• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises & FinanceAgroalimentaire & Biens de consommation & Luxe

Reboisement: quand les entreprises financent les petits propriétaires français

Photo de Giulietta Gamberini

Giulietta Gamberini

Publié le 21 mars 2017 à 10:01 - Mis à jour le 21 mars 2017 à 10:01

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'Europe sous-investit dans l'éolien et la rénovation des bâtiments
  • Le Monténégro accueille un sommet européen
  • Xi Jinping se rendra en Corée du Nord lundi et mardi
  • Le Japon veut remplacer 14 réacteurs nucléaires
  • Les inquiétudes sur l'IA tirent les Bourses asiatiques vers le bas
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 3

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Morcelée entre des millions de petits propriétaires, la forêt privée française peine à financer son propre renouvellement. Un fonds de dotation national encourage donc les entreprises à devenir mécènes de la filière. Le directeur de "Plantons pour l'avenir", Tancrède Neveu, explique le concept.

LA TRIBUNE - En quoi consiste le fonds de dotation national que vous dirigez?

TANCRÈDE NEVEU - "Plantons pour l'avenir" a pour mission de redynamiser le reboisement en France. Reconnu d'intérêt général et à but non lucratif, il s'appuie sur la sollicitation des acteurs privés via le mécénat. Créé en 2014, à l'initiative de propriétaires réunis en coopératives -qui ont d'ailleurs été nos premiers mécènes-, le Fonds s'adresse aujourd'hui à l'ensemble des propriétaires forestiers de France. Une quarantaine d'entreprises (Nestlé, Crédit Agricole, Smurfit Kappa, etc.) et une centaine de particuliers nous soutiennent désormais.

Pourquoi la France a-t-elle besoin d'être reboisée?

La filière forêt-bois française est confrontée aujourd'hui à une sorte de paradoxe. D'une part, le territoire de l'Hexagone n'a jamais été aussi bien boisé: pendant les deux derniers siècles, on est passé de 9 à 16 millions d'hectares de forêts en France métropolitaine. D'autre part, le reboisement risque de ne pas suivre le rythme de la demande interne qui -dans les secteurs énergétique, de la construction comme de la papeterie- croît. Or, dans la sylviculture il faut évidemment anticiper, de 20, 50 voire 120 ans, selon les essences d'arbres. Avec les quelque 80 millions d'arbres plantés chaque année actuellement, contre 130 millions en 1990, nous observons qu'un décalage se crée entre la ressource de bois en France, tant quantitative que qualitative, et la demande future de ce matériau renouvelable par les entreprises et industries de nos territoires.

Comment expliquer cet écart?

Entre la fin du XIXe et le début du XXe siècles, le grandissement de la forêt française fût principalement la conséquence de l'abandon des terres agricoles en raison de l'industrialisation d'abord, des deux guerres mondiales ensuite. Aujourd'hui, le territoire forestier privé est détenus par 3,5 millions de propriétaires. Pour deux tiers d'entre eux, en raison de la très petite taille de leurs parcelles, reboiser demande des investissements à long terme que les recettes issues de la vente du bois ne permettent pas de financer.  Sur bon nombre de ces petites propriétés, les bois ont été cultivés en taillis depuis des générations. Ce mode de sylviculture, qui consiste à couper et laisser rejeter des mêmes souches, a tendance à appauvrir les peuplements. Il ne faut par ailleurs pas oublier le réchauffement climatique, à l'origine de la multiplication des insectes ravageurs, des incendies, des dépérissements qui menacent la qualité de nos forêts, notamment sur ces parcelles appauvries.

Les pouvoirs publics sont-ils actifs dans ce domaine?

Depuis quelques années, au nom de la transition énergétique, on assiste à une reprise de conscience du potentiel de la sylviculture. Matériau et source d'énergie renouvelables, le bois français couvre 30% de la surface de la France. La loi d'avenir de 2014 a ainsi confirmé le caractère stratégique de la filière forêt-bois. Mais le Fonds forestier national, créé dans l'après-guerre et supprimé en 1999, qui en quarante ans avait permis de planter 2,2 millions d'hectares, n'a jamais été remplacé.

Comment fonctionne votre fonds privé?

Nous sollicitons et impliquons régulièrement des mécènes  et, quand l'enveloppe collectée est suffisante, nous sélectionnons dans le cadre d'appels à projets nationaux des projets de replantations, en ciblant ceux qui répondent à de véritables enjeux économiques. Les propriétaires sélectionnés bénéficient d'avances à taux zéro, remboursables à des rythme "forestiers", allant jusqu'à 30 ans. Nous estimons en effet qu'une telle logique de prêt assure un meilleur développement de la parcelle qu'une simple subvention, grâce à la responsabilisation du propriétaire qui devient alors un véritable sylviculteur. Les remboursements progressifs -dus à partir des premières éclaircies- seront utilisés pour financer de nouveaux projets de plantations.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service

Quel est votre bilan?

En trois ans, nous avons collecté 1,2 million d'euros, et engagé 700.000 euros sur 72 projets, pour le reboisement de 400 hectares.

Comment assurez-vous que vos forêts soient gérées durablement?

Nos cahiers de charges exigent que les propriétaires que nous soutenons se fassent accompagner par un professionnel, garant de l'application d'une bonne gestion. Nous demandons également aux propriétaires financés qu'ils adhérent à au moins l'un des systèmes de certifications existants, qui couvrent déjà la moitié du bois commercialisé aujourd'hui en France: bien que critiqués, ils constituent un progrès par rapport à l'absence de toute garantie. Il ne faut d'ailleurs pas oublier les conditions fixées par la loi, très strictes.

Parmi les entreprises qui vous soutiennent, certaines ne sont pas des acteurs de la filière forêt-bois, mais sont parfois pointées du doigt comme responsables de la déforestation dans d'autres pays. En associant leur nom à votre fonds, ne feraient-elles pas du greenwashing?

À lire également

  • "La forêt française a un fort potentiel inexploité"
  • Feux de forêt en Indonésie: 300 sociétés dans le collimateur des autorités
  • Quand le bois "pauvre" européen est transformé en bois de luxe
  • Construction : la filière bois en quête de crédibilité
  • Bois énergie : de la forêt à la chaufferie

Avec leurs implantations d'usines en France, les mécènes sont acteurs de l'économie locale du bois bien plus qu'on ne le croit ! Non seulement ils ont besoin de cartons et de palettes pour leurs produits, mais certains de leurs établissements sont aussi équipés de chaufferies biomasse. En relocalisant, dans leurs chaînes de valeur, l'utilisation du bois en France, elles aident au reboisement des forêts françaises: une telle démarche peut également soulager la pression sur des forêts primaires. Améliorer la santé et la productivité de nos forêts est en outre un moyen d'en optimiser la captation moyenne de carbone.

Giulietta Gamberini

Sur le même sujet

  • 1

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

  • 2

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 3

    Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération

  • 4

    Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie