La marque Paul Poiret, une "belle endormie", mise en vente aux enchères

 |   |  298  mots
Des modèles de Paul Poiret ont été exposés au Metropolitan Museum de New York en 200
Des modèles de Paul Poiret ont été exposés au Metropolitan Museum de New York en 200 (Crédits : DR)
Plus de quatre-vingt ans après la fermeture de la célébrissime maison de haute couture française, une société luxembourgeoise en organise la vente aux enchères jusqu'au 28 novembre.

Il a débarrassé bourgeoises et aristocrates de leurs corsets. Paul Poiret (1879-1944), le "King of Fashion" aux yeux des Américains, a marqué l'histoire de la mode avec ses caftans, ses kimonos et son style orientaliste. Mais l'évolution des goûts, le succès d'une certaine Gabrielle Chanel et, surtout, la crise de 1929 ont eu raison de sa maison de haute couture. Pourtant, huit décennies plus tard, elle pourrait renaître de ses cendres.

paul poiret 2

Une quête à travers le monde

En effet, depuis le 28 octobre et pendant un mois, des enchères sont ouvertes sur un site ad hoc pour l'achat de cette marque qui appartient désormais à société luxembourgeoise Luvanis.

"Les droits sur la marque étaient dispersés dans de nombreuses mains, en France et à l'étranger. Luvanis a commencé à acquérir les droits Paul Poiret sur le Japon en 2010, aux Etats-Unis en 2011, avant d'en devenir propriétaire pour l'ensemble du monde début 2014", explique Arnaud de Lummen, administrateur délégué de cette société, dans un courrier électronique.

Il tient secret son prix de réserve mais en espère "plusieurs millions", tout en prévoyant, si le seuil minimum n'est pas atteint, "d'éventuelles propositions alternatives, comme des licences avec option d'achat ou des accords de joint-venture."

Cet entrepreneur n'en est pas à son premier "coup". Il a ainsi récemment cédé la marque de couture Vionnet, disparue dans les années 1940, à l'Italien Matteo Marzotto - qui l'a lui-même revendue à l'entrepreneur kazakh Goga Ashkenazi.

D'autres marques dans son portefeuille

Il lui reste encore d'autres pépites à vendre, comme Vever (bijouterie-joaillerie) ou encore Mainbocher (haute couture), marque franco-américaine, dont l'un des corsets, photographié par Horst P. Horst, trône actuellement dans une exposition au Victoria & Albert Museum à Londres.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 30/10/2014 à 15:02 :
Ceci est de la speculation pure et simple. Cette marque ne vaut rien. On est dans la rente pure et simple comme les gens qui achete des nons de domains sur le net en esperant se faire de l'argent aux depens des autres qui creent reellement de la richesse.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :