Il a débarrassé bourgeoises et aristocrates de leurs corsets. Paul Poiret (1879-1944), le "King of Fashion" aux yeux des Américains, a marqué l'histoire de la mode avec ses caftans, ses kimonos et son style orientaliste. Mais l'évolution des goûts, le succès d'une certaine Gabrielle Chanel et, surtout, la crise de 1929 ont eu raison de sa maison de haute couture. Pourtant, huit décennies plus tard, elle pourrait renaître de ses cendres.

En effet, depuis le 28 octobre et pendant un mois, des enchères sont ouvertes sur un site ad hoc pour l'achat de cette marque qui appartient désormais à société luxembourgeoise Luvanis.
Il tient secret son prix de réserve mais en espère "plusieurs millions", tout en prévoyant, si le seuil minimum n'est pas atteint, "d'éventuelles propositions alternatives, comme des licences avec option d'achat ou des accords de joint-venture."
Cet entrepreneur n'en est pas à son premier "coup". Il a ainsi récemment cédé la marque de couture Vionnet, disparue dans les années 1940, à l'Italien Matteo Marzotto - qui l'a lui-même revendue à l'entrepreneur kazakh Goga Ashkenazi.
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Il lui reste encore d'autres pépites à vendre, comme Vever (bijouterie-joaillerie) ou encore Mainbocher (haute couture), marque franco-américaine, dont l'un des corsets, photographié par Horst P. Horst, trône actuellement dans une exposition au Victoria & Albert Museum à Londres.
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