General Electric ne veut plus vendre son électroménager à Electrolux

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General Electric a annoncé lundi qu'il préférait mettre fin au difficile accord de vente de sa division électroménager au groupe suédois Electrolux qui avait soumis une offre de 3,3 milliards de dollars en septembre 2014.
Le conglomérat américain, qui affirme dans son communiqué avoir "droit à une indemnité de rupture de 175 millions de dollars de la part d'Electrolux", précise qu'il souhaite toujours se séparer de cette branche, même si "elle se porte bien", tandis que le groupe suédois, qui misait sur cette acquisition pour se hisser parmi les leaders mondiaux du secteur, a dit être "déçu" de la décision.
Ce projet de rachat du gros électroménager de GE par Electrolux a été bloqué depuis début juillet par le département américain de la Justice (DoJ). Celui-ci estimait en effet que cette acquisition entraînerait "une hausse des prix de produits comme des gazinières ou des plaques de cuisson", en laissant deux groupes dominer le marché, Electrolux et Whirlpool.
Le 9 novembre s'est ouvert à Washington un procès lors duquel Electrolux et GE comptaient démontrer que cette acquisition ne nuisait pas à la concurrence. Le verdict était attendu "d'ici à la fin de l'année ou en janvier", selon le groupe suédois.
Electrolux, qui s'était dit prêt le 23 novembre dernier à négocier directement avec le DoJ, encaisse donc un coup très dur, avec en outre le risque de devoir payer à GE une très forte indemnité de rupture.
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"Electrolux a fait des efforts considérables pour obtenir les approbations réglementaires, et regrette que GE ait résilié le contrat alors que la procédure judiciaire est toujours en suspens", souligne le groupe suédois dans un communiqué.
Le groupe américain a demandé le versement de l'indemnité de résiliation de 175 millions de dollars prévue "dans certaines circonstances", indique Electrolux.
Cette transaction devait lui permettre de passer d'un chiffre d'affaires annuel de 17 milliards de dollars à 22,5 milliards de dollars.
Il s'agit également d'une grosse déconvenue pour General Electric, qui fait le ménage dans ses portefeuilles afin de se recentrer sur ses activités industrielles à fort potentiel.
(Avec AFP)
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