Crise en Bretagne : le blocus du site de Gad est levé

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Les salariés de l'abattoir Gad SAS ./ Reuters
Les salariés de l'abattoir Gad SAS ./ Reuters (Crédits : Reuters)
Les salariés ont décidé de libérer le site de Lampaul-Guimiliau, dans le Finistère. Leurs revendications ont été entendues. Le groupe volailler Tilly-Sabco de Morlaix et ses partenaires pourraient supprimer bientôt 1.000 emplois.

Le blocus est levé. «C'est signé. Le conflit s'est terminé ce jeudi soir à 20 heures. L'accès au site est libéré », à déclaré jeudi soir après un vote des salariés Olivier Le Bras, le délégué central du syndicat FO, majoritaire sur le site Gad SAS de Lampaul-Guimiliau (Finistère).

Plus tôt, en fin d'après-midi, les salariés avaient obtenu de la direction les engagements écrits de fin de conflit qu'ils réclamaient.

Le texte, signé à la préfecture du Finistère, «garantit le paiement d'indemnités supralégales doublées, et le paiement de tous les jours de grève, comme cela avait été convenu», s'est félicité le syndicaliste.

Un site bloqué depuis le 11 octobre

Le site de 850 salariés était bloqué depuis le 11 octobre, date de la validation du plan de continuation de la société bretonne d'abattage et de découpe de porcs, actant la fermeture du site finistérien.

Le 23 octobre, au terme d'une réunion de fin de conflit avec la direction, les syndicats avaient obtenu le doublement des primes de licenciement ainsi que le paiement des jours de grève en échange de la fin de leurs actions de blocage. Cependant, en recevant par la suite le texte du projet d'accord, ils avaient estimé que certains engagements n'avaient pas été tenus. Ils avaient décidé en conséquence de poursuivre leur action de blocage du site, lequel, selon FO, contient «pour 5 millions d'euros de stocks de produits congelés».

Le groupe Tilly-Sabco également en difficultés

Après Gad, c'est au tour du groupe volailler Tilly-Sabco situé à Morlaix d'être dans la tourmente. Il suspendra sa production à partir du 4 janvier prochain.

En cause : la fin des aides européennes à l'export pour les petits congelés. Le groupe estime que ce sont quelque 1.000 emplois qui sont menacés, fournisseurs et clients compris.

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Commentaires
a écrit le 04/11/2013 à 11:44 :
Sans doute avantageux pour les actionnaires. Sinon ce serait une bataille perdue sur le front d'une économie française vacillante. ...et ce n'est pas fini helas.....
a écrit le 02/11/2013 à 1:41 :
Les bretons ont compris que l'économie et l'existence de leur région est un enjeu, pourquoi , les bretons vivent essentiellement de leurs entreprises privées, les fonctionnaires ne sont pas majoritaires, l'état socialiste ne peut pas imposer sa loi
Réponse de le 02/11/2013 à 8:03 :
N'importe quoi : la Bretagne fait partie des régions qui vivent de transfert...
Réponse de le 02/11/2013 à 14:41 :
"cerise sur le gâteau" : les premiers bénéficiaires de la politique agricole commune (PAC) sont les industriels de l'agroalimentaire PRIVE ! Le tout élevé au tourteau de soja des USA /Brésil,Argentine (majoritairement OGM) et ensuite exporté au moyen Orient à grands coups de subventions Européennes ! C'est un "modèle" CONDAMNE ! A quand une réappropriation de la qualité et de l'autosuffisance de notre agriculture ? Ils (les politiques) nous ont fait marché sur la tête !
Réponse de le 02/11/2013 à 15:20 :
au contraire, la bretagne comme la corse ou d'autres régions pauvres, est une région aidée et sponsorisée par l'état avec des places de fonctionnaires crées contre le chomage;
a écrit le 01/11/2013 à 21:59 :
ne vient pas te depolluer en bretagne pauvre con de chapeau
a écrit le 01/11/2013 à 19:01 :
1chomeur en bretagne égale 10 tonnes de pollution en mopins
Réponse de le 02/11/2013 à 11:08 :
1 chapeau en moins, un idiot de moins...

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