L'Oréal, Kering... : les géants du luxe secoués par la tempête des changes

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Les fluctuations des monnaies russe, indienne ou brésilienne, en partie dues aux décisions de politiques monétaires de la Fed, ont souvent été anticipées.
Les fluctuations des monnaies russe, indienne ou brésilienne, en partie dues aux décisions de politiques monétaires de la Fed, ont souvent été anticipées. (Crédits : reuters.com)
Au premier semestre 2014, les effets des perturbations sur le marché des devises des pays émergents ont continué de se faire sentir pour les grands groupes de luxe français. Le point sur les principaux enseignements des résultats semestriels publiés fin juillet par les grands groupes de luxe français et étrangers.

La planète luxe a subi de plein fouet les fluctuations monétaires dans les pays émergents. Et pour cause: ces marchés tiraient depuis plusieurs années la croissance des ventes des grands groupes mondiaux, grâce à leur croissance florissante.

Les fluctuations des monnaies russe, indienne ou brésilienne, en partie dues aux décisions de politique monétaire de la Fed, ont cependant été anticipées dans un certain nombre de cas. Le cabinet de conseil Xerfi pointait ainsi ce risque dès l'été 2013 dans une étude prospective, indiquant en outre que l'euro fort, par contraste, risquait de "peser sur les coûts" de production.

Elles n'ont en outre pas empêché certaines activités de ces grands groupes de poursuivre leur expansion. Revue de détail des principaux résultats semestriels qui ont été publiés cette semaine.

L'Oréal se pense capable de résister à un "environnement (...) monétaire incertain"

Le géant des cosmétiques a, comme de nombreux autres groupes multinationaux, été perturbé par l'effet des changes. Ainsi, le chiffre d'affaires consolidé publié ce 1er août affiche un recul de 1,5% au cours des six premiers mois de l'année, mais, à taux de changes constants, il a grimpé de 3,8%.

Les divisions L'Oréal Luxe et Cosmétique active ont particulièrement bien tiré leur épingle du jeu.

Le PDG de l'entreprise française, Jean-Paul Agon, cité dans un communiqué, s'est dit "confiant dans la capacité du groupe à surperformer de nouveau le marché en 2014" et ce malgré un "environnement économique et monétaire incertain".

Le groupe prévoit que l'effet négatif des changes devrait être d'environ 3,5% sur ses ventes pour l'ensemble de l'année.

  • Résultat net: 1,73 milliard d'euros + 1,5% au premier semestre
  • Chiffre d'affaires : 11,17 milliards d'euros -1,5% (+3,8% à taux de change constants)
  • Evolution du cours de Bourse (le 1er août à 12h) : -2,18% à 123,65 euros

Kering : Gucci particulièrement affecté

La veille, c'est le groupe Kering qui publiait ses propres résultats. Gucci, la première marque du groupe a particulièrement été affectée, mais les bonnes performances de Saint Laurent et Bottega Venetta ont compensé cet effet.

 >> 3,9%: le recul du résultat opérationnel de Kering au premier semestre

  • Résultat opérationnel : 810,2 millions d'euros
  • Chiffre d'affaires: 4.747 millions d'euros +1,5% par rapport au premier semestre 2013 (+4% hors effet de change)

LVMH pointe l'euro fort

 "La force de l'euro a eu un impact significatif pendant la période", a souligné Jean-Jacques Guiony, le directeur financier de LVMH, qui commentait ces résultats le 25 juillet.

>> LVMH affecté par l'euro fort et l'affaiblissement de la demande en Asie

  • Résultat net : -4% à 1,51 milliard d'euros

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