FagorBrandt : la justice se prononce aujourd'hui sur les projets de reprise

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La fin du suspens pour les salariés de FagorBrandt ? Le tribunal de commerce de Nanterre se prononce mardi sur les projets de reprise du fabricant d'électroménager, qui prévoient le sauvetage de 1.420 emplois sur 1.800, au terme de plusieurs mois d'un feuilleton éprouvant pour les salariés.
Le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, a exprimé sa "confiance" à la veille de la décision du tribunal, a indiqué à l'AFP son entourage. "D'autant plus que les clauses suspensives ont été levées lundi", a-t-on ajouté de même source.
La reprise des activités de FagorBrandt, dont la maison-mère espagnole se trouve en faillite, fait l'objet de trois offres. La principale émane du groupe algérien Cevital qui propose de reprendre les sites d'Orléans et Vendôme, le siège et les services après-vente, soit 1.200 salariés en France.
En accord avec cette proposition, les sociétés locales Variance Technologies, une PME de plasturgie, et S20 Industries, prévoient de reprendre les sites vendéens du groupe, que Cevital ne souhaitait pas garder, permettant ainsi le maintien de 220 emplois, soit la moitié des effectifs concernés. La décision du Tribunal de commerce mettra fin à l'incertitude dans laquelle sont plongés les salariés du groupe depuis l'automne dernier.
Vendredi, l'horizon s'était déjà éclairci pour les deux tiers des salariés, quand la justice espagnole a finalement autorisé Cevital à racheter pour 25 millions d'euros les marques de FagorBrandt, rendant enfin possible la réalisation du plan de reprise mis sur la table par le conglomérat algérien depuis trois mois.
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La justice espagnole avait bloqué la vente des marques à la mi-mars, estimant que le prix n'était pas assez élevé. Un coup de théâtre fâcheux qui avait conduit Arnaud Montebourg à envoyer un collaborateur "d'urgence" à Madrid pour trouver une solution. Cevital et l'administrateur judiciaire français avaient fait appel.
Lundi, le groupe algérien est parvenu, à son tour, à un accord avec les deux entreprises locales qui prévoient la reprise des usines vendéennes, à Aizenay et La Roche-sur-Yon. Le projet de Variance Technologies prévoit de conserver 53 emplois à Aizenay. L'autre, S20 Industries, soutenu par des dirigeants de l'usine de La Roche-sur-Yon, porte sur 170 emplois sur les deux sites.
Vendredi, le tribunal de commerce de Nanterre avait laissé jusqu'à lundi 14H00 aux entreprises pour s'entendre avec Cevital afin d'assurer la reconversion progressive de ces deux sites.
Si le tribunal de commerce de Nanterre valide mardi l'ensemble des projets de reprise, "cela va permettre de sauver environ 220 emplois sur 439" en Vendée, s'est félicité le président du Conseil général, Bruno Retailleau (UMP).
Dans les prochaines semaines, "il faudra conforter la reconversion des sites et élaborer l'accompagnement des salariés qui ne seront pas repris", a prévenu l'élu vendéen.
Le tribunal de commerce de Nanterre fera connaître mardi sa décision sur les différents projets de reprise. Elle sera communiquée directement aux différents acteurs du dossier "en fin d'après-midi", selon une source proche du dossier.
Au vu de la situation financière de l'entreprise, le tribunal avait ouvert vendredi une procédure de liquidation pour FagorBrandt, en redressement judiciaire depuis novembre. Mais pour favoriser les cessions et garantir le paiement des salaires, le tribunal a autorisé FagorBrandt à poursuivre son activité jusqu'au 15 mai.
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Le projet de Cevital prévoit de conserver les usines de Vendôme et Orléans, le siège de Rueil-Malmaison et les services après-vente basés à Cergy-Pontoise, soit les deux tiers des salariés hexagonaux. Il pérennise aussi 300 emplois en Espagne et 350 en Pologne. Rien que pour la France, le groupe du milliardaire Issad Rebrab va apporter 100 millions d'euros, selon les syndicats.
Les quatre usines de FagorBrandt, qu'un prêt de l'État avait permis de soutenir jusqu'en mars, étaient à l'arrêt depuis la mi-mars, faute de pouvoir payer les fournisseurs.
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