Des étoiles pour classer la viande des supermarchés ?

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Plus de tendre de tranche et autres jumeaux: dès décembre prochain, les grandes et moyennes surfaces pourront utiliser des termes génériques comme steak ou rôti sur les morceaux vendus en libre-service pour une information au consommateur plus simple et plus compréhensible.
Plus de "tendre de tranche" et autres "jumeaux": dès décembre prochain, les grandes et moyennes surfaces pourront utiliser des termes génériques comme "steak" ou "rôti" sur les morceaux vendus en libre-service pour une information au consommateur "plus simple et plus compréhensible".
Comme les hôtels, entrecôtes, steaks et autres rôtis pourraient bientôt être triés avec des mentions qualitatives allant de une à trois étoiles.

Acheter deux steaks trois étoiles pour le dîner. Voici à quoi pourrait bientôt ressembler votre liste de courses. Un arrêté du ministère de l'Économie publié au Journal Officiel mercredi indique en effet que les morceaux de viande vendus en rayon des supermarchés seront classés par étoiles selon leur qualité, et leur dénomination simplifiée.

Des termes génériques pour une information simplifiée

Plus de "tendre de tranche" et autres "jumeaux": dès décembre prochain, les grandes et moyennes surfaces pourront utiliser des termes génériques comme "steak" ou "rôti" sur les morceaux vendus en libre-service pour une information au consommateur "plus simple et plus compréhensible". Elles n'auront plus besoin de détailler le nom précis du muscle, souvent "peu connu" des clients, précise l'arrêté.

Par ailleurs, cette dénomination s'accompagnera d'un classement par étoiles selon la qualité, un peu comme pour les hôtels, trois étoiles correspondant à la qualité maximale et une étoile "pour le potentiel de qualité le moins élevé".

Une application dès fin 2014

Ainsi un steak ou un rôti issu d'un rond de tranche affranchi, une entame de tendre de tranche seront classés trois étoiles; tandis qu'un steak ou un rôti découpés dans un talon du tendre de tranche, un rond de gîte-noix affranchi bénéficieront seulement d'une étoile.

Cette nouvelle "syntaxe" concernera les viandes de bœuf, veau et ovins et une recommandation du mode de cuisson sera également mise en avant, précise l'interprofession du bétail et des viandes (Interbev) dans un communiqué. Celle-ci indique:

"D'ici la fin de l'année 2014, la majeure partie des grandes et moyennes surfaces auront intégré et déployé le nouveau dispositif".

Lutter contre la consommation de plats préparés

Pour Olivier Andrault, chargé de mission alimentation à l'UFC-Que Choisir interrogé par l'AFP, "ce système d'étoiles pour apprécier la qualité va dans le bon sens car, dans un contexte de baisse générale de la consommation de produits bruts en faveur des plats préparés, l'expertise des consommateurs pour les produits bruts n'est plus la même".

Mais "il y a encore beaucoup à faire pour les produits préparés où l'étiquetage se limite au type de viande utilisée" (viande de bœuf...), sans mention du morceau ni de l'origine.

Car, rappelle-t-il, la Commission européenne bloque sur ce sujet alors que des pays comme la France poussent pour que l'étiquetage des plats préparés soit renforcé depuis le scandale des lasagnes au cheval qui a jeté la suspicion sur les pratiques de l'industrie agroalimentaire.

La viande fraîche a, elle, des règles d'étiquetage beaucoup plus précises, puisque l'indication de l'origine est obligatoire en boucherie, comme sur les viandes emballées vendues en rayon.

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Commentaires
a écrit le 02/08/2014 à 7:59 :
C'est totalement nul. Et nous les client qui connaissions ces termes, vous vous en tapez... Pourquoi ne pas laisser ce terme. Vos étoiles ne signifie rien pour nous et cachera certainement la réalité. Vous arrivez déjà pas a certifier que de la viande de bœuf provienne pas de cheval et là vous voulez qu'on vous fasse confiance?
a écrit le 01/08/2014 à 12:08 :
C'est génial ! (pas pour les consommateurs, bien entendu !...) On verra des viandes classées 1 étoile vendues par le prix de 5 étoiles !
a écrit le 31/07/2014 à 16:26 :
Les gens étant ignorants, il faut se mettre à leur niveau. Soit.
Pourquoi ne pas afficher un profil d'animal (planche) avec indiqué les morceaux ? Ça permettrait d'améliorer leur connaissance (anatomie), c'est toujours utile de s'instruire.
En regardant ce qu'ils achètent et constatant le résultat, ils ne peuvent se faire une opinion (très tendre mais sans goût, un peu ferme mais très goûteux, ...) ? Si on achète une variété de pommes, et qu'elle ne plait, pas, généralement, on le mémorise pour éviter de recommencer. Celles qui se cuisent bien, on essaie et constate puis retient. Non ?? On est tombé plutôt "bas".
Pour faire du pot au feu, ça sera quoi le choix ? Du *, ** ou *** ?
Un morceau ** qui plait bien dans une autre grande surface; ça sera comparable ? Même morceau, même muscle ? J'aime bien la hampe à cause de sa structure, mais ai du mal à en trouver. Ça sera du * ?
(J'imagine les cours de découpe pour les apprentis bouchers.... A quand la guerre des étoiles ??)
a écrit le 31/07/2014 à 14:30 :
Vite vite des étoiles pour classer les incompétents qui ont des idées pareils !!! Les gens ne savent déjà pas faire la différence entre des fânes de carottes et du persil, comme ça ils ne sauront même plus ce qu' est du filet ou du gîte de Boeuf !! Bravo !!!
Réponse de le 31/07/2014 à 23:48 :
Une idée qui serait bonne serait d'ajouter des étoiles pour ceux qui ne veulent pas savoir, mais sans perdre les informations classiques.
Leur système fait qu'un steak pourra être "presque n'importe quoi" dans la bête ? Beau progrès...
(les carottes sont souvent vendues "nues", comme ça pas d'hésitation avec le persil, sont malins)
a écrit le 31/07/2014 à 14:25 :
Je n'achète de la viande en supermarché que très rarement (en dépannage). Mais là je n'en achèterai plus jamais ! Je VEUX savoir quel muscle de l'animal j'achète. La tende de tranche, le jumeau, l'alloyau, le gîte à la noix, le rumsteck, la macreuse, le merlan etc.... autant de morceaux aux goûts différents, à la texture différente et dont les modes de cuisson sont loin d'être identiques.
Réponse de le 31/07/2014 à 14:46 :
Le consommateur pourra ainsi acheter du gîte à la noix au prix du rumsteck. S’il trouve que la viande et dure il pourra toujours mettre ça sur le « dos de la bête », que lui, n’achète pas sur pied.
En outre, si l’on désire un morceau particulier, de la poire ou du faux filet par ex, il ne sera pas évident de la reconnaitre sous le blister. Quant à la classification de la bête sur pied qui pourtant détermine son prix, n’en parlons même pas. Ce ne sont pourtant pas les mêmes bêtes qui sont destinées à l’Élysée que celles pour les supermarchés..

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