il existe encore de vrai restaurateur avec de vrai cuisinier capable de faire une carte certes peu étoffée mais qui cuisinent les produits de bases et les subliment encore à des prix abordables, à eux je tire mon chapeau et les encouragent en y allant quant aux autres, gestionnaires d'une vaisselle faite d'assiettes en ardoises ou tablant sur le coté chic de leur salle, priez, le temps des vaches grasses est finie et même la stabilisation ou la baisse de la tva ne suffira pas à votre survie, le compte à rebours a commencé, la faillite puis la famine....
Réponse de le 06/08/2013 à 1:10 :
c'est plutôt bien vu dans l'ensemble, mais c'est quoi cette étude de la répression des fraudes?
Les fraudes, du moment que l'appellation du produit correspond à ce qui est stipulé sur la carte, ils s'en fichent de ce que vends le restaurateur et de qui le prépare.
Pour la TVA c'est exact, c'est quantité négligeable sur une addition, mais pour le commerçant et l'état ça chiffre.
C'est comme quand on fige la tipp sur le prix du carburant, ça coûte des millions aux recettes de l'état, pour quelques centimes de gagnés à la pompe pour le particulier.
a écrit le 05/08/2013 à 20:37 :
l'année a également été pourrie pour les campings et les hôtels, avec une chute de 10% de la fréquentation en juillet. Baisser la TVA ne ramènera aucun client en plus parce que le resto vient en dernière position dans les priorités derrière l'essence, le péage, le camping ou l'hôtel. Une baisse de TVA ne profiterait que marginalement et surtout à ceux qui fréquentent assidûment les restaurants chers, donc de luxe.
a écrit le 05/08/2013 à 19:19 :
la baisse de la TVA a été conditionné de plusieurs points : PRIX : hausse inférieure à la hausse du cout de la vie, et surtout inférieure à la hausse du cout des matières premières et à la hausse des charges sur les salaires. HAUSSE DES SALAIRES : la grille des salaires de la profession a été revalorisée de 5% dès la 1ère année JOURS FERIES : 2 jours fériés supplémentaires chômés ont été accordés. PREVOYANCE SANTE : une cotisation employeur pour une prévoyance santé a été mise en place et obligatoire pour TOUS les employeurs. EMPLOI : 69600 créations annuelles d'emplois au lieu de 16700 en moyenne les années précedentes -pourtant avant la crise-
Alors, pour certains commentateurs, renseignez-vous avant de raconter n'importe quoi . De plus la hausse de la TVa à 10% concernera aussi le setceur de restauration rapide, et aussi l'hôtellerie ...qui eux, ont toujours été à 5.5% !! Alors effectivement, comme les employeurs ne pourront pas retirer les avantages acquis aux salariés et commercialement, ne seront pas en mesure de monter leurs prix au risque de perdre leurs clients... ils ne pourront que compresser les couts, et seront encore plus contraints à servir du "tout prêt" !!! merci à ce gouvernement !!
En ce qui me concerne, j'envisageais une reconversion dans l'hôtellerie-restauration avec près de 100 emplois entre l'hôtel et le restaurant (ben oui : que du frais, du bio, ça demande du personnel !), mais avec un surcout de TVA, ça fait basculer mon prévisionnel dans le rouge, et mon banquier ne suit plus !!! projet annulé... je vais voir si je le délocalise en Espagne ou en Grèce, là où l'on cherche à créer des emplois et à attirer des touristes et pas l'inverse !!!
Réponse de le 05/08/2013 à 20:47 :
hôtellerie à 5.5%????
T'es sûr?
Moi je suis dèjà du métier, et une TVA à 10%, c'est largement jouable et correct.
Si vous passez votre temps dans les chiffres et les prévisionnels, vous ne ferez jamais rien de bien, il faut de la passion, du coeur et des tripes pour se lancer dans ces métiers.
Réponse de le 05/08/2013 à 21:28 :
Bref un futur chômeur non indemnisé ou un gros Mito !
Réponse de le 05/08/2013 à 21:44 :
je penche pour mito, histoire de placer une critique acerbe sur le l'actuel gouvernement.
C'est très mode.
Réponse de le 05/08/2013 à 23:54 :
Ceci dit : je gère une boite de 9 salariés (ben oui, les seuils sociaux qui bloquent l'embauche, vous connaissez ?) et c'est juste la création d'une nouvelle boite qui est remis en cause (trop d'impôt tue l'impôt, on vous dit!) alors, le chômage, c'est pas pour tout de suite pour moi, et de toute façon, le cas échéant, il sera indemnisé, puisque j'ai le statut de gérant salarié ! ... désolé de vous décevoir, les aigris !
Réponse de le 06/08/2013 à 7:40 :
pauvre petit tu fais plutôt de l'optimisation fiscale pour ton portefeuille pas pour donner de l'emploi
Réponse de le 06/08/2013 à 8:11 :
Pour pouvoir ouvrir une entreprise hôtelière avec 100 employés vous devez être multimillionnaire. Monter un hôtel est la plus difficile des entreprises. La preuve que vous ne savez pas de quoi vous parlez.
Réponse de le 06/08/2013 à 10:36 :
@Bellebombarde
Faire à manger pour d'autres est une responsabilité, et sans éthique ni passion, cet acte ne vaut guère plus que donner des croquettes au chien. Et encore, le chien lui ne paie pas...
Plus de la moitié des restaurateurs sont de petits commis comptables avec une formation d'expert en maniement du ciseau, option ouverture de sachets Picard...Davigel... Marie etc...Le ciseau a remplacé les couteaux à éplucher, à trancher, couper, débiter, désosser.
Il reste quelques passionnés et un label spécifique devrait leur être attribué.
Réponse de le 06/08/2013 à 11:15 :
Un surcoût de TVA ? Effectivement, si tu mets la tva dans les coûts, je comprends que le banquier ait pris peur !
a écrit le 05/08/2013 à 18:59 :
C'est la faute des salaires minimum imposés par la réglementation française, ils sont trop élevés. Résultat, les classes moyennes boudent les restaurants en France. Inutile d'accuser la hausse de la TVA. Les pichets de vin sont souvent dégueux et les boissons hors de prix hormis le sempiternel demi!
Réponse de le 05/08/2013 à 19:49 :
Cela dit, les salaires minimum permettent à certains de se payer de temps en temps un petit resto, et quelques jours de congés.
Avec 500?/mois, plus de petit noir quotidien, plus de pizza, plus de kebab, plus de congés...
Réponse de le 05/08/2013 à 21:32 :
C'est tellement vrai ce que vous dites! Certains voudraient vendre leurs plats en suisse et les cuisiner en Inde!
a écrit le 05/08/2013 à 18:58 :
Franchement, après une hausse des prix de plus de 15% pour TVA non répercutée à la baisse et les hausses estivales, ils feraient mieux de se demander si faire payer la galette saucisse plus de 7 euros, les moules sans les frites plus de 10 euros et le morceau de viande de b?uf avec ses frites plus de 25 euros en brasserie est raisonnable.... ( prix vus et pratiqués à Dinan dans le 22). je ne parle pas de la bouteille d'eau SP vendue plus de 4.50, et le café toujours @ 1.90.....mais bon, ils finiront par comprendre que le client-pigeon, y en a marre!
Réponse de le 05/08/2013 à 20:43 :
n'importe quoi 15% d'augmentation....
Après, avant d'entrer dans un établissement, regardez les prix affichés, si c'est trop cher pour vous, passezvotre chemin....tout le monde s'en portera mieux.
a écrit le 05/08/2013 à 18:58 :
En même temps faut pas se plaindre. 90% de la bouffe qu'on nous présente dans nos assiettes est totalement immonde!
Revoyez vos menus, vos produits, si produit il y a, arrêtez le surgelé, bref changez de métier!
Réponse de le 05/08/2013 à 20:40 :
y'a plus qu'à aller chez les 10% restants, qui subissent les mêmes augmentations que les autres
a écrit le 05/08/2013 à 18:51 :
Pour l'auteur de l'article : Sauf erreur de ma part, on parle d'élevement par rapport au fait d'élever (dans le sens d'éduquer) dans le cas d'une hausse de TVA, il faudrait plutôt parler d'élévation ... merci (et merci pour l'article)
Réponse de le 05/08/2013 à 19:44 :
... voire d'élevage!
Réponse de le 05/08/2013 à 21:02 :
moi je crois que élevement ça n'existe tout simplement pas, lyon 69 invente des trucs
a écrit le 05/08/2013 à 18:47 :
et comment ce fait il que les restaurants etaient bondé au mois de juillet faux arreter de nous mentir tout le temps , c'est pas posssible
Réponse de le 05/08/2013 à 21:53 :
@c est faux : renseignez vous dans les offices de tourisme ; il y a effectivement une baisse constatée de 10% ( ce qui n empêche pas le monde dans les stations balneaires) : une des raisons semble être plus de français partis en espagne ou grèce ..encore des évadés fiscaux!
a écrit le 05/08/2013 à 18:31 :
On n'a plus rien à se mettre sous la...dent
a écrit le 05/08/2013 à 18:11 :
un secteur qui sait bien profiter des climats electoraux... ils se sont gavés sur les marges avec la baisse de la TVA et maintenant ils pleurent parce que la clientèle n'a pas aimé se faire farcir (surtout dans les zones touristiques). Ils feraient mieux de déclarer l'intégralité de leur chiffre d'affaires, d'être irréprochables sur l'emploi non déclaré, d'instaurer un salaire minimum convetionnel au moins égal au smic et de faire des efforts sur la qualité de l'accueil et des prestations avant de se servir du taux de tva comme paravent de leur opportunisme.
a écrit le 05/08/2013 à 17:47 :
La baisse de TVA n'a généré aucune baisse de prix et aucune création d'emploi!!!!
Ensuite, on nous présente la crainte de voir 2.500 postes supprimés, après avoir dit que 50.000 postes n'étaient pas pourvus, faute de candidats!!!
En toute logique, je suppose que le CICE servira d'acompte pour la prochaine voiture, étrangère de préférence?
Réponse de le 05/08/2013 à 18:38 :
Cette critique acerbe est largement reprise par les internautes comme quoi les restaurateurs s' en mettent plein les fouilles. On devrait demander à ces bravec gens de monter un restaurant et de rester debout huit heures par jour à piétiner six jours sur sept. C'est un métier très dur plus dur que le persifflagle constant des critiqueurs systématiques, assis tranquillement derrière leur clavier sirotant un gin tonic ou un bloody mary
Réponse de le 05/08/2013 à 19:10 :
travailler 4 mois et 8 mois de vacances cela peut être dure peut allez vous faire parti des métiers pénibles pour avoir une retraite plus tôt ,
Réponse de le 05/08/2013 à 19:27 :
@colonnel olnell : Quel est le lien entre la pénibilité de ce travail et le taux de TVA., aucun. Pour moi, le taux de TVA sur du travail qui ne peut pas subir de concurrence étrangère devrait au maximum pour permettre à l'état de l'alléger sur les secteurs qui subissent la concurrence étrangère. Des travaux plus pénibles, je peux vous en citer et en connaissance de cause.En tous les cas, l'allègement de la TVA a depuis longtemps trouvé place dans la poche des restaurateurs, sans contrepartie économique, sinon très probablement contre une pure contrepartie électorale. Je déjeune 3 fois par semaine dans des restaurants et c'est ce que je constate.
Réponse de le 05/08/2013 à 19:43 :
Le message peut paraître caricatural, mais pour le contrer, il suffit de:
-prouver que les prix ont baissé de 11,2% lorsque le TVA est passée de 19,6 à 5,5%;
-prouver qu'à partir de 2009, les effectifs de la profession ont augmenté plus que la moyenne des services, or les courbes du graphique montrent l'effet inverse:à partir de 2009, l'écart d'évolution avec l'ensemble des services se réduit!!!
-prouver que, selon les chiffres de Pôle Emploi qui ont été abondamment commenté il y a quelques semaines, le secteur n'est pas à la recherche de 50.000 personnes;
-observer, en 2014, que les prix ne suivent pas l'augmentation de la TVA (+2,8%);
-observer, en 2014, que les 6% de CICE viennent abaisser le prix hors-taxe, proportionnellement à la part du coût de la main d'oeuvre dans le prix de revient.
Je précise que je n'ai absolument rien contre cette profession, mais, d'une façon objective, certaines anomalies m'interpellent!
Réponse de le 05/08/2013 à 20:16 :
Rechauffer des plats micro ondes sous vides c'est 80% des restaurateurs en France, il suffit de voir les camions frigorifiques discrets qui font les livraisons discretement tres tot le matin dans les centre ville pour que personne ne les voit : Drake et ses comperes qui remplissent les reserves de resto de plats industriels.
Réponse de le 05/08/2013 à 20:59 :
vous avez l'air assez intelligent pour comprendre que de baisser les prix de 11.2%, emp^che automatiquement d'augmenter les salaires d'embaucher et de d'investir dans son établissement.
C'est pourquoi la baisse des préconisée à l'époque était de 3% en moyenne, et je rappelle que cela ne concernait pas les vins et alcools.
Aprés, relisez l'article sur les prévisions d'embauche de la proffession, c'est quand même pas mal, mais il est vrai que des entreprises du secteur continuent de disparaitre, pas forcèment les pires d'ailleurs.
Réponse de le 05/08/2013 à 21:07 :
c'est qui drake?
Et dans les camions frigo il peut aussi y avoir des produits frais et bons, faut bien s'aprovisionner quelque part, on est pas à la télé où les gentils restaurateurs irréprochables se lèvent à pas d'heure pour faire les courses au marché, et tu les voit acheter un poulet deux radis et trois navets et les ramener chez eux en vélo.

a écrit le 05/08/2013 à 17:35 :
Si je ne dis pas de bêtise, la France réduit le nombre de taux de TVA existant pour se conformer aux législations européennes, donc le taux de 7% ne pourra plus exister, ce sera 5% ou 10%, demander de ne pas monter le taux à 10 reviendrait à demander une diminution du taux à 5% ?
A mon avis la hausse à 10% elle est prise en compte et acceptée, cette communication sert surtout à mettre la pression sur le gouvernement pour lui retirer l'envie de remonter le taux à 19.6%

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