L'heure est à la rentrée des classes. Plus de 12 millions d'élèves retrouvent les bancs de l'école ce mardi après deux mois de pause estivale. Professeurs et responsables éducatifs (personnels rattachés à chaque ville gérant les temps périscolaires), eux, sont rentrés dès lundi pour préparer ce grand jour. Une journée dont certains parents ont peut-être d'ailleurs profité pour acheter en hâte cartable ou autres fournitures figurant sur la fameuse liste souvent donnée avant l'été. Cahiers, classeurs, stylos, feutres, stabilos... Autant d'articles qui font les choux gras des industriels de la papeterie.
Il faut savoir en effet que la rentrée scolaire représente près de la moitié du chiffre d'affaires annuel (1,6 milliard d'euros) de l'Association des industriels de la papeterie et du bureau (AIPB) qui regroupe 70 marques (mais dont toutes ne sont pas forcément concernées par les fournitures spécifiquement scolaires), concède son président Christophe Le Boulicaut.
C'est évidemment un temps extrêmement fort pour les marques en général, reconnaît-il. Chiffres à l'appui: pour cette courte période de rentrée, cela représente au total un chiffre d'affaires de 600 millions d'euros pour l'ensemble des professionnels du secteur, assure-t-il.
Toujours est-il que les marques sont dans les starting-blocks depuis quelques semaines déjà. Christophe Le Boulicaut, qui est également DG de Stabilo France, explique ainsi que les ventes se font en majorité sur trois ou quatre semaines, surtout entre le 20 août et le 5 septembre. "50% des ventes de la rentrée se font sur dix jours", insiste-t-il. Et celui-ci note au passage que:
Ce coup de pouce de quelques centaines d'euros, versé fin août, tombe en effet à point nommé, après des vacances souvent (trop) coûteuses. Surtout quand on sait que ce poste de dépenses augmente un peu plus chaque année, d'après la confédération syndicale des familles (CSF). Trop, selon l'association Familles de France, qui dénonçait mi-août une hausse de 0,7% pour un élève en sixième. Avec notamment une augmentation des fournitures non-papetières (effaceurs, stylos, etc.) de l'ordre de 3,7% (à 100 euros) et de 2,46% (à 46 euros) pour les fournitures papetières, à en croire son étude publiée le 18 août.
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Des chiffres que conteste sans ambage Christophe le Boulicaut:
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Pourtant, le DG de Stabilo France reconnaît que le consommateur s'oriente plus cette année "vers un achat plaisir et qualitatif, recherchant moins le 1er prix". Cela s'explique selon lui par le fait que, en temps de crise, les marques rassurent le consommateur. Il observe ainsi:
Cela dit, depuis le début du mois d'août, dans les rayons, on ne trouve "que des promotions", nous glisse Christophe Le Boulicaut.
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